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prevsida
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Bienvenue,Amadou Thioub vous présente l'actualité sur la prévention du SIDA en Afrique.
Catégorie :
Blog Santé
Date de création :
30.12.2007
Dernière mise à jour :
02.08.2008
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Le VIH/Sida, principale cause du travail des enfants en Ouganda

Posté le 14.06.2008 par prevsida
L'extrême pauvreté générée par le VIH/Sida est un des principaux facteurs poussant les enfants à travailler et à quitter l'école en Ouganda, a souligné mardi une ministre.

Syda Bbumba, ministre de la Condition féminine, du Travail et des Affaires sociales, a dit à la presse que le fléau avait fait plus de 1,8 million de morts, ce qui a rendu de nombreuses familles dépendantes des enfants qui doivent travailler pour subvenir aux besoins des leurs.

Bbumba, à l'approche de la Journée internationale contre le travail des enfants, le 21 juin, a souligné que de nombreux travailleurs mineurs étaient également sexuellement exploités, ce qui les exposait au risque de contracter le VIH/Sida.

Selon les statistiques du ministère, le pays compte plus de 2 millions d'orphelins dont 950 000 le sont devenus à cause du VIH/ Sida et 300 000 travaillent.

Akky de Kort, conseiller technique en chef à l'Organisation internationale du travail, a souligné que malgré le recul du travail des enfants dans le monde, le VIH/Sida continue de contribuer largement à ce phénomène en Afrique subsaharienne.

www.french.xinhuanet.com/



--

Djibouti:Le Sida : Parlons-en en famille

Posté le 14.06.2008 par prevsida
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de lutte contre le sida, des journées de sensibilisation sur le Sida au profit des mères et des filles des localité d'Attar et de Bahaour, dans la région d'Arta, ont été organisées les 3 et 4 juin.

L'objectif de ces deux jours de sensibilisation portait plus sur le rôle des parents dans la lutte contre la pandémie et la Réduction de la transmission du VIH parmi les jeunes de leur localité en situation de vulnérabilité. " Parlons de la problématique du VIH /Sida en famille " afin de casser le tabou qui est autour de cette problématique, tel était le principal mis en exergue au cours de ces journées de sensibilisation.

Plusieurs points ont été abordés, notamment les moyens de prévention, la vulnérabilité de la femme à l'infection ainsi que les déterminants de ladite vulnérabilité. Durant les différentes discussions, il s'est avéré que les modes et voies de transmission du VIH/ Sida étaient parfaitement maîtrisés par les femmes et filles de ces localités, ce qui fait ressortir l'efficacité d'une prévention permanente et d'une sensibilisation de proximité.

Cet état de fait témoigne de la régression de la pandémie du sida où le taux de prévalence au sein de la population adulte est passé en cinq ans d'efforts et de mobilisation de 3 % à 2,1 %. Ce bilan est tiré alors que s'achève le plan d'action quinquennal 2003/2007.

Les actions de prévention et de conscientisation de masse, les dépistages gratuits, les innombrables ateliers de travail ou les campagnes d'information et de sensibilisation ont donc donné des résultats encourageants qu'il convient de poursuivre.

Rappelons enfin qu'au cours de leurs consultations prénatales, 75% des femmes enceintes effectuent aujourd'hui des dépistages volontaires et reviennent pour en connaître les résultats contre 30% en 2002.

www.lanation.dj

Zimbabwe: la suspension des ONG touche surtout les malades du sida

Posté le 14.06.2008 par prevsida
La suspension par le régime zimbabwéen des activités des organisations humanitaires avant les élections présidentielles le 27 juin affecte surtout les malades du sida dans un pays particulièrement touché par la maladie, ont dénoncé dimanche un groupe de plus de mille ONG.

"Cette suspension aura pour conséquences directes des plus cruelles d'augmenter le nombre des morts des malades du sida ou atteints par le virus VIH par manque d'assistance des ONG qui ne peuvent leur apporter les soins et les médicaments antirétroviraux," a déclaré l'Association nationale des Organisations non-gouvernementale (NANGO), qui représente 1.009 ONG nationales et internationales.

