Posté le 22.07.2008 par prevsida
La santé est gravement malade à Oran. La situation actuelle interpelle au plus haut degré les autorités publiques régionales et nationales et nécessite un traitement de choc à la hauteur de l’événement.
Au dernier bilan du premier semestre de l’année en cours, les services sanitaires spécialisés du CHU d’Oran, ont recensé 253 cas de sida. Près d’une centaine de cas sont avérés et 155 autres sont porteurs du VIH. Ainsi, plusieurs nouveaux cas viennent s’ajouter et alourdissent une liste, déjà longue, des sidéens. Ils ont été dépistés au mois de juin dernier par les services spécialisés du CHU d’Oran. Des enfants, des femmes, des personnes âgées, des jeunes, sont victimes du virus du VIH. Aucune tranche d’âge ni couche sociale ne sont épargnées.
Les femmes et les enfants en bas âge sont les plus exposés aux risques du phénomène. Au total, plus d’une centaine de femmes sont touchées. L’on a également recensé pas moins de 80 enfants, soit un taux de 32%, qui ont contracté la maladie parmi lesquels 14 nouveau-nés, apprend-on de source hospitalière. Le reste des victimes varie entre deux et dix ans, selon les mêmes sources. Toujours dans le même chapitre des bilans arrêtés au mois de juin de cette année, il a été enregistré près de 69 hommes ayant contracté le sida. Les bilans sont lourds comparativement au premier semestre de l’exercice écoulé où l’on recense 340 cas pour l’année 2007.
Ce qui suscite les inquiétudes des spécialistes qui tirent la sonnette d’alarme. «Nous ne sommes qu’au septième mois, le bilan actuel est appelé à connaître une montée fulgurante d’ici à la fin de l’année en cours». Ces spécialistes sont unanimes à dire que la situation, qui est plus qu’inquiétante, exige des mesures à la hauteur de l’événement et une prise en charge sérieuse.
Toutefois, il n’est pas précisé comment des femmes et des nourrissons, notamment aient pu contracter le virus du sida. Par transfusion sanguine, par erreur médicale? Le nombre, tout de même important des sidéens ne s’explique pas autrement. Il reste que la santé à Oran est bien malade. Au moindre relâchement, l’éclosion de toutes sortes de maladies se traduit de manière phénoménale.
Sur un autre plan, les maladies respiratoires gagnent davantage du terrain. Ainsi, le service ayant à sa charge cette mission au CHU d’Oran est quotidiennement envahi par les patients. Plusieurs dizaines de personnes, souffrant de maladies respiratoires, affluent ainsi quotidiennement, soit pour soins, soit pour consultations. A l’origine, le niveau du thermomètre qui reste instable entre hausse et baisse avec un taux d’humidité variable, constitue les causes principales des maladies respiratoires. Aussi, la canicule qui sévit actuellement à Oran a touché 70 personnes, victimes des fortes chaleurs, qui ont été admises en consultation.
Plusieurs de ces dernières ont été hospitalisées pour un court séjour. Ajouter à ce lot, la tuberculose qui refait surface et vient en tête de ces affections. Une moyenne de 12% de la population d’Oran est sévèrement atteinte par cette maladie.
Des pathologies qu’on croyait disparues refont, ici et là leur apparition au moment où des personnels de plusieurs services du CHU d’Oran se livrent à des luttes syndicales autour des oeuvres sociales.
www.lexpressiondz.com
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Posté le 09.07.2008 par prevsida
Santé-Mozambique - Les programmes de lutte contre l'épidémie du VIH/SIDA doivent être durables de manière à réduire la dépendance aux bailleurs de fonds et la vulnérabilité des pays à toute sorte de manipulation ou de pression politique.
C'est la position défendue par Matilda Moyo, une représentante zimbabwéenne du Mouvement d'Afrique australe pour l'accès au traitement (SANTAMO), samedi à l'occasion de la Conférence de la société nationale mozambicains sur le VIH/SIDA.
Comme exemple, Mme Moyo a cité son propre pays (le Zimbabwe) où la politique appliquée par le régime du président Robert Mugabe a empêché l'apport d'une aide financière internationale pour lutter contre le SIDA.
