Posté le 14.04.2008 par prevsida
Près de 450 tests sur le virus du Sida (VIH) et 235 consultations ont été effectués, durant la période allant de juin 2007 au mois de mars derniers, auprès de 6.574 routiers, dans le cadre du programme de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et du sida auprès des transporteurs routiers.
Ce programme a été mis en place suite à une convention de partenariat conclue, en juin dernier, entre le Groupe Total, Total-Maroc, les instituts Pasteur de France et du Maroc, et l'Association marocaine de lutte contre le Sida (ALCS).
Présentant les résultats des neuf premiers mois de ce programme, la présidente de l'ALCS, Pr. Hakima Himmich, a expliqué, lors d'une conférence de presse mardi à Casablanca, que ce programme s'est déroulé sur l'axe routier nord-sud le plus fréquenté du Royaume.
Pour ce faire, a-t-elle précisé, 14 sites ont été installés dans les villes de Tiznit, Taroudant, Inezgane, Goulmim, Akheffnir, Marrakech, Beni Mellal, Imintanout, Casablanca (2 sites), Mohammedia, Larache, Tétouan et Tanger pour sensibiliser les routiers des dangers de ce virus.
Tout en se félicitant des résultats réalisés, Pr Himich a fait savoir que le projet a commencé par une phase d'action-recherche qui a duré trois mois ayant permis de collecter les données socio-démographiques et comportementales auprès de 500 routiers.
Cette enquête, a-t-elle dit, a confirmé les facteurs de vulnérabilité aux IST/sida de cette population et une forte demande d'action de prévention de la part des routiers.
Se basant sur les données de cette recherche, une formation a été organisée au profit des 20 intervenants et des outils de communication adaptés à cette population ont été réalisés.
Après le succès de cette 1ère phase de démarrage, Pr. Himmich a révélé que l'ALCS ambitionne d'étendre cette action en assurant une plus grande accessibilité des routiers aux différents services de consultation et de tests IST et Sida.
www.menara.ma
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Posté le 14.04.2008 par prevsida
La journée nationale de restitution du programme de formation pour la lutte contre les Ist/Vih/Sida, organisé hier, à l’Ucad, par l’Institut de santé et développement (Ised), a été un prétexte aux autorités de l’Institut de remettre à leurs stagiaires, des attestations de fin de formation. Très fiers, ces derniers se sont engagés à servir leurs communautés.
Les étudiants de la 6è promotion de l’Institut de Santé et Développement (Ised) ont reçu hier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, leur attestation supérieure de gestion des programmes de santé communautaire (Dsgsc) orientée vers la lutte contre les Ist/ Vih/Sida. La cérémonie de remise des attestations s’est déroulée en présence de plusieurs autorités universitaires dont le Pr. Abdou Salam Sall, recteur de l’Ucad et le Pr. Ibrahima Diop représentant Mme Viviane Wade, présidente de l’Association Education Santé. Au cours de leur formation, les 120 stagiaires originaires du Mali, du Burkina Fasso, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, ont suivi d’abord un cours d’épidémiologie, de bio-statistiques et d’information médicale, informe la directrice de l’Ised, Mme Anta Tall Dia. Durant leur séjour de trois ans à Mbour où est implanté l’institut, les stagiaires ont pu acquérir des connaissances nécessaires pour la mesure et la surveillance des phénomènes de santé, entre autres. Dans leur curriculum de l’unité d’enseignement, figure, selon la directrice, ce qu’elle appelle la planification de gestion et de l’économie de la santé. Grâce à cette planification, les stagiaires ont acquis les techniques nécessaires à la formulation rigoureuse et à la mise en œuvre d’une action de santé publique. Avec la gestion et l’économie de la santé, ils sauront comment rationnaliser les services de santé de façon à utiliser au mieux les faibles ressources disponibles pour soulager les maux qui assaillent les populations africaines.
Une bonne formation
En outre, la santé communautaire, unité d’enseignement qui boucle le cursus, dira Mme Anta Tall Dia, est un module de synthèse, où les stagiaires ont appris comment, forts de leurs compétences techniques, ils devront intégrer leurs interventions dans la communauté. « C’est donc dire que nous avons essayé de faire de nos diplômés, des cadres compétents et décomplexés, conscients de leurs responsabilités mais aussi des multiples contraintes existants dans leur environnement de pays en développement. Des cadres capables de transformer les menaces en opportunités et les faiblesses en forces », commente Mme Anta Tall Dia. Et d’ajouter « au vu des résultats des recherches opérationnelles qui ont été menées pour résoudre des problèmes liés au VIh/Sida et des initiatives prises, nous avons bon espoir que ce vœu soit en train de se réaliser ». La directrice du Programme « Sécuriser le futur », le Dr Mariam Kassambara Sow, principale partenaire de l’Ised, a remercié tous ceux qui ont participé à la formation des 120 stagiaires. Elle a indiqué qu’à travers le diplôme supérieur de gestion des programmes de santé communautaire orientés vers la lutte contre le Vih/Sida, la fondation Bristol-Myers Squibb en partenariat avec l’Ucad et son Institut Ised, a voulu innover et donner l’opportunité aux acteurs du secteur public et public en leur permettant de bénéficier des bourses d’études totalement prise en charge par la Fondation, indique Mme Sow. La porte-parole des stagiaires a salué la qualité de la formation. Elle a annoncé, au nom de ses camarades, que tous stagiaires se sont engagés à mettre leurs compétences au service de leurs communautés notamment dans la lutte contre la pandémie du Sida. Le recteur de l’Université de Dakar Abdou Salam Sall a rendu un hommage au corps enseignant de l’Ised. Il a demandé au représentant de Mme Wade de dire à la première dame d’accepter de parrainer le projet de construction de nouveaux locaux de l’Ised.
www.lesoleil.sn
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Des milliers d'enfants burkinabé participent aux programmes d'éducation par les pairs destinés à sensibiliser la jeunesse du pays sur le fléau du VIH/SIDA, dans le cadre d'un projet soutenu par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), indique un communiqué rendu public à Accra par le Centre d'information des Nations unies.
Le Réseau des jeunes africains contre le SIDA, la section de la jeunesse d'une organisation non gouvernementale soutenue par l'UNICEF, sponsorisent un réseau de près de 2.000 clubs pour les jeunes au sein duquel le sport, l'éducation et d'autres activités sont utilisés pour les informer sur comment éviter cette maladie.
Selon le communiqué, les discussions entre les clubs sont basées sur les connaissances et les idées fausses des enfants - souvent tirées de la rue - sur le VIH, avec des adolescents et des enfants choisis comme éducateurs, pour s'assurer que les informations données sont correctes.
Un de ces enfants éducateurs Kiemde, un jeune de 12 ans, qui a perdu son père il y a deux ans à cause du VIH/SIDA, organise avec son club des activités chaque week-end à Bissighin, dans la banlieue de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, et dirige une équipe composée de 25 membres.
"Je pense que nous les jeunes devons être suffisamment informés sur le VIH/SIDA pour mieux savoir comment l'éviter", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il reste difficile de persuader les jeunes de participer aux activités du club.
"Au départ, plusieurs de mes camarades de classe hésitaient à se joindre au club, prétendant que le VIH/SIDA était une affaire d'adultes. Maintenant qu'ils peuvent constater certains des avantages que nous tirons de nos discussions, ils comprennent que c'est aussi leur affaire", se réjouit le jeune éducateur.
Le Burkina Faso est un des nombreux pays d'Afrique subsaharienne où sévit la pandémie du VIH/SIDA. Selon une estimation, environ 17.000 enfants burkinabé de moins de 15 ans vivent avec le VIH.
www.afriquenligne.fr
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Le ministère gabonais de la santé vient de receptionner un important stock de médicaments antiretroviraux, pour la prise en charge de quelque 52.000 personnes vivant avec VIH/SIDA enregistrées dans les Centres de traitement ambulatoire (CTA) au Gabon.
D’une valeur de 500 millions de FCFA, ce stock, acquis grâce à un financement de l’Etat gabonais et du Fonds mondial de la lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose, doit permettre de fournir des antiretroviraux aux séropositifs pendant plus de six mois, selon un responsable du ministère de la santé.
Lors de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA, le 1er décembre 2007, le président du Réseau gabonais de personnes vivant avec le VIH/SIDA (REGOSIDA), Jean-Baptiste Bakoko, avait déploré la rupture incessante des antiretroviraux dans le pays.
«C’est une situation préoccupante pour nous», s’était plaint M. Bakoko, un séropositif, figure emblématique de la sensibilisation contre le SIDA au Gabon.
«Chaque fois qu’il y a rupture, c’est la vie de plusieurs personnes qui est compromise. Ca nous dérange », avait-t-il indiqué.
Malgré ces ruptures, le Gabon a fait des efforts considérables, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le SIDA.
Outre la construction, par le gouvernement, d’un centre de traitement ambulatoire (CTA) dans chaque chef-lieu des neuf provinces du pays, les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour rendre les antiretroviraux accessibles à toutes les couches sociales.
C’est ainsi que les femmes enceintes, les chômeurs et les élèves peuvent se procurer gratuitement des ARV dans les centres de traitement ambulatoire (CTA) du SIDA alors que les cadres supérieurs payent 15.000 FCFA contre 5000 à 3.000 FCFA par mois, selon la catégorie professionnelle.
Selon une étude publiée récemment par le gouvernement gabonais le taux de prévalence nationale du SIDA est passé de 8,1% en 2004 à 5,9% actuellement.
www.apanews.net
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Les exécutants des programmes de lutte contre le sida qui apportent une aide à un nombre croissant de personnes en matière de prévention, de traitement et de soins dans les 15 pays les plus touchés par cette maladie vont se réunir du 3 au 7 juin à Kampala (Ouganda) en vue d'échanger des informations sur ce qu'ils ont appris et sur ce qui peut être utile pour l'élaboration de nouveaux programmes.
Le thème de cette deuxième réunion annuelle, qui fait suite à celle de Kigali (Rwanda) en 2007, porte sur l'élargissement des partenariats et sur l'atténuation des obstacles à leur mise en œuvre.
Selon le coordonnateur adjoint de l'action des États-Unis en matière de lutte contre le sida à l'étranger, le docteur Thomas Kenyon, « les exécutants transmettront à d'autres personnes à leur retour dans leur pays les enseignements tirés de l'expérience. C'est là un domaine important. Cette réunion s'adresse aux gens qui travaillent sur le terrain et qui souvent n'ont pas voix au chapitre sur la scène mondiale. »
Au moins 1.700 personnes devraient assister à cette réunion. Elles représenteront les pouvoirs publics, des organisations non gouvernementales, des organisations multilatérales, le secteur privé et des associations de séropositifs.
Organisée sous l'égide du gouvernement ougandais, la réunion est parrainée par le PEPFAR (le plan d'aide d'urgence des États-Unis à la lutte contre le sida), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l'ONUSIDA, l'UNICEF, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé et le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH-sida.
Les pays bénéficiaires de l'aide du PEPFAR sont : l'Afrique du Sud, le Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, la Guyane, Haïti, le Kénya, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, l'Ouganda, le Rwanda, le Vietnam et la Zambie.
Les participants à la réunion de Kampala doivent, à l'aide de présentations, de dialogues et de la constitution de réseaux, définir les grands obstacles et échanger des informations qui auront une incidence directe sur l'exécution des programmes de lutte contre le sida dans les années à venir.
« On observe des progrès, a dit le docteur Kenyon. Le Botswana, par exemple, a donné de l'ampleur à son action, et plus de 90 % des personnes qui avaient besoin d'une thérapie antirétrovirale en bénéficient. Ce pays a commencé d'inverser la diminution de l'espérance de vie que l'on avait constatée au cours des années 1990 et depuis le début de notre siècle. »
Les obstacles à l'exécution des programmes de lutte contre le sida comprennent l'absence d'agents sanitaires en Afrique, la nécessité d'intégrer les services médicaux de manière à tenir compte des co-infections telles que la tuberculose et le paludisme, ainsi que la nécessité de la coordination par le pays bénéficiaire des activités de ses partenaires en matière de développement.
« L'Afrique, a fait remarquer le docteur Kenyon, représente plus de 80 % des décès dus au sida dans le monde et elle n'a que 3 % des professionnels du secteur de la santé du monde. Il s'ensuit qu'elle est accablée par ce problème. Toutefois, il existe dans ce continent des gens très compétents et très brillants. »
Les programmes mis en œuvre dans les pays africains, a-t-il dit, doivent tirer parti des ressources humaines existantes, en particulier des agents sanitaires peu qualifiés et des bénévoles à qui on peut apprendre à exécuter les prestations nécessaires.
C'est en 2003 que le président Bush a lancé le plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida à l'étranger (PEPFAR) dont la dotation est de 15 milliards de dollars répartis sur cinq ans. Il s'agit là de l'initiative la plus importante destinée à lutter contre une seule maladie à l'étranger.
En 2007, le président a demandé au Congrès de doubler cette dotation de manière à la faire passer à 30 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. La Chambre des représentants et le Sénat n'ont pas encore voté les crédits budgétaires nécessaires. Le 2 avril, la Chambre des représentants a cependant adopté par 308 voix contre 116 un texte de loi en vue du renouvellement de la loi sur le PEPFAR, et le Sénat est sur le point d'examiner un texte de loi à cet effet.
Le vote de la Chambre des représentants, a dit le docteur Kenyon, constitue un signe positif pour les personnes qui ont besoin de prestations sans interruption.
Le PEPFAR a déjà permis de faire bénéficier d'un traitement quelque 1,4 million de séropositifs dans les 15 pays d'Afrique subsaharienne, d'Asie et du continent américain qui en bénéficient.
Il établit des partenariats avec des collectivités locales et également des associations locales, dont des associations confessionnelles, en vue du financement de leurs activités en matière de prévention, de traitement et de prise en charge.
À ce jour, son aide financière a permis la fourniture de conseils et de tests de dépistage à 33 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, l'administration de soins à près de 6,6 millions de personnes, dont 2,7 millions d'orphelins et d'enfants vulnérables, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant depuis le mois d'octobre 2004 chez 10 millions de femmes enceintes et la prévention de la contamination de 157.000 nouveau-nés.
« On compte encore tous les jours 5.700 décès dus au sida dans le monde. Plus nous offrirons des soins et un traitement, plus nous pourrons réduire ce chiffre », a souligné le docteur Kenyon.
usinfo.state.gov
Posté le 14.04.2008 par prevsida
La Fondation Congo Assistance, présidée par Antoinette Sassou Nguesso, est parvenue à récolter 400 millions de FCFA lors d’une soirée de charité organisée il y a quelques jours à Paris, rapporte mardi le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville » (gouvernemental). Prenant la parole, l’épouse du président du Congo a rappelé que «Le Vih/sida continue de frapper nos populations malgré les efforts louables de sensibilisation faits par les pouvoirs publics, les partenaires au développement et la société civile (...). Autant je pouvais écouter, sans approuver, les dénégations des adultes sur la réalité de cette pandémie en y trouvant des causes irrationnelles, autant il m'était difficile de laisser s'installer une forme de suicide qui frapperait de pauvres innocents qui n'ont rien demandé à personne, à savoir les nouveaux nés», a-t-elle expliqué.
La Fondation Congo Assistance récolte des fonds pour lutter contre le sida, mais aussi contre le paludisme ou d’autres maladies qui frappent les populations de ce pays.
www.afriquecentrale.info
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Huit cent soixante neuf (869) personnes sont atteintes du VIH-Sida en Algérie, selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces chiffres ont été révélés dimanche par Badreddine Merioud, spécialiste en maladies infectieuses au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC), au CHU Mustapha, lors d’une conférence de presse organisée à la Bibliothèques nationale. En effet, cette maladie connaît une évolution inquiétante dans notre pays de par le nombre de porteurs du virus. C’est ce qui a été souligné par le Dr. Badreddine Merioud lors de son intervention. « 9100 personnes sont séropositives en Algérie, » annonce-t-il, selon les mêmes chiffres. C’est ce qui ne reflète pas sûrement la réalité car certains séropositifs ignorent qui sont porteurs du virus.
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la santé, cette rencontre a été placée sous le générique « Le regard de la société algérienne à l’égard du sida, » vu que cette maladie demeure toutefois « tabou » en Algérie et ce malgré sa prévalence. « Cela rend difficile la prise en charge des personnes atteintes de cette maladie », a déploré le Dr. Badreddine Merioud. Et d’ajouter que ce regard négatif porte atteinte à la psychologie des séropositifs qui vivent dans une situation de « désespoir et d’isolement » et se sent totalement rejetés. L’intervenant a tenu en dernier à donner un aperçu sur la prévalence de cette maladie dans le monde ainsi que les voies et les causes de sa transmission, précisant que 90 % des cas sont dus à des relations sexuelles non protégées, contre 25 % de cas de transmission génitale de la maladie.
www.algerie-dz.com
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Le groupe consultatif du Projet de prévention du VIH/SIDA en Afrique centrale (PPSAC) s'est réuni récemment au siège de l'Organisation de coordination de la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC) à Yaoundé (Cameroun). Cette rencontre a permis aux différents partenaires d'évaluer le chemin parcouru dans la lutte contre la maladie dans la sous-région.
Elle a regroupé des représentants des Conseils nationaux de lutte contre le SIDA (CNLS) des pays membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), des partenaires au développement, des spécialistes et des ONG. Le secrétaire général de l'OCEAC, le Dr Jean Jacques Moka a précisé le but de cette rencontre.
«L'un des buts essentiels de cette rencontre annuelle qui regroupe la plupart des partenaires dans la lutte contre le SIDA des pays couverts par PPSAC, est d'assurer une coordination efficace entre toutes les parties impliquées pour garantir une mise en œuvre efficiente et accroître l'impact de la riposte contre cette pandémie tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle de la sous-région CEMAC», a-t-il déclaré.
L'Allemagne fait partie des bailleurs de fonds qui apportent un appui financier à ce projet visant une meilleure disponibilité des préservatifs et un changement de comportement du groupe cible. L'ambassadeur d'Allemagne au Cameroun, Volter Seitz s'est réjoui des résultats de la première phase du PPSAC. «Je suis satisfait des résultats de la première phase du PPSAC. Il est important, quand on donne des fonds, de savoir la manière dont ils ont été utilisés», a-t-il dit.
Exécuté par l'OCEAC, la première phase du PPSAC couvrait trois pays à savoir le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine (RCA). Le protocole d'accord de la deuxième qui couvre le Gabon, la République du Congo et la Guinée Equatoriale a été signé en décembre dernier, pour un montant d'environ 2,3 milliards de francs CFA.
La réunion de Yaoundé a porté sur le changement de comportement et la réduction des méfaits de la stigmatisation et de la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Le secrétaire général du ministère de la Santé publique du Cameroun Fru Angwafor III a souligné que la stigmatisation constituait un frein dans la prévention du SIDA.
«Elle semble encore constituer un obstacle à la prévention du VIH et à la prise en charge des cas. Il génère un terrain adéquat à la généralisation de la maladie (...). La bataille ne peut avoir de résultats tangibles que s'il y a effectivement une action concertée. Il faudra s'attaquer aux causes profondes».
L'OCEAC a développé, à travers ce projet, l'approche régionale de l'accès universel aux préservatifs incluant le développement d'une marque régionale des préservatifs pour la CEMAC et la commande groupée des préservatifs. Elle a mis en place un forum régional des jeunes de la CEMAC pour la lutte contre le SIDA et développé des activités synergiques transfrontalières.
Le bilan des activités 2007 du PPSAC a été examiné par les participants qui ont proposé un plan d'action pour l'année 2008. Lancé depuis deux ans, le PPSAC aura un impact important dans la prévention du SIDA dans les six pays membres de la CEMAC.
www.congoplus.info
Posté le 14.04.2008 par prevsida
Le Mozambique a besoin de 20 000 médecins pour améliorer son système sanitaire frappé par une des pires pandémies que le contient ait jamais connue, le VIH/SIDA, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Luis Covane.
Selon Covane, il y a 889 médecins, dont 197 sont des étrangers, pour une population estimée à 20 millions d’habitants.
Ce chiffre est quatre fois moins que le nombre de médecins recommandé par les autorités sanitaires internationales, a-t-il affirmé.
Covane a également confié aux journalistes que le Mozambique envisage de former davantage de médecins au niveau de sa plus grande institution, l’Université Eduardo Mondlane.
« Le Mozambique ne recrute que des spécialistes et nous voulons avoir au moins un médecin dans chacune des 128 districts du pays », a-t-il ajouté.
« Jusqu’ici, nous n’avons que 889 médecins pour une population de 20 millions d’habitants, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande 1 médecin pour 1000 habitants », a-t-il rappelé.
Le déficit criard de médecins et une augmentation du nombre de patients dont beaucoup souffrent du SIDA, seraient à l’origine de la crise au niveau des hôpitaux publics et des cliniques au Mozambique.
Quelque 16 pour cent des adultes au Mozambique, y compris de nombreux travailleurs sanitaires, seraient porteurs du virus du SIDA.
www.apanews.net
Posté le 01.04.2008 par prevsida
Entebbe, la ville aéroportuaire de l’Ouganda a abrité les 20 et 21 mars 2008, dans son impérial Botanical Beach Hotel, au bord du lac Victoria, un séminaire de formation de journalistes africains au traitement de l’information relative à la recherche sur le vaccin contre le VIH.
Quand nous nous rendions les 20 et 21 mars 2008 à Entebbe, en Ouganda pour prendre part à un atelier de formation des hommes de médias en matière de communication sur la recherche du vaccin anti-Sida, nous étions animés d’un grand espoir. Celui de revenir avec enfin la bonne nouvelle : la découverte d’un vaccin qu’il soit préventif ou thérapeutique contre le virus immuno déficitaire humain (VIH). Et pourtant, le programme de l’atelier que les organisateurs, notamment le Programme africain pour un vaccin contre le VIH (AAVP), ont pris le soin de faire parvenir aux participants, n’annonçait aucunement une découverte dans ce sens.
Une fois sur place, la trentaine de journalistes venus du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun, de la République Sud-africaine, de la Tanzanie, du Rwanda, du RD Congo, du Kenya, du Nigeria et de l’Ouganda, n’ont pu éviter de vivre une déception. Un peu comme celle que vivra un chercheur dont la recherche vient de révéler des limites objectives. Parce que non seulement les chercheurs présents à l’atelier n’ont pas encore trouvé le fameux vaccin, mais aussi, ils n’ont pas voulu se prononcer sur une échéance. Depuis 1996, soit 15 ans après la découverte du VIH, plus de 100 vaccins dont une trentaine en Afrique, ont fait l’objet d’essais sans grand succès.
Plus récemment encore, "la cellulose suphate", "le diaphragme féminin", "le Merk Adeno5", "le Acyclovir for HSV", "le Carraguard", "le 2 % Pro 2000", "le MRKADS trivalent", "le PAVE 100 A et B pour les femmes et les garçons circonscis"..., n’ont pas réussi à venir à bout du VIH. Pour le directeur de l’AAVP, Dr Kaleebu Pontiano, les essais infructueux ne doivent pas être perçus comme des échecs, mais toujours comme un pas de rectification vers le vaccin tant attendu. Au Pr Jaoko Walter de l’Initiative kenyane pour un vaccin contre le Sida (KAVI) de rappeler que les chercheurs ont mis 47 ans pour trouver le vaccin contre la poliomyélite, 22 ans pour celui contre l’hépatite A, 20 ans pour le vaccin anti-rougeoleux, ... Le Sida est à sa 27e année d’existence et il n’y a toujours pas de vaccin.
Toutefois, d’énormes progrès ont été réalisés dans la recherche du vaccin. Un peu plus de patience, continuent encore de demander les chercheurs. Ce qui est sûr, la lutte contre le Sida passe impérativement par la découverte d’un vaccin. Parce que les traitements actuellement en cours avec les Antiretroviraux (ARV) ne guérissent pas la maladie.
Du rôle du journaliste...
Malgré le fait qu’il n’existe pas de vaccin inoffensif et efficace contre le VIH, les chercheurs et les journalistes ont beaucoup à se dire. C’est la conviction de M. Otulah Owuor, enseignant de l’école de journalisme de Nairobi (Kenya). Les deux parties ont besoin de travailler en symbiose, dans la mesure où les journalistes sont écoutés des décideurs et les chercheurs ont besoin de faire connaître les progrès, orientations et enjeux de la recherche. "Donner l’information pour éliminer les mythes et rumeurs sur le VIH/Sida", tel devrait être l’un des rôles assignés au journaliste, selon M. Owuor. Aider par exemple les chercheurs à mobiliser les volontaires pour les essais. Dans ce rôle, l’homme de médias se doit d’allier à la fois le souci de fidélité aux données scientifiques et celui de simplicité dans le langage vis-à-vis des lecteurs, des auditeurs et des télespectateurs.
Une équation pas toujours facile à résoudre. Toute chose qui peut contribuer à l’installation d’un climat de méfiance entre les chercheurs et les journalistes. Ce type de climat s’est d’ailleurs révélé à la rencontre d’Entebbe. Des journalistes ont reproché aux chercheurs d’être peu ouverts tandis que ceux-ci ont accusé les journalistes de déformer souvent leurs propos. Chaque camp s’est défendu avec des exemples à la pelle. Cela signifie que les hommes de médias et les chercheurs devraient mettre qui de l’eau dans leur encre ou micro, qui dans leur éprouvette. D’emblée, les journalistes ont accordé leur violon sur les qualités d’un bon reportage sur la recherche du vaccin anti-Sida. Un tel article doit être précis, sourcé, facile et plaisant à lire, chiffré, ... et non guidé par le sensationnel.
L’AAVP a mis à profit ce regroupement de journalistes pour mieux se faire connaître. Le programme africain pour le vaccin contre le Sida (AAVP), selon son directeur Kaleebu Pontiano, se veut être le sursaut de tout un continent amorcé en 2000 pour promouvoir la mise au point d’un vaccin. "Avoir une Afrique sans Sida en développant un vaccin", tel est le slogan du programme qui joue aujourd’hui un rôle de coordination et de gestion de réseau sur le continent, rassemblant les parties prenantes du domaine du vaccin contre le VIH de différents pays africains. Parrainé par la Première dame du Rwanda, Mme Kagamé, l’AAVP s’est dotée d’un plan d’actions 2007-2011 dont la réalisation nécessite la mobilisation de plus de cinq (5) milliards de F CFA.
www.lefaso.net