Les Zimbabwe est parmi les pays d'Afrique les plus touchés par le sida, avec 3.000 décès par semaine liés à la maladie, selon le Conseil national du sida.

Les ONG s'inquiètent également du manque de nourriture et mettent en garde contre la menace d'une crise humanitaire.

La plupart des Zimbabwéens dépendent de l'aide humanitaire, en particulier dans les zones rurales où les denrées de bases comme l'huile et le maïs font défaut.

"La crise s'accroît de jour en jour en raison de l'augmentation vertigineuse des prix," déplore NANGO.

Le bureau des Nations unies pour l'aide humanitaire (OCHA) a indiqué qu'au moment où la sécurité alimentaire fait défaut au Zimbabwe les suspensions de l'aide des ONG allaient interrompre la livraison de l'aide humanitaire, et en priver quelque 4 millions de Zimbabwéens.

L'Unicef a estimé que plus de 185.000 enfants allaient manquer des aides élémentaires, y compris en matière de santé et de nutrition, et juge que l'attitude d'Harare constitue une "violation" des droits des enfants.

Le gouvernement a suspendu la semaine dernière l'accréditation des ONG opérant dans le pays, après avoir accuser l'une d'entre elles de soutenir le chef de l'opposition du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

www.romandie.com

SENEGAL :Le VIH/SIDA gagne encore du terrain, selon des ONG

Posté le 07.06.2008 par prevsida
Plusieurs rencontres tenues sur le VIH/SIDA à Dakar par des organisations non gouvernementales (ONG), la semaine dernière, ont fait état de près de 10.000 nouveaux cas d'infection, tant chez les adultes que chez les enfants en 2007 au Sénégal. Cette progression inquiète les uns et les autres.

En 2007, quelque 4.750 nouvelles infections chez les adultes et 5.150 chez les enfants ont été enregistrés, selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS). Ensuite, le Sénégal compte plus de 17.810 orphelins de SIDA; et neuf personnes sur 10 ignorent leur statut sérologique dans ce pays d'Afrique de l'ouest.

Les nouveaux chiffres ont été rendus publics par les ONG en présence des centrales syndicales des entreprises, du CNLS, de la ministre de la Santé, Safiatou Thiam, et des partenaires étrangères du Sénégal.

Pour l'opinion publique, la pandémie prend de l'ampleur à cause de la dégradation des mœurs et d'une mauvaise politique sanitaire du gouvernement.

Selon le professeur Ndeye Coumba Touré Kane, chercheuse sur le SIDA à l'hôpital Le Dantec de Dakar, la capitale sénégalaise, les personnes vivant avec le SIDA, qui sont suivies depuis 2003, commencent à développer une résistance aux anti-rétroviraux (ARV) dont l'utilisation remonte à 1998. Les ARV sont les médicaments qui prolongent la vie des malades du SIDA.

Une étude menée entre 2003 et 2008 sur deux groupes de 56 et 48 malades mis sous ARV depuis cinq ans, a montré que 12 pour cent des malades ont développé une résistance aux traitements, explique-t-elle.

La ministre sénégalaise de la Santé et de la Prévention reconnaît que le VIH continue de défier la réponse internationale, et interpelle les gouvernements des pays les plus riches (le G8), pour le financement des programmes liés à la lutte contre le SIDA.

Thiam a rencontré les syndicats des entreprises qui ont pris à bras le corps le problème de la propagation du SIDA au Sénégal. Les entreprises ont signé, en présence du ministre, une déclaration d'engagement du secteur privé pour la lutte contre la maladie. Elle vise à mettre en œuvre un plan d'action dans les entreprises, en informant les employés sur la maladie, en particulier les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Plusieurs organisations d'entreprises comme la Confédération nationale des entreprises de Sénégal, le Conseil national de patronat, et le Mouvement des entreprises du Sénégal ont signé également un contrat, avec l'appui de la Coopération technique allemande et du Bureau international du travail.

Selon Dr Cheikhou Sakho, chargé de programme de la Banque mondiale au CNLS, à Dakar, le contrat permettra aux entreprises publiques et privées de mener des actions efficaces dans la lutte contre le SIDA en milieu professionnel. Au total "150 millions de francs CFA (environ 361.445 dollars) sont disponibles pour les entreprises qui voudront mener des actions contre le SIDA en milieu de travail durant l'année 2008", annonce-t-il.

L'opinion nationale est partagée sur la question du SIDA au Sénégal. Maodo Ndiaye étudiant à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, estime que le mal vient notamment de la prostitution clandestine. Il se dit pessimiste par rapport à la réduction du taux de contamination au Sénégal. "La prostitution clandestine demeure le vecteur de transmission du SIDA au Sénégal. Même à l'université, il y a ça, je ne pense pas qu'on puisse faire quelque chose pour réduire le taux du SIDA, sauf peut-être Dieu", dit-il à IPS.

Le bulletin épidémiologique publié par ministère de la Santé indique que la prévalence globale du VIH/SIDA est de 0,9 pour cent au Sénégal, de 2 pour cent chez les femmes enceintes, mais elle varie de 11 à 30 pour cent chez les travailleuses de sexe, et elle est de 21,5 pour cent chez les homosexuels.

Fatou Niang, enseignante à l'école de Point E, un quartier de Dakar, fustige également la prostitution clandestine et pense que les gens ne sont pas mieux informés sur la maladie parce que le sexe est tabou dans la société sénégalaise. "Les valeurs sociales n'existent plus au Sénégal, donc il faut une prise en charge très tôt des jeunes dans ce sens-là et faire passer l'information du côté des parents. Il faut que les parents parlent de ça avec leurs enfants, c'est salutaire", souligne-t-elle à IPS.

"La polygamie est ce qui facilite la propension du SIDA, mais aussi les étrangers qui viennent ici au Sénégal sont presque tous porteurs du virus du VIH, surtout les touristes blancs", affirme Ange Traoré, une habitante de Grand Dakar, une banlieue de la capitale.

Elle trouve également que les organisations de lutte contre le SIDA au Sénégal ne font pas leur travail. "Ces organisations... ne font rien. Le personnel est dans les bureaux, ils reçoivent les financements des partenaires et dilapident l'argent, c'est tout", déplore-t-elle à IPS.

Alioune Diarra, un maître coranique basé à Grand Dakar, estime que c'est la pauvreté qui amène beaucoup de filles à se prostituer sans se protéger. Il insiste sur la sensibilisation et les débats avec les jeunes sur la maladie, notamment dans les banlieues afin de les conscientiser davantage.

Un étudiant en fin de cycle à la Faculté de médecine à Dakar, qui a requis l'anonymat, se dit étonné qu'au Sénégal les gens aient peur de venir se procurer les anti-rétroviraux. "Je ne sais pas si c'est une honte pour eux", dit-il à IPS.

Agée de 32 ans environ, une malade du SIDA habitant dans un quartier huppé de Dakar et qui se fait nommer Awa, a indiqué à IPS qu'elle a su sa séropositivité depuis 2000. "C'était difficile pour moi; tu sais dans notre société ici, quand on sait que tu as le SIDA, c'est fini pour toi, tout le monde te fuit, j'ai supporté ça pendant trois ans avant de dire cela à ma mère, mais elle m'a soutenue", témoigne-t-elle, un peu dépitée.

Toutefois, Awa affirme aujourd'hui n'avoir plus peur de rien, sauf qu'elle a parfois des difficultés pour se procurer les ARV, soit parce que le stock national est épuisé ou qu'elle n'a pas d'argent, dit-elle. Elle ajoute que si elle a pu surmonter jusqu'ici le mal qui la ronge, c'est grâce aussi à une communauté religieuse appelée Témoins de Jéhovah qui la soutient chaque jour. (FIN/2008)

http://ipsinternational.org

Tunisie:Pour une prise en charge globale des personnes vivant avec le Sida

Posté le 07.06.2008 par prevsida
"Pour une prise en charge globale des personnes vivant avec le sida"(VIH) est le thème d'une journée organisée mercredi par l'Association tunisienne de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (ATLMST/SIDA), en partenariat avec le programme «Action entre le Maghreb et l'Europe pour le dépistage, l'information et le soutien des personnes vivant avec le VIH.

Cette journée thématique, la première du genre en Tunisie, organisée par cette association, offre l'opportunité à un échange d'expériences en matière d'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes par la maladie, qui sera introduite dans la catégorie des maladies chroniques sous traitement.

Les principaux thèmes retenus sont l'examen des résultats de l'étude d'analyse des besoins des PVVIH en Tunisie, le rôle des ONG dans la prise en charge globale des PVVIH.

Mme Najoua Miladi, secrétaire d'Etat chargée des Etablissements hospitaliers a évoqué le programme national de lutte contre le SIDA, basé sur une approche multi-séctorielle, faisant participer les secteurs public et de libre pratique, la société civile ainsi que les partenaires onusiens concernés, tout en veillant continuellement à dispenser des soins gratuits et une éducation sanitaire adéquate, loin de toute forme de marginalisation et de discrimination.

Elle a par ailleurs, mis en exergue l'extension rapide de la contagion par le virus du SIDA, de par le monde, d'autant plus que le sida représente aujourd'hui la première cause de mortalité dans plusieurs pays.

A cela, s'ajoute, a -t-elle fait remarquer, le fait que dans ces pays, et malgré l'élargissement du traitement par les antirétroviraux, seules 24 % des personnes ayant besoin d'un traitement y avaient accès en 2006.

La secrétaire d'état a appelé à accroître les efforts en vue d'améliorer le niveaux d'accès aux services de prévention, de traitement, de soutien et de prise en charge et à renforcer la collaboration entre tous les acteurs de lutte contre le SIDA dans le cadre d'un partenariat nord-sud, au service d'une meilleure qualité de vie des PVVIH. L'objectif étant de stopper et d'inverser le cours de l'épidémie d'ici 2015.

M. Bruno Spire, président de l'association française de lutte contre le sida, (AIDES), a pour sa part précisé que la prise en charge des PVVIH, est une approche globale qui inclut le volet thérapeutique, mais aussi le volet aide à l'observance, la gestion des effets indésirables des traitements.

www.infotunisie.com

OUGANDA: L’insécurité fait fuir les financements anti-sida de Karamoja

Posté le 07.06.2008 par prevsida
Frances Otim, qui vit à Kotido, un centre urbain de la région de Karamoja, dans le nord-est de l’Ouganda, n’utilise pas de préservatifs parce qu’il ne sait pas comment s’en servir, et ne dort pas sous une moustiquaire parce que celle qu’il avait est déchirée.

Pour la plupart des adultes, le paludisme n’est pas mortel, mais pour les personnes qui vivent avec le VIH, une forte crise de paludisme entraîne une augmentation de la charge virale –la quantité de virus présente dans le sang. Ceci à son tour accroît le risque pour le partenaire sexuel de contracter le virus.

« J’ai eu une crise de paludisme la semaine dernière », a dit à IRIN/PlusNews M. Otim, qui vit avec le VIH, alors qu’il se trouvait dans la chapelle du Centre de santé de Kotido.

« Nous devons informer [les gens] sur les préservatifs », a plaidé Patience Ajok, la coordinatrice de programme du centre.

Elle aimerait bien pouvoir le faire, de même que de nombreuses autres activités liées à la prévention et au traitement du VIH, mais elle est limitée par un budget famélique et un manque de personnel. « Le nombre de patients [séropositifs] augmente, mais pas le personnel et les financements ».

Les Karimojong, le principal groupe ethnique de la région, sont des guerriers qui ont résisté au changement et se sont accrochés à leurs traditions. Des qualités considérées comme étant en partie responsable du taux de prévalence du VIH, évalué à environ 4,5 pour cent. Selon le ministère de la Santé, ce taux est relativement bas comparé au reste du pays, mais il augmente aussi plus vite qu’ailleurs en Ouganda.

La plupart des organisations humanitaires fonctionnent seulement avec des personnels essentiels sur le terrain, en raison de l’insécurité qui prévaut dans la région –les vols de bétails entre communautés sont monnaie courante, et de plus en plus meurtrières avec l’introduction d’armes modernes- tandis que les difficultés de déplacement d’un district à l’autre obligent les organisations non gouvernementales à gérer de loin leurs programmes à Karamoja, ou même à éviter la région.

Capacités limitées

Les agences travaillant à Karamoja ont tendance à classer la région dans la catégorie des ‘urgences’, ce qui signifie qu’elle peut recevoir une aide d’urgence, mais pas nécessairement une assistance au développement.

Des responsables de l’agence internationale Oxfam ont dit à IRIN/PlusNews qu’ils hésitaient à allouer davantage de ressources à Karamoja tant que la région n’était pas stabilisée, et tant que le gouvernement ougandais n’avait pas démontré sa volonté politique en apportant un soutien au développement de la région.

« Nous ne pouvons pas investir plus d’argent en raison des capacités limitées d’absorption. De grosses sommes d’argent peuvent être injectées à Karamoja, mais si aucune infrastructure ou politique favorable n’est mise en place, alors les possibilités sont limitées », a dit Savio Carvalho, responsable des programmes d’Oxfam en Ouganda. « Il faut définir un cadre ».

Sans ce cadre, des personnes comme M. Otim ne seront probablement pas informées de sitôt sur les préservatifs et les risques liés au paludisme.

Le docteur James Lemukol travaille à l’hôpital de Matany, une localité du district de Moroto, où il n’y a que quelques médecins, a-t-il dit. A l’hôpital principal de Moroto, il n’y a même pas un seul médecin –à peine un dentiste.

Mulongo Muchala, neuf ans, est prise en charge par une de ses soeurs aînée depuis que leurs parents sont morts, mais elle ne peut pas beaucoup l’aider. Auparavant, elle obtenait des médicaments, des rations alimentaires et d’autres produits grâce au centre de santé de Kotido, mais une récente réorientation des financements a rendu cette assistance difficile.

L’International rescue committee (IRC), une organisation non gouvernementale, comptait sur les financements d’une plus grosse ONG d’aide à l’enfance pour soutenir les patients du centre de Kotido, mais l’agence donatrice a récemment décidé de réorienter ses fonds VIH/SIDA pour se concentrer en premier lieu sur la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant dans la région.

La conséquence est que Mulongo a faim. Lorsqu’IRIN/PlusNews a visité le centre, elle n’avait pas mangé depuis la veille. Cela est particulièrement problématique dans la mesure où la thérapie antirétrovirale qu’elle prend depuis deux ans nécessite d’avoir un régime alimentaire sain et équilibré.

Le centre suit 530 patients séropositifs et fait de la sensibilisation, du conseil et du dépistage volontaire pour des centaines de personnes chaque mois. Mais au cours de la dernière année, seuls 20 femmes enceintes séropositives ont donné naissance à leur enfant au centre et ont donc bénéficié de la réorientation budgétaire.

D’après le personnel de l’IRC, le programme pourrait gagner à être élargi. « Nous [avec les partenaires stratégiques] avons des objectifs communs, mais les leurs sont plus restreints », a dit Karen Poole, directrice adjointe des programmes d’IRC.

« Quelque chose est mieux que rien –et pour Karamoja, nous n’allons pas rejeter la possibilité d’aider des gens- mais dans un monde idéal, nous devrions faire un programme de lutte contre le VIH/SIDA beaucoup plus complet ».

www.irinnews.org

Sida : l'accès aux traitements progresse

Posté le 07.06.2008 par prevsida
« C'est un exploit remarquable pour la santé publique », s'est félicitée hier la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan. Près de trois millions de personnes atteintes du virus du sida (VIH) ont bénéficié en 2007 d'un traitement antirétroviral* dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, sept fois plus qu'il y a quatre ans. Selon un rapport publié hier par l'OMS, l'Onusida et l'Unicef, l'objectif « 3 millions d'ici 2005 » lancé en 2003 est atteint.

Mais seuls 31 % des 9,7 millions de malades ayant besoin d'une thérapie dans ces pays y ont accès. Et l'Onusida estime qu'en 2007, 2,5 millions de personnes ont été infectées par le virus dans le monde, portant le nombre de séropositifs à 33,2 millions. Le prix des médicaments de première ligne a baissé de 10 % à 40 % (180 dollars par an et par patient), mais ceux de seconde ligne (pour les malades ayant développé une résistance aux traitements) restent très chers, à plus de 1 000 dollars (645 euros).

Le rapport souligne aussi l'importance de renforcer les liens avec les services de prise en charge de la tuberculose, première cause de décès chez les personnes séropositives. Autre moyen d'endiguer l'épidémie : la prévention de la transmission mère-enfant. « De trop nombreuses femmes apprennent leur infection seulement lorsqu'elles sont enceintes ou lorsqu'elles accouchent », déplore Margaret Chan. Prochain objectif : l'accès universel au traitement en 2010.

Kambou Sia AFP ¦ Des activistes de la lutte contre le sida marchent dans les rues d'Abidjan, le 1er d&écembre 2007

www.20minutes.fr

Swaziland : 4 hommes sur 5 refusent de faire un test de dépistage du VIH

Posté le 07.06.2008 par prevsida
Quatre hommes sur cinq au Swaziland, pays qui détient le triste record du taux le plus élevé de VIH au monde, refuseraient d'effectuer un test de dépistage du virus du sida, selon les résultats d'un sondage officiel rendus publics vendredi.

79,6% des personnes interrogées ont avoué ne pas vouloir faire de test, alors que seule une minorité (46%) serait prête à utiliser des préservatifs, a rapporté l'agence South Africain Press Association citant le Bureau central des statistiques.
Près de 40% des adultes de ce pays africain enclavé vivent avec le VIH/sida, selon les chiffres publiés par les Nations Unies.

Dans son rapport publié l'année dernière, l'Organisation des médecins pour les droits de l'Homme a déclaré qu'une croyance traditionnelle selon laquelle les femmes sont inférieures aux hommes aurait contribué à la propagation rapide du VIH au Swaziland, dernière monarchie absolue africaine.

www.casafree.com

VIH/SIDA: un problème rural

Posté le 07.06.2008 par prevsida
Sur les 36,1 millions de personnes infectées par le VIH/SIDA, une écrasante majorité (95 pour cent) vit dans les pays en développement. Et dans ces pays, le SIDA est en train de devenir une menace plus grave dans les zones rurales que dans les villes. Dans l'absolu, il y a plus de ruraux que d'urbains infectés par le virus. L'épidémie se propage à un rythme alarmant jusque dans les villages les plus reculés, réduisant la production vivrière et menaçant la survie des communautés rurales.

* L'Afrique ne représente qu'un dixième de la population mondiale mais 9 nouveaux cas sur 10 d'infection par VIH y sont concentrés. 83 pour cent de tous les décès dûs au SIDA sont en Afrique, où la maladie a tué dix fois plus d'êtres humains que la guerre.
* Dans neuf pays d'Afrique subsaharienne, plus de 10 pour cent de la population adulte est séropositive. Au Botswana, en Namibie, au Swaziland et au Zimbabwe, 20 à 26 pour cent de la population âgée de 15 à 49 ans est porteuse du VIH ou du SIDA

Cependant, le reste du monde n'est guère épargné. En Inde, environ 4 millions de personnes sont infectées par le virus. L'incidence de la maladie est élevée dans plusieurs pays des Caraïbes, même si l'épidémie en Amérique latine s'est propagée plus lentement que dans d'autres régions, et est concentrée dans les zones urbaines.

Une menace pour l'agriculture et la sécurité alimentaire des ménages
Le SIDA déstabilise les systèmes agricoles et affecte la situation nutritionnelle et la sécurité alimentaire des familles rurales. Lorsque des adultes tombent malades et meurent, leurs familles doivent faire face à une baisse de productivité et perdent des connaissances sur les méthodes d'exploitation indigène, ainsi que des actifs.

* La FAO a estimé que dans les 25 pays africains les plus touchés, le SIDA a provoqué la mort de 7 millions de travailleurs agricoles depuis 1985. Il pourrait en tuer 16 autres millions au cours des 20 prochaines années.
En outre, le VIH/SIDA impose une plus lourde charge aux communautés rurales, car de nombreux résidents urbains et travailleurs migrants rentrent dans leur village d'origine lorsqu'ils tombent malades.
En même temps, les ménages dépensent davantage pour payer les frais médicaux et les obsèques, et tandis que le nombre de membres de la famille productifs diminue, le nombre de personnes à charge augmente. Ces réalités mettent en péril la sécurité alimentaire des ménages aussi bien à court qu'à long terme.
Un péril pour les femmes et les jeunes filles
Des facteurs biologiques et sociaux rendent les femmes et les filles plus vulnérables au VIH/SIDA que les hommes et les garçons. Des études ont montré que les taux d'infection par VIH chez les jeunes femmes peuvent être 3 à 5 fois supérieurs. Par ailleurs, certains des mécanismes traditionnels visant à assurer l'accès des femmes à la terre en cas de veuvage contribuent à la propagation du SIDA - comme la coutume qui oblige un homme à épouser la veuve de son frère. Des études ont montré qu'une veuve qui perd l'accès aux biens de son époux peut être forcée de se prostituer pour subsister.

Les femmes et les filles ont, en outre, un surcroît de travail car elles sont normalement chargées de cultiver la nourriture et s'occupent des malades et des mourants. Dans maintes communautés durement touchées, on retire les filles de l'école pour aider aux soins du ménage.

L'impact du SIDA sur les communautés agricoles varie d'un village à l'autre et d'un pays à l'autre. Cependant, il est clair que l'épidémie anéantit les progrès des 40 dernières années en matière de développement agricole et rural. Ceci pose d'énormes problèmes aux gouvernements, aux organisations non gouvernementales et à la communauté internationale. La maladie n'est plus un simple problème de santé: c'est devenu un grand problème de développement.

www.fao.org

Recherche sida:Journée du Sida, cancer, VIH, Maladie, santé, Québec (province)

Posté le 07.06.2008 par prevsida
Tel que nous avons pu le constater, la Journée du sida a provoqué une percée dans la médiatisation d'un sujet dont l'impact quotidien sur la classe moyenne nord-américaine est littéralement inexistant, grâce aux avancées médicales. Toutefois, certains de ces progrès ont créé une nouvelle menace pour les personnes infectées au VIH.
Au cours des 25 dernières années, soit depuis que l'expression «virus d'immunodéficience humaine» (VIH) existe, les cliniciens VIH-sida et les scientifiques ont été témoins de progrès sans précédent dans le traitement de la maladie. Le plus remarquable est que les médicaments antirétroviraux permettent à présent à plusieurs personnes atteintes du VIH de survivre de manière indéfinie, avec une bonne qualité de vie, plutôt que de souffrir d'une progression rapide de la maladie et parfois de mourir précocement. Bon nombre d'experts ont constaté qu'on obtient ce résultat surtout dans les pays occidentaux riches, où l'accès à ces médicaments qui sauvent des vies est plus probable.

Mais cette nouvelle longévité que nous pouvons observer dans les pays occidentaux a soulevé de nouveaux problèmes. Des médecins et des chercheurs ont observé que ce progrès a une conséquence qui n'a été ni rapportée ni observée dans l'infection du VIH. Selon le New England Journal of Medicine et d'autres publications scientifiques, les personnes qui vivent avec le VIH-positif depuis de longues périodes de temps ont développé en grand nombre divers cancers mortels, qui défient les thérapies traditionnelles utilisées pour soigner le cancer chez les personnes qui ne souffrent pas du VIH.

Ces cancers comprennent les lymphomes, les carcinomes et les cancers des poumons (chez les fumeurs et les non-fumeurs). Bien que les chiffres soient relativement peu élevés, ces cancers se développent plus fréquemment chez les personnes infectées au VIH que dans le reste de la population.

Immunité affaiblie

Une des raisons probables est que l'infection au VIH provoque une perte des fonctions immunologiques qui ne peuvent pas être complètement recouvrées avec les médicaments antirétroviraux (ARV). Les ARV ont pour fonction de lutter contre la reproduction du VIH, ce qui prévient la détérioration rapide du système immunitaire et aide à assurer que les patients atteints du VIH ne deviennent les proies de pneumonies et autres infections qui se développent souvent chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Toutefois, le système immunitaire du patient atteint du VIH a probablement déjà été compromis dans sa capacité à se défendre contre certains cancers.

Ces observations soulèvent un nombre important d'inquiétudes. On craint en effet que les taux de cancers chez les populations infectées au VIH continuent d'augmenter. Ces cancers seront-ils restreints à certains types ou seront-ils diversifiés? Une autre observation concerne les traitements. Chez les personnes infectées au VIH, la chimiothérapie pourrait temporairement écarter l'utilisation des ARV pour la prévention de la toxicité aux médicaments ou interactions adverses. Les interruptions de thérapie du VIH pourraient mener à de nouvelles reproductions de virus et à une aggravation de la maladie.

Développer un cancer

Une autre inquiétude importante est que cette augmentation des taux de cancers se signale surtout chez les personnes infectées depuis cinq à quinze ans. En supposant que nos médicaments antirétroviraux continuent d'être de plus en plus efficaces, qu'est-ce que cela signifie pour les personnes qui ont été traitées efficacement contre le VIH depuis de longues périodes de temps, soit de 10 à 25 ans? Est-ce qu'elles seront plus susceptibles de développer un cancer? Personne ne le sait encore, mais nous aurons besoin d'effectuer des surveillances à long terme chez les personnes infectées au VIH afin de repérer les occurrences de taux de cancers.

Il est probable que le nombre de cancers observés chez les personnes infectées au VIH se maintiendra. Plusieurs personnes qui ont été traitées de manière efficace avec des médicaments antirétroviraux au cours de longues périodes de temps ont commencé des thérapies avec des régimes qui étaient moins efficaces et plus toxiques que ceux qui sont utilisés de manière répandue de nos jours, ce qui aurait contribué au taux actuel de cancers.

Mais les dommages répandus sur le système immunitaire ont probablement déjà pris place chez la plupart des patients, quel que soit le moment où leur infection a été diagnostiquée, à partir du moment où leur thérapie a commencé; les mécanismes de défense naturels du corps contre le cancer ont probablement déjà été compromis dès le moment où la thérapie a débuté.

Meilleurs médicaments

Plusieurs personnes ont oublié que certains cancers rares, comme le sarcome de Kaposi, ont été signalés chez les personnes infectées au VIH avec des fréquences relativement élevées dans les années 80, bien avant que les médicaments antirétroviraux ne soient disponibles. À l'époque, comme aujourd'hui, on a présumé que cette augmentation de fréquences était attribuable aux dommages que le VIH avait infligés au système immunitaire.

Les nouvelles données sur le cancer soulèvent le besoin de développer de meilleurs médicaments qui devraient fonctionner non seulement pour interrompre la reproduction du VIH, mais aussi pour rétablir les fonctions immunitaires de manière plus efficace que les médicaments disponibles à l'heure actuelle. Les changements qui se reflètent dans l'évolution du VIH-sida en tant qu'état à long terme et dans la qualité de vie des personnes qui le subissent sont des rappels que le sida est toujours une maladie redoutable, malgré les progrès que nous avons obtenus au cours d'un quart de siècle de thérapies, d'acceptation et de conscientisation.

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