Le Zimbabwe est actuellement plongé dans une crise économique avec le taux d'inflation le plus élevé du monde (de plus de 150.000% sur un an).
Mme Moyo a indiqué que le gouvernement zimbabwéen avait mis sur pied un Conseil national pour le SIDA qui, à son tour, a créé le Fonds national d'affectation spéciale contre le SIDA, ayant pour mission de gérer tous les fonds destinés à la lutte contre l'épidémie.
Actuellement, 50% de son budget sert à acheter des médicaments anti-rétroviraux.
Dans sa quête de durabilité, le gouvernement a imposé une taxe spéciale pour le VIH/SIDA, appliquée au taux de trois pour cent sur tous les revenus personnels.
Mme Moyo a ajouté qu'une autre manière de garantir des fonds pour la lutte contre le SIDA serait l'application effective de la Déclaration d'Abuja de 2001.
www.afriquenligne.fr
Dans cette Déclaration, les pays africains ont reconnu l'impact du VIH/SIDA sur leurs économies et se sont engagés à consacrer 15 pour cent de leurs budgets nationaux au financement des programmes de santé et particulièrement les réactions nationales au VIH/SIDA.
Cependant, cet objectif est loin d'être atteint, ce que Mme Moyo a attribué au manque de volonté politique.
"Il n'y a pas de volonté politique et c'est la raison pour laquelle la Société civile doit intervenir pour obliger les gouvernements à respecter la Déclaration d'Abuja", a-t-elle déclaré.
Mme Moyo a également estimé que le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) pouvait être utilisé pour faire pression sur les gouvernements.
Cependant, le MAEP est un mécanisme auquel l'adhésion est volontaire et plusieurs gouvernements répressifs, dont celui du Zimbabwe, ne l'ont pas encore signé.
D'autres voix se sont élevées lors des réunions de samedi pour exiger une plus grande participation de la Société civile à l'élaboration de politiques pour lutter contre l'épidémie au Mozambique.
"Nous souhaitons être impliqués dans l'élaboration des programmes de lutte contre le SIDA", a insisté un délégué de la province mozambicaine du Nord de Nampula.
Le SIDA n'a pas simplement créé le besoin d'une prise en charge médicale dans des régions où les systèmes de Santé sont déjà faibles et dépassés -mais il fait également des ravages parmi le personnel de Santé lui-même.
Au Mozambique, au Lesotho et au Malawi, les professionnels de Santé meurent désormais en grands nombre du SIDA.
Abigail David, qui représente le Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA), a préconisé un renforcement urgent des systèmes nationaux de Santé.
www.afriquenligne.fr
Posté le 09.07.2008 par prevsida
Un plan de lutte contre le Sida dans la région de Tadla-Azilal a été au centre d'un atelier organisé, lundi à Béni Mellal, dans le cadre de la décentralisation du Programme national de riposte à cette maladie.
Les grands axes de ce plan régional ont été présentés lors de cet atelier, initié par la délégation du ministère de la Santé en collaboration avec le Programme national de lutte contre les IST-Sida et le Programme commun des Nations unies Sur le VIH/Sida (Onusida).
Le plan tend à intégrer les spécificités et les besoins de la région et définir les résultats chiffrés en terme de couverture des personnes les plus exposées aux risques d'infection par le VIH à travers des activités de prévention/dépistage et des actions de prise en charge et d'appui.
Il vise aussi à renforcer les activités de prévention de qualité répondant aux besoins des populations les plus exposées au risque d'infection par le VIH, à accroître les opportunités de Conseil et de dépistage du VIH, dans le respect du droit des personnes, et à assurer des soins de qualité et une prise en charge psychosociale pour les porteurs du virus.
Cet atelier fixe également pour objectif le renforcement de la coordination entre les partenaires engagés dans le domaine de la lutte contre le Sida dans la région d'où l'importance de la démarche participative conduite pour faire réussir ce processus de planification, a souligné à l'ouverture de cette rencontre le délégué de la Santé, Mustapha Reddadi.
Mettant en exergue les réalisations accomplies et les efforts déployés par le Maroc en matière de lutte contre cette maladie, M. Reddadi a appelé à davantage de mobilisation pour améliorer la qualité des interventions et impliquer de nouveaux partenaires.
Après avoir rappelé la menace "de plus en plus croissante" du fléau du Sida qui gagne du terrain partout dans le monde, M. Reddadi a souligné l'importance de la prévention qui "demeure l'unique moyen" de lutte contre l'épidémie dont les conséquences restent considérables aussi bien sur la santé des populations que sur l'économie.
"Il est indispensable que tous les secteurs concernés par la lutte contre le Sida se mobilisent et agissent tant que la situation n'est pas réellement inquiétante", a-t-il ajouté.
Pour sa part, le représentant de l'Onusida, Kamal Alami, a indiqué que ce plan régional constitue une étape fondamentale pour la mise en œuvre du principe de l'accès universel aux soins de santé dans ce domaine.
"Ce plan définit des objectifs précis et consacre la politique de décentralisation et de déclinaison du programme national qu'il faut capitaliser", a-t-il dit.
Le programme national de lutte contre le Sida prévoit, avec l'appui de l'Onusida et du Fonds des Nations unies pour la population, sa déclinaison en plans stratégiques régionaux, dans le but de l'adapter aux spécificités locales et d'assurer une meilleure couverture géographique des populations les plus exposées au risque d'infection.
Selon les dernières statistiques, un total de 57 cas de Sida, dont 52 à Béni Mellal, ont été recensés dans la région de Tadla-Azilal, soit 2,5% de l'ensemble des cas enregistrés au Maroc.
Le mode de transmission hétérosexuel est largement prédominant avec 74 des cas dans la région qui occupe la 12e place parmi les régions les plus touchées au niveau national.
www.lematin.ma
Posté le 08.07.2008 par prevsida
"Il n'y a plus de honte à porter le virus. J'invite tout le monde à se dépister", du haut d'un camion, Pascal Gnangny, le sous-préfet de Noé, à la frontière ivoiro-ghanéenne, profitant du passage de la "caravane de la vie" pour faire de la prévention contre le sida.
Partie de Lagos le 30 mai, la capitale économique nigériane, cette caravane doit rallier samedi Abidjan pour sensibiliser à la lutte contre le VIH/sida les utilisateurs de cet axe routier majeur qui traverse cinq pays (Nigeria, Bénin, Togo, Ghana et Côte d'Ivoire).
Le camion-podium de la caravane, orné d'une large banderole avec le slogan "Le corridor sans VIH/sida. Marquons la différence", s'est immobilisé mercredi dans la grande cour de la sous-préfecture de Noé (225 km à l'est d'Abidjan), après avoir traversé le poste frontalier d'Elibu, en provenance du Ghana.
Près de 4.000 personnes ont fait le déplacement pour écouter le message qui a déjà été délivré dans une vingtaine de localités depuis Lagos. La cérémonie est ponctuée de sketchs, témoignages, discours et distributions de préservatifs.
L'objectif est de "sensibiliser directement trois millions de personnes et atteindre les 100 millions par médias interposés", explique Justin Koffi, le secrétaire exécutif de l'Organisation du corridor Abidjan-Lagos (OCAL), en charge de la caravane.
L'idée est née en 2001 au sommet d'Abuja sur le sida, qui a mis au jour que le "corridor Abidjan-Lagos est malade du sida", raconte M. Koffi. Les chefs d'Etat des cinq pays concernés avait alors décidé de créer l'OCAL, un organisme inter-étatique visant à "éradiquer ces maux".
La caravane, qui en est à sa troisième édition (2004, 2006), a déjà révélé que le taux de prévalence aux frontières est deux fois plus élevé qu'à l'intérieur des pays où les programmes nationaux de lutte contre le sida souvent ne ciblent pas ces zones à risque.
Les routiers ou les transporteurs sont présentés comme les plus grands vecteurs de propagation de la maladie, dans un corridor qui concentre à lui seul plus 60% des activités économiques de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
"On parle ici sans tabou de la maladie, une façon de convaincre les hésitants à faire leur dépistage", estime Aminata, 20 ans, une coiffeuse de Noé venue voir la caravane.
Pour Jean Brédou, un vendeur de friperies, "la propagation de la maladie est fulgurante dans la ville, lieux de trafics de tous genres".
Non loin, quelques volontaires profitent du centre ambulatoire qui a été installé pour faire un dépistage.
"Il était temps!", lance un passant à la vue d'un policier venu faire son test.
En dehors des transporteurs, les policiers, douaniers, prostituées, commerçants et vendeurs ambulants constituent les cibles privilégiées du projet "caravane de la vie", qui bénéficie d'un financement de 45 millions de dollars du Fonds mondial de lutte contre le sida pour cinq années.
Sur plus de 1.000 kilomètres déjà parcourus, la caravane a déjà permis la distribution de 600.000 préservatifs et offert le dépistage à 50.000 personnes. Plus 80.000 cas de maladies sexuellement transmissibles (MST) ont été aussi diagnostiqués et traités.
L'Afrique subsaharienne, qui représente 10% de la population mondiale, compte à elle seule plus de 63% des personnes vivant avec le VIH/sida dans le monde. la Côte d'Ivoire était le pays le plus touché avant que le taux de prévalence ne baisse de 10 à 4,7%.
afp.google.com
Posté le 08.07.2008 par prevsida
Les personnes qui souffrent du VIH/sida et leurs proches pourront consulter le portail Internet www.pvsq.org pour obtenir du soutien.
Lancé mardi, le portail cherche à établir un partenariat entre l'ensemble des ressources disponibles pour aider les personnes infectées, où qu'elles se trouvent au Québec.
L'initiative provient de la Maison du Parc, à Montréal, un organisme qui souhaitait souligner à sa façon les 25 ans de la découverte du sida.
Les internautes qui cherchent de l'information au sujet du VIH/sida pourront la dénicher sur le site, alors que les intervenants qui travaillent avec les personnes infectées pourront échanger sur les moyens d'agir.
Une ligne téléphonique et un service de soutien sont par ailleurs disponibles pour briser le sentiment d'isolement ressenti par les personnes qui vivent avec le VIH/sida.
Le projet est soutenu par le docteur Mark Wainberg, directeur du Centre sur le SIDA de l'Université McGill.
www.jminforme.ca
Posté le 08.07.2008 par prevsida
Le fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) organise depuis vendredi à Malabo, capitale équato-guinéenne, un séminaire pour former des communicateurs en vue de sensibiliser les populations en ce qui concerne la transmission et le traitement du Sida, a rapporté vendredi la Radio Africa N°1.
Un cours de communication avec des mots appropriés sera donné aux journalistes afin que les messages qu'il faut diffuser soient facilement assimilables pour les populations qui tardent encore à cerner et à accepter l'existence de cette maladie.
Selon cette source, la promiscuité sexuelle et la prostitution à l'origine de la transmission du VIH/Sida, ont atteint des proportions alarmantes dans les grandes métropoles de Bata et Malabo, des villes assaillies par de nouveaux résidents venus des pays voisins.
Le ministre de la Santé et du Bien-être social cité par la radio africaine, a déclaré récemment que "le nombre de personnes infectées en quelques années dans le pays, est passé au double" sans préciser le chiffre.
www.french.xinhuanet.com
Posté le 08.07.2008 par prevsida
a ministre gabonaise en charge de la Lutte contre le Sida, maître Denise Mekam’ne, a procédé le 21 juin dernier au lancement de la caravane de sensibilisation contre le Sida à Koulamoutou, chef-lieu de l’Ogooué-Lolo, première étape de cette initiative interprovinciale. La caravane promeut une démarche très axée sur l’information et la sensibilisation de proximité destinée à susciter une prise de conscience généralisée sur les risques sanitaires, et socio économiques liés à cette pandémie.
Les populations de la capitale provinciale de l’Ogouué- Lolo étaient nombreuses à prendre part le 21 juin dernier au lancement de la caravane interprovinciale de sensibilisation contre le Sida, dont le lancement a été donné par la ministre de tutelle, maître Denise Mekam’ne.
Première étape de cette caravane pour la sensibilisation et l’information de proximité des populations de l’intérieur du pays sur les risques et les moyens de lutte contre le Sida, Koulamoutou s’est massivement mobilisée pour accueillir cet évènement.
«Je me permets d’interpeller les chefs de familles, les chefs de communautés, les chefs religieux, pour leur dire qu’ils sont des leaders d’opinion. Vous devez au sein de vos groupes, pendant vos séances de prières, pendant vos séances de causeries, continuer à véhiculer les informations» a lancé la ministre en charge de la Lutte contre le Sida.
«Pour l’heure, le Sida n’a pas de vaccin, il n’a pas de remède, il tue inexorablement. Aujourd’hui, la sensibilisation des populations sur l’enracinement, le développement du Sida, paraît inévitablement la porte par laquelle il faut passer pour bloquer l’évolution de la pandémie dans notre pays. Vos services ont des statistiques. La situation générale de notre pays n’est pas rassurante, nous ne pouvons pas nous permettre de baisser les bras» a déclaré le maire de la commune.
Pendant plusieurs jours, les pairs éducateurs qui ont reçus une formation préalable vont devoir se déployer dans les différents quartiers de la commune à la rencontre des familles pour donner les informations de base nécessaires à une meilleure connaissance des risques, une prise de conscience des enjeux et une certaine maîtrise des moyens de lutte.
La cérémonie de lancement à laquelle prenait part de nombreux officiels venus de Libreville et la plupart des élus locaux, a également permis de lancer un message fort sur la prise en charge et la considération des personnes vivant avec le VIH/Sida. Une jeune femme a témoigné devant l’assistance des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les malades frappés par ce virus.
«Le regard des uns tend à vouloir dire que les personnes vivant avec le VIH/Sida sont forcément des irresponsables. Mais il ne s’agit nullement d’une fatalité mais d’un concours de circonstances malheureuses. Nous avons contracté cette maladie, mais nous voulons, comme les autres personnes vivant avec le diabète, avec l’hypertension artérielle, que la société nous comprenne pour que ceux qui ont peur acceptent de vivre avec le VIH», a témoigné la jeune femme.
A l'issue de la cérémonie de lancement de cette caravane, des paquets de préservatifs ont été distribués aux élus des différentes circonscriptions pour renforcer les capacités de prévention et de lutte contre la pandémie.
www.gaboneco.com
Posté le 08.07.2008 par prevsida
Selon un nouveau rapport de l’ONU, la religion et les origines culturelles auraient un impact à la fois positif et négatif sur les efforts déployés pour combattre le sida.
Selon ce rapport intitulé Africa: The Socio-Economic Impact of HIV/AIDS, les questions culturelles et religieuses ont à la fois des effets positifs et négatifs. La religion et principalement la collaboration des leaders religieux aident à conscientiser aux dangers de la maladie. Pourtant, les différences qui subsistent dans la culture sexuelle entre les hommes et les femmes contribuent à favoriser la propagation le virus. Par exemple, les rapports inégaux dans les relations de couple combinés aux stéréotypes face aux femmes favorisent la propagation de la maladie.
Les travailleurs humanitaires ont besoin de trouver des façons pour que les hommes et les garçons s’engagent à combattre les stéréotypes basés sur le sexe», affirme la directrice générale du Fond des Nations Unies pour la femme, Ines Alberdi. Une action est nécessaire pour sensibiliser les hommes à adopter une attitude respectueuse des droits des femmes, responsable, non violente et non abusive.»
Mariages polygamiques
Le rapport conclut que la preuve que la polygamie n’augmente pas les risques de transmission est inconsistante. «Des taux élevés d’infection sont souvent retrouvés dans des secteurs où il y a également beaucoup de polygamie». Pourtant, l’inverse est aussi vrai. Par exemple, au Ghana, 44 % des mariages sont polygamiques, mais les taux d’infection sont bas.
Relations entre les hommes
Le rapport note aussi que la circoncision aide à faire décroitre le risque de transmission du SIDA entre les hommes.
sante.canoe.com
Posté le 08.07.2008 par prevsida
L'expérience de l'Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), section Maroc, en matière de prévention de l'infection par ce virus et de prise en charge des migrants a été présentée à Madrid, à l'occasion d'un atelier scientifique initié du 25 au 27 juin.
Lors de cette rencontre relative au projet sur "L'impact de l'immigration sur l'épidémiologie du Sida et la tuberculose dans le pourtour méditerranéen", la présidente de l'OPALS-Maroc, Mme Nadia Bezad, a exposé les champs d'intervention de l'Organisation, dans le domaine de la prévention, ayant pour cible les réfugiés.
Les actions entreprises dans ce sens, a-t-elle précisé, ont porté notamment sur la formation de 2.000 médiateurs à la sensibilisation aux dangers de ces pandémies, la production de documents didactiques spécialisés (affiches et dépliants en dialectes africains) et la mise en scène d'une pièce théâtrale.
En outre, 2.660 personnes ont bénéficié de consultations générales et spécialisées dans le centre de traitement ambulatoire de l'OPALS-Maroc, a ajouté Mme Bezad.
Le Maroc et l'Espagne sont fortement impliqués dans le projet "Impact de l'immigration sur l'épidémiologie du Sida et la tuberculose dans le pourtour méditerranéen", qui a démarré en mai 2007 dans l'objectif de promouvoir la coopération internationale en matière de recherche scientifique dans la zone euro-méditerranéenne.
Inscrite dans le cadre du partenariat entre l'OPALS-Internationale et le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), cette initiative ambitionne également l'amélioration des capacités des pays du pourtour méditerranéen à obtenir des informations épidémiologiques de qualité sur les infections sexuellement transmissibles (IST), le sida et la tuberculose parmi les immigrants, et ce dans le respect des droits de l'Homme.
Initié par l'Institut de santé Carlos III, cet atelier est le deuxième du genre après celui organisé en novembre 2007 à Rabat.
Le Maroc était représenté par une importante délégation composée de responsables du ministère de la Santé, de représentants des départements de la Justice et de l'Intérieur, d'universitaires, d'acteurs associatifs et de représentants de l'Association de lutte contre le sida (ALCS).
Créée en 1994, l'OPALS-Maroc fait partie de l'OPALS-Internationale qui regroupe des associations similaires dans 11 pays africains.
Disposant d'un siège à Rabat et de 16 sections à travers le Royaume, elle s'assigne comme objectif la lutte contre le sida à travers trois volets : la prévention, l'action communautaire, ainsi que la prise en charge médicale et psychosociale des personnes atteintes des IST/Sida.
www.lematin.ma
Posté le 08.07.2008 par prevsida
La société tunisienne traverse des mutations en profondeur. Des mutations tellement rapides qu’elles nous ont pris de court, générant des risques difficiles à gérer. La libération des mœurs, l’ouverture sur d’autres cultures, l’âge tardif du mariage sont autant de facteurs, qui, joints à une population jeune, ont donné naissance à des comportements sexuels à risque.
En effet, les études révèlent que 50 % des jeunes de 18 à 29ans sont sexuellement actifs. Par ailleurs, 12 à 18 % des filles et 50 à 60 % des garçons ont des relations sexuelles avant mariage. 80 % de ces jeunes ont des relations irrégulières avec des partenaires occasionnels. Des comportements à risque, car non protégés dans la plupart des cas. D’autant que les filles sont beaucoup plus enclines à prendre la pilule, de peur de la grossesse, que de se protéger par un préservatif.
Pr Mohamed Chakroun, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Fattouma Bourguiba de Monastir qui a présenté ces chiffres dans le cadre du dernier cercle de la santé de l’ONFP de l’année 2008 portant sur les femmes et enfants face aux IST/VIH : une vulnérabilité accrue », s’est auparavant posé la question : les IST sont-elles préoccupantes en Tunisie ?
Et sa réponse est ambivalente. « Oui, du fait de l’évolution de la société et des comportements. Non, au regard des données disponibles", entendez par là, qui n’inspirent pas inquiétude.
Mais ces chiffres souffrent de la sous-déclaration, étant donné l’existence de personnes dont la maladie est non dépistée. En effet, les chiffres officiels font état de 1383 cas de VIH/sida cumulés depuis l’apparition du premier cas en 1985. Le Grand Tunis et la région du centre-est, totalisant 45 % de la population tunisienne, enregistrent 70 % des cas de VIH/sida.
Les infections sexuellement transmissibles (IST) souffrent, par ailleurs, d’une sous déclaration importante et d’une automédication très fréquente. La présence d’une IST non traitée (souvent asymptomatