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prevsida
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Bienvenue,Amadou Thioub vous présente l'actualité sur la prévention du SIDA en Afrique.
Catégorie :
Blog Santé
Date de création :
30.12.2007
Dernière mise à jour :
02.08.2008
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Bénin: Près de 17 milliards FCFA de la BM pour lutter contre le sida au Bénin sur 4 ans

Posté le 20.05.2008 par prevsida
Le ministre béninois de la Santé, le Dr Kessilé Tchalla a procédé mardi à Cotonou, au lancement du projet multisectoriel de lutte contre le sida, visant à renforcer l’accès et l’augmentation de l’utilisation des services de prévention pour les groupes vulnérables et à haut risque, a constaté APA.
D’uncoût de 17 milliards de francs CFA, entièrement financé par la Banque Mondiale, ce projet multisectoriel de lutte contre le sida sera exécuté sur quatre ans et couvrira l’ensemble du territoire du Bénin.

Pour le ministre Tchalla, les interventions de ce projet iront jusqu’aux tréfonds des villages pour apporter l’information et réduire l’impact de la pandémie du sida à tous les niveaux.
«Les activités de ce projet permettront, avant 2011, d’augmenter de 10 pour chaque année le nombre de personnes dépistées, de façon à atteindre 600 000 personnes; fournir chaque année des soins ARV à 3 000 femmes séropositives ainsi qu’un appui psychosocial à 10 000 personnes vivant avec le VIH », a-t-il expliqué.

Avec un taux de prévalence du VIH/SIDA de 1,2 pour cent au niveau de la population générale estimée à 7 millions d’habitants, selon les résultats de l’enquête de démographique et de santé de 2006, le Bénin comptait en fin décembre de la même année plus de 9 886 nouvelles infections.

Ce qui porte à plus de 80.000 le nombre de personnes vivant avec le virus depuis le début de l’épidémie au Bénin, en 1985, indique le Programme national de lutte contre le sida (PNLS)
«Avec cette faible prévalence, le Bénin n’est pas à l’abri d’une explosion de l’épidémie si les mesures rigoureuses de prévention ne se généralisent rapidement », a-t-il prévenu.

www.apanews.net



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CÔTE D'IVOIRE: Un nouvel espoir pour les enfants de Bouaké

Posté le 20.05.2008 par prevsida
Assis sous la paillote érigée dans la cour du centre pédiatrique Ariel Glaser à Bouaké, en Côte d’Ivoire, des enfants de tous âges jouent avec l’animatrice pendant que d’autres mangent le repas préparé par la cuisinière du centre, sous l’oeil des mamans ou parentes qui les accompagnent.
Inauguré en août 2007, cet espace, géré par le Centre de solidarité et d’action sociale (CSAS), qui fait de la prise en charge du VIH/SIDA à Bouaké, dans le centre du pays, a été mis en place pour répondre à un besoin croissant.
« Dès les débuts du [CSAS, en 1995], notre première préoccupation était les enfants, on entendait les patients [séropositifs] dire ‘‘mon enfant ne va pas à l’école, il est malade’’ », a expliqué Penda Touré, directrice du centre. « On perdait beaucoup d’enfants [séropositifs] parce qu’on pouvait seulement soigner les infections opportunistes [liées au VIH] ».
En 2000, le Centre hospitalier universitaire de Yopougon, un immense quartier populaire de la capitale économique ivoirienne Abidjan, située à quelque 300 kilomètres au sud de Bouaké, a ouvert un service spécialisé dans la prise en charge des enfants séropositifs, y compris aux antirétroviraux (ARV) pédiatriques.
« Pour les parents qui pouvaient, on essayait de les envoyer à Abidjan, mais c’était quatre, cinq enfants seulement », a dit Mme Touré.

De plus en plus d’enfants venaient se faire dépister au centre de Bouaké, avec les adultes, a-t-elle raconté. « Quand les enfants avaient des épisodes de maladie, on proposait à leurs parents de les faire dépister, mais on avait peur aussi de susciter le test et de ne rien pouvoir faire ensuite. Voir partir son enfant, c’est horrible ».
Peu à peu, le centre a pu trouver des financements pour lancer des projets destinés aux enfants, et en 2007, grâce au financement de la Fondation Elizabeth Glaser pour le sida pédiatrique, le centre pour enfants a ouvert ses portes.

L’impact de la crise
Aujourd’hui, le centre pédiatrique suit une cohorte d’environ 200 enfants, infectés ou affectés par le VIH, dont 80 sont sous ARV. Les soins qui sont dispensés à ces enfants, quel que soit leur statut sérologique, sont entièrement gratuits jusqu’à 18 ans, un facteur qui compte énormément dans une ville durement éprouvée par des années de crise politique.
« Quand le test de dépistage de l’enfant est positif, la première inquiétude des mamans est de savoir comment soigner l’enfant et combien ça coûte. La question du coût revient tout le temps », a noté Mah Awa Lohoua Cissé, conseillère psychologique et sociale du centre.
Une inquiétude due à la paupérisation des populations de Bouaké, deuxième ville du pays devenue fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles après le lancement de l’insurrection armée en 2002, qui a coupé le pays en deux : de nombreuses entreprises ont fermé leurs portes, des habitants sont partis et l’emploi se fait rare.
« Certains enfants ont perdu leurs parents, à cause de la crise et du VIH, ils sont traumatisés », a dit Mme Lohoua Cissé. « Pour d’autres, les mères n’ont pas les moyens de payer des soins, elles essayent de monter des petites activités [génératrices de revenus] mais même quand elles y arrivent, ça ne marche pas ».
C’est le cas de Jacqueline*, mère de quatre enfants et actuellement enceinte du cinquième. Avant la crise, elle allait chercher des légumes dans les villages alentours de Bouaké pour les revendre en ville. « Pendant la crise, on ne pouvait pas se déplacer, je ne pouvais plus faire mon commerce, alors j’ai utilisé l’argent qui restait pour manger. Aujourd’hui, je n’ai plus rien, même plus de quoi remonter une petite activité ».

Jacqueline, qui a découvert sa séropositivité après la naissance de son plus jeune fils aujourd’hui âgé de quatre ans, vient régulièrement au centre pédiatrique avec son dernier, dépisté négatif. Elle ne survit que grâce aux dons et au soutien du centre, depuis que sa soeur, chez qui elle vivait depuis la mort de son premier mari, a décidé de ne plus l’aider en apprenant sa nouvelle grossesse.
Le dénuement dans lequel se débattent les familles touchées par la crise et le VIH a aussi des conséquences sur le niveau de scolarisation des enfants.
« Avec tous les partenaires, on avait réussi à atteindre presque 100 pour cent de scolarisation avant la crise, mais aujourd’hui, on est à environ 50 pour cent », a dit Mme Touré. « On dit que l’école est gratuite, mais dans la réalité ce n’est pas le cas, les parents sont souvent [sollicités]. On essaye d’apporter une contribution, mais ce n’est pas toujours possible ».

Burkina Faso:9 pays africains disposent désormais d’un cadre de concertation

Posté le 20.05.2008 par prevsida
La réunion des Secrétariats permanents- Secrétariats exécutifs des Conseils nationaux de lutte contre le Sida ou équivalents (SP-SE/CNLS) de la zone UEMOA et de la Mauritanie, tenue du 8 au 10 mai 2008 à Ouagadougou a accouché de l’institution d’un cadre de concertation.

La volonté manifestée depuis 2005 par les pays de l’UEMOA et la Mauritanie de mettre en place une structure faîtière pour une meilleure efficacité de la réponse sous régionale contre le VIH-Sida s’est concrétisée, samedi 10 mai 2008 lors de la clôture de la réunion des Secrétariats permanents-Secrétariats exécutifs des Conseils nationaux de lutte contre le Sida de cet espace. En effet, l’examen approfondi des approches a permis aux participants d’aboutir à leur objectif fondamental, la mise en place d’un cadre de concertation dénommé "coordination sous régionale des secrétaires permanents-secrétaires exécutifs ou équivalents des structures nationales de coordination de la lutte contre le VIH-Sida de la zone UEMOA et de la Mauritanie".

Le cadre de concertation entend entre autres contribuer à une meilleure coordination des activités communes des structures nationales, faciliter l’implantation, la mise en œuvre et la coordination des interventions à caractère sous régional ou multipays, servir de cadre d’échanges et d’orientations pour les structures nationales, faciliter la diffusion, le partage et la valorisation des meilleures pratiques en matière de lutte contre le VIH-Sida dans la sous-région.

Les attributions du cadre de concertation sont grosso modo, le partage de l’information et des expériences, la coordination de la mise en œuvre et du suivi des activités communes, l’identification des priorités sous régionales sur la base d’analyse des enjeux et défis communs, la facilitation de l’implantation des interventions sous régionales ou multipays, du dialogue entre structures nationales de coordination etc. Son siège est logé au sein du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST du Burkina Faso. Le rôle du secrétaire exécutif du cadre a été confié à Joseph André Tiendrébéogo, secrétaire permanent du CNLS-IST du Burkina Faso. Il a un mandat d’un an renouvelable.

En tout état de cause, la mise en place du cadre de concertation réconforte à plus d’un titre, les plus hautes autorités de la sous-région en ce sens que, selon le premier ministre, Tertius Zongo qui présidait la cérémonie d’ouverture de la rencontre le 9 mai dernier "dans la lutte contre le Sida, les autorités de nos différents pays se sont engagées avec foi et détermination". Un engagement maintes fois exprimé pas le chef de l’Etat Blaise Compaoré. D’ailleurs, il a pesé de tout son poids pour que la réunion des SP-SE/CNLS soit une réalité. En tous les cas, le ministre d’Etat, ministre de la Santé du Burkina Faso, a souhaité que le présent cadre soit fonctionnel et opérationnel dans les plus brefs délais afin de permettre aux pays respectifs d’échanger leurs expériences, surtout en ce qui concerne les meilleures pratiques.

"Les membres des différentes délégations doivent être fiers d’avoir fait œuvre utile et peuvent donc repartir confiants, tout en gardant à l’esprit que les actions contre le VIH-Sida dans notre sous-région seront renforcées à travers cette structure de concertation qui vient d’être mise en place", a soutenu M. Yoda. S’il y a une personne qui doit se réjouir du renforcement des actions de lutte contre le Sida dans la sous-région à travers le cadre de concertation, c’est bien Pyanne Djiré artiste-musicienne burkinabè et personne vivant avec le VIH. Lors de la cérémonie d’ouverture, elle a encore attiré l’attention sur la nécessité de redoubler d’efforts afin de venir à bout de cette maladie.

www.lefaso.net

Lutte contre le Sida : L’Ethiopie s’imprègne de l’expérience sénégalaise

Posté le 20.05.2008 par prevsida
Des spécialistes éthiopiens de la santé viennent de terminer une mission d’une semaine au Sénégal. Dirigée par le Dr Binyan, président de l’Association éthiopienne de santé publique, elle a été fortement impressionnée par le rôle des associations religieuses dans la lutte contre le Vih de même que le système décentralisé et l’application stricte de la méthode de suivi-évaluation dans notre pays.

La délégation éthiopienne s’est aussi félicitée de l’approche multisectorielle en vigueur au Sénégal dans la lutte contre cette pandémie. C’est pourquoi, elle ne s’est pas privée de procéder à des échanges d’expériences avec des structures comme l’Alliance nationale pour la lutte contre le Sida (Ancs), Swaa Sénégal ou l’Ong Jamra de feu Abdoulatif Guèye.

Cette mission éthiopienne a séjourné dans notre pays sur invitation de la mission Shalom international, une association luttant particulièrement contre le Sida en Casamance et dirigée par le Pasteur Andy Kings. Ce séjour était d’autant plus judicieux que l’Ethiopie, vaste pays de l’Afrique de l’Est, affiche aujourd’hui un taux de prévalence jugé élevé de 2,2% pour une population de 80 millions d’habitants.

www.lesoleil.sn

Algérie: Séminaire régional sur la prévention du sida en milieu scolaire

Posté le 11.05.2008 par prevsida
Conformément au programme de prévention et de lutte contre les fléaux sociaux en milieu scolaire, le ministère de l’éducation nationale (MEN) a convié, avant-hier, éducateurs et spécialistes du secteur à une rencontre régionale consacrée à la prévention contre le sida.
Organisé dans l’enceinte du lycée des sœurs Saâdane de Constantine, ce séminaire devrait permettre aux participants de définir les éléments d’une stratégie pédagogique de communication sociale et de sensibilisation en milieu scolaire et, par voie de conséquence, d’esquisser une feuille de route de formation des éducateurs en matière d’approche de méthodologie de prévention. C’est justement sur ce volet précis, celui de la prévention en l’occurrence, que toute la politique algérienne en matière de lutte contre le sida repose car, même si la prévalence de cette maladie reste faible (inférieur à 1%), il n’en demeure pas moins, comme l’ont attesté les participants, que la propagation reste possible, d’autant que l’Algérie se trouve à la lisière des régions européenne et sub-africaine, connues pour être des foyers du sida.
De même, la composante de la population nettement juvénile, le peu d’utilisation du préservatif, la détérioration des conditions socio-économiques et l’usage des drogues sont autant d’ingrédients catalyseurs qui font que le risque d’expansion de cette maladie soit bien réel. En effet, il a été constaté que le nombre de cas de sidéens ne cesse de prendre de l’ampleur, et c’est essentiellement la transmission par voie sexuelle qui est dominante. Selon des chiffres présentés par un cadre du ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, l’on signale qu’entre 1985 et décembre 2007, 26 cas de sidéens et 111 autres séropositifs, soit 137 au total, dont l’âge oscille entre 0 et 14 ans, ont été enregistrés. Le nombre est beaucoup plus important concernant la tranche des 15 ans et plus, où 2 058 cas ont été recensés, dont 749 sidéens. Deuxième d’une série de cinq séminaires régionaux prévus à travers différentes wilayas du pays, cette rencontre vise à concrétiser le programme d’activités du ministère de l’éducation nationale en matière de prévention et de lutte contre des fléaux sociaux comme le tabagisme, la drogue, la consommation d’alcool et la violence en milieu scolaire.
Ces opérations sont organisées avec le concours du département de la santé, et du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria (GFATM). Encadrés par des médecins spécialistes dans le domaine des maladies sexuellement transmissibles, ainsi que des experts en éducation et en communication, ces séminaires ciblent les inspecteurs de l’éducation et de la formation et ceux de l’éducation de l’enseignement moyen des sciences naturelles, les professeurs de l’enseignement moyen et du secondaire, ceux du primaire et, enfin, les médecins coordonnateurs de la santé scolaire. Et afin de mener à bien l’éducation sanitaire en milieu scolaire en sensibilisant les jeunes sur les dangers que représentent une non-observation des règles élémentaires de la prévention, les 1 187 unités de dépistage et de suivi (UDS) et les 8 254 clubs de santé fonctionnels répartis à travers les établissements scolaires dans les trois paliers de l’enseignement sont donc mis à contribution.
A ce titre, plusieurs actions ont déjà été, précédemment, réalisées par le secteur de l’éducation en faisant, notamment, participer à la journée mondiale de lutte contre le sida 23 290 établissements scolaires et 7 502 370 élèves par le biais de la présentation d’un cours thématique de sensibilisation et de prévention contre cette maladie. Outre cela, pour avoir une idée du niveau de connaissances des jeunes au sujet du sida, une circulaire a été adressée aux différentes directions de l’éducation à l’échelle nationale, accompagnée d’un questionnaire anonyme destiné aux élèves de 4e année moyenne et ceux de l’enseignement secondaire. Suivant un échantillonnage représentatif au niveau de chaque wilaya, il s’est avéré, à la lumière des réponses des élèves, que ces derniers savent ce qu’est le sida, ainsi que les dangers qu’ils encourent à contracter le HIV.

www.elwatan.com

Haiti:Le préservatif : double protection contre les grossesses précoces et le Sida

Posté le 11.05.2008 par prevsida
Nadia a 21 ans. Elle est déjà mère d’une fillette de 3 ans. Sexuellement active, elle n’utilise que très rarement les préservatifs. Nadia est au courant des risques encourus, mais refuse les relations sexuelles protégées : l’utilisation de condom lui aurait causé des picotements au vagin, affirme-t-elle. « J’ai essayé à plusieurs reprises, mais à chaque fois, le vagin me démange. Alors, je ne l’utilise plus », indique la jeune fille d’un air insouciant. Pour toute justification, Nadia soutient qu’elle n’est pas « la fille la plus malchanceuse du monde. » La situation de Nadia n’est pas différente de celle de nombreuses jeunes femmes d’Haïti. Elles sont touchées par les campagnes de promotion du préservatif, mais beaucoup d’entre elles s’abstiennent encore d’en faire usage pour des raisons négligeables.
Elles préfèrent oublier volontairement les grossesses précoces ou non désirées, les infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH/Sida. Une large utilisation du condom par les jeunes de 15-24 ans -qui représentent près du cinquième de la population haïtienne- peut éviter la transmission des IST/VIH/Sida et les grossesses non désirées ou précoces, d’autant plus que l’âge d’entrée dans la vie sexuelle active est précoce chez les femmes haïtiennes. À 19 ans, près d’un tiers des Haïtiennes ont déjà, au moins, un enfant ou sont enceintes pour la première fois. Dès l’âge de 17 ans, près d’une adolescente sur cinq a commencé sa vie féconde, selon les résultats de l’Enquête sur la Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS 2005-2006), réalisée par le ministère de la Santé publique et de la Population. D’après les résultats de cette enquête, la grande majorité des jeunes hommes et jeunes femmes connaissent l’existence du condom. En revanche, l’utilisation du préservatif reste faible chez les jeunes femmes. Cela est inquiétant si l’on sait également que l’épidémie de VIH tend de plus en plus à se féminiser avec une prévalence de 2.3 % pour les femmes contre 2.0 % pour les hommes. En 2007, un rapport publié par Population Référence Bureau(PRB), une ONG américaine, sur la planification familiale dans le monde, a révélé que 32 % de femmes en Haïti utilisent une méthode de contraception. 25% d’entre elles utilisent au moins une méthode contraceptive moderne. Néanmoins, c’est le taux de prévalence de la contraception moderne le plus faible de toute l’Amérique et des Caraïbes.
Il faut toutefois noter que cette prévalence a connu une augmentation puisqu’elle était de 22 % en 2000. Parmi les méthodes de contraception moderne, il y a le préservatif qui offre une double protection : il protège contre les infections sexuellement transmises, y compris le VIH/Sida et permet aussi d’éviter les grossesses non désirées et précoces. D’ailleurs, il se trouve juste dernière les injections dans la gamme des produits de contraception moderne auxquelles ont recours les femmes haïtiennes : 5 % d’entre elles en font usage. Son utilisation régulière pourrait ainsi aider à réduire le taux de jeunes femmes qui, ayant contracté une grossesse non désirée, ont recours à l’avortement ; retarder les naissances ou encore les espacer et limiter le nombre d’enfant. De nombreuses organisations non gouvernementales font la promotion des préservatifs en Haïti.
La Fondation pour la Santé reproductive et l’Éducation familiale (FOSREF) qui se donne pour mission la promotion et l’offre de services de santé sexuelle est, par exemple, présente sur tout le territoire national à travers ses vingt-huit centres de sensibilisation et d’éducation. La Fondation procède régulièrement à la distribution de condoms à des jeunes sexuellement actifs et participe activement à la prise en charge médicale en matière de la planification familiale (PF). D’après le directeur technique de la FOSREF, Dr Harry Beauvais, les activités de sensibilisation et d’éducation de la Fondation sont continues et permanentes. « Régulièrement, des séances de formation sont effectuées au profit de groupes de jeunes sur la façon dont on doit utiliser le préservatif. On est tenu également à rassurer ceux-là qui ont des doutes sur son efficacité », affirme le Dr Beauvais qui fait l’éloge du préservatif dans le cadre de la prévention des IST et la grossesse précoce ou non désirée.
Julien, 25 ans, participe depuis cinq mois aux activités de la FOSREF. Il est le cadet d’une famille de sept enfants. Ici, il apprend beaucoup de choses sur le planning familial. « J’ai toujours voulu avoir des informations sur le sujet pour ne pas avoir sept enfants comme mon père. Surtout que le coût de la vie augmente à une vitesse vertigineuse », déclare le jeune homme. Il s’estime chanceux de n’avoir pas eu d’enfants non désirés et d’avoir évité de contracter le VIH. Avant, il ne faisait jamais usage de condoms dans ses rapports sexuels. Aujourd’hui, il a changé de comportement. « Je suis maintenant plus responsable », dit-il. Nadège, 23 ans, a eu son premier enfant à 19 ans. Une grossesse non désirée qui lui a laissé de très mauvais souvenirs. « Quand je suis tombée enceinte, mon copain de l’époque a refusé la paternité. Mes parents me bousculaient. Tu connais les parents haïtiens.
Tout le monde me regardait de travers. J’avais honte », explique la jeune mère. Aujourd’hui, les connaissances acquises lors des activités de la Fondation sur le planning familial et l’utilisation de préservatifs notamment ont permis à Nadège d’assumer convenablement sa sexualité, à en croire ses propos. Avec son nouveau partenaire, elle utilise régulièrement le condom et planifie sa vie future. Pour l’année 2007, plus de trois millions de préservatifs ont été distribués à des jeunes sur tout le territoire national, selon le rapport annuel de la FOSREF. Haïti compte 8.7 millions d’habitants dont plus de la moitié a moins de 21 ans. Les mentalités progressent, lentement certes, mais elles progressent. Le préservatif gagne du terrain surtout chez les jeunes. De 10 % en 1998, le pourcentage de jeunes à faire usage systématique du préservatif est passé à 70 % en 2008, selon une enquête réalisée par la FOSREF dans ses différents centres. Une hausse qui est certainement dûe aux campagnes de sensibilisation des différentes organisations impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA à travers le pays. Le PSI-Haïti (Programme Santé et Information), par exemple, qui se charge de la distribution du préservatif « PANTÈ » - commercialisé le moins cher soit 10 gourdes (0,26 USD) - est impliqué à fond dans ces campagnes pour l’utilisation des préservatifs.
D’après la responsable de promotion de PSI-Haïti, Polyanna Domond, tout est fait, à travers le marketing social, pour atteindre la population sexuellement active. Publicité audio-visuelle, peinture murale, promotion sur le lieu de vente, blitz, porte à porte sont, entre autres, les moyens utilisés par le PSI-Haïti pour sensibiliser la jeunesse haïtienne sur l’importance de l’utilisation de capotes lors des relations sexuelles. Tout comme le directeur technique de la FOSREF, Dr Harry Beauvais, la responsable de promotion de PSI-Haïti reconnaît que les campagnes de sensibilisation enclenchées par les différentes organisations oeuvrant dans le domaine, ont énormément contribué à la réduction de la prévalence du VIH dans le pays ces dix dernières années. De 4.52 % en 2000, cette prévalence est passée à 2.2 % en 2006

www.haitipressnetwork.com

Togo:LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA : UNE POLITIQUE NATIONALE D’IMPLICATION DES JEUNES ET ADOLESCENTS VALI

Posté le 11.05.2008 par prevsida
Le Secrétariat Permanent du Conseil National de lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST) a organisé le vendredi 2 mai à Lomé, un atelier de validation de la politique nationale d’implication des jeunes et adolescents en matière de lutte contre les IST/VIH/SIDA.

Financé par le projet Aware, cette rencontre a vu la participation de soixante-dix délégués des cinq régions du Togo, des représentants des secteurs privé et public et ceux de la société civile ainsi que des experts du Bénin, du Ghana et du Burkina Faso.

Cette politique se propose de conjuguer les forces des jeunes en vue de mettre en place un cadre d’échange, de partage et de partenariat dynamique avec des initiatives et des stratégies novatrices et efficientes. Il sera également question de faciliter l’intégration des jeunes dans les ONG et associations dirigées par des adultes pour la prise en compte de leurs avis, renforcer la capacité et les compétences de ceux-ci pour le conseil dépistage et prise en charge psychosociale et médicale des PVVIH et dans la conception des projets ; de décentraliser leurs activités dans la lutte contre les IST/VIH/SIDA en prenant en compte le milieu rural, etc.

Pour atteindre ces différents objectifs, le document propose entre autres stratégies, la mise en place d’un cadre de concertation et de partenariat ; la mobilisation des jeunes de tous les milieux et de tous les niveaux ; la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation et de pérennisation.

Le conseiller au ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, M. Richard Nyahoho a indiqué qu’aujourd’hui au Togo, il existe une politique globale nationale de lutte contre le SIDA sous l’appellation de Plan Stratégique qui couvre une période de quatre ans (2007-2011). « Elle prend en compte l’implication des jeunes en tant que bénéficiaires et acteurs de la lutte contre le SIDA en matière de prévention, de prise en charge et de renforcement des compétences », a-t-il ajouté.

M. Nyahoho a précisé que son ministère se réjouit de la tenue de ces assisses qui s’intègrent à cette politique globale et correspondent à l’esprit du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), visant à adopter une politique sectorielle en matière de gestion méthodique du fléau au niveau de la jeunesse togolaise.

Le coordonnateur national du secrétariat permanent du CNLS-IST, M. Tagba Abi Tchao, a de son côté expliqué que l’épidémie du SIDA est aujourd’hui un enjeu de taille pour les individus et collectivités et pose un véritable problème de survie des personnes notamment des jeunes car, ils sont les plus exposés et sexuellement actifs. Il a proposé que la priorité des actions soit accordée à la jeunesse et que seule la prévention constitue l’action la plus importante et efficace pour enrayer ce fléau et sauver les jeunes. « Il faut imaginer un cadre pédagogique approprié et pérenne pour améliorer et renforcer chez les jeunes, une véritable responsabilité citoyenne, individuelle et collective ainsi que la culture de la solidarité » a-t-il martelé.

www.tvt.tg

RDC : 40 000 enfants orphelins du sida

Posté le 11.05.2008 par prevsida
Ce chiffre a été avancé mercredi par le ministère des Affaires sociales, à l’occasion de la célébration de la 7e journée mondiale des enfants orphelins du sida. Toujours dans le cadre de cette journée, le ministère des Affaires sociales, le programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), l’Unicef, l’USAID et l’Initiative des politiques de santé organisent à travers les 11 provinces du pays des ateliers durant tout le mois en cours, rapporte radiookapi.net
Docteur Voulu, chargé des programmes d’atténuation de l’impact du VIH/SIDA au PNMLS explique le but de ces actions : « En RDC, nous voulons avoir une politique en matière de prise en charge des orphelins du sida, parce qu’il n’y a pas un plan d’actions national, il n’y a pas de stratégie en faveur de ces orphelins-là. Chaque partenaire fait ce qui lui semble bon de ce qu’il a comme moyens. Mais nous voulons avoir un plan d’actions national, avoir une même stratégie, une même vision par rapport aux interventions en faveur des enfants orphelins du sida »

www.radiookapi.net

Angola:Accord entre l`institut de lutte contre le Sida et les Institutions publiques

Posté le 11.05.2008 par prevsida
L`institut national de lutte contre le VIH/Sida (INLS) et les institutions publiques angolaises vont signer, mercredi à Luanda, un accord de financement de fonds global.

Un communiqué de presse parvenu à l`Angop souligne que cet accord résulte d`un tranfert par phase en trois ans d`un montant de 10.972.308 de dollars américains lequel sera geré par l`institution entre 2008 et 2.011.

Avec ce financement, l`INLS exécutera et financera les activités de parténariat dans le cadre de prévention de Sida avec les ministères de l`Education, de l`Administration publique, de Sécurité sociale, de Réinsertion sociale, de la Défense, de l`Institut national de santé publique et du Centre nationale du sang.

Au cours de la Ière phase du projet du fonds global en Angola qui a duré 2 ans, l`INLS a géré 3.991.044 dollars américains, alors qu`à la IIème phase, le même organisme prévoit la gestion de 10.972.308 dollars.

Cette aide permettra au fonds global à travers du programme des Nations Unies pour le développement (PNULD) d`intensifiera le système de contrôle épidemiologique du VIH/Sida, répandre l`accès des services au conseil et au dépistage volontaire et augmenter la prévention du VIH entre les groupes vulnérables.

En Angola, le PNUD, principal recepteur du fonds global a eu pour rôle d`aider le pays à contrôler la malaria, la tuberculose et le VIH.

www.angolapress-angop.ao

Gabon: 60 agents du ministère de Lutte contre le

Posté le 11.05.2008 par prevsida
60 agents du ministère gabonais de lutte contre le Sida reçoivent une formation à Libreville sur la prévention, le suivi et l'accompagnement des malades, la prise en charge médicale et psychosociale des personnes vivant avec le VIH, dont les travaux ont été ouverts Lundi dernier par le secrétaire général du ministère, Dieudonné Nzengué, a constaté GABONEWS.
« ce séminaire a pour objectif principal la formation des formateurs, qui devront ensuite encadrer les travailleurs sociaux et les relais communautaires, cela dans le cadre du renforcement des capacités de lutte contre le Vih/sida » a indiqué à M. Nzengué.

Le Gabon, selon l'Organisation mondiale du Sida (OMS), présente des progrès significatifs avec une baisse de taux de prévalence, passé de 8,1 à 5,9%.

Un document stratégique, pour une période de 2008 à 2012, a été mis en place en février dernier, pour toutes les parties impliquées dans la lutte contre le Sida, afin d'identifier et de coordonner les actions de lutte contre ce fléau. Le gouvernement gabonais devra donc dégager plus de 6 milliards de francs CFA par an, soit plus de 32 milliards de francs CFA sur les cinq années à venir.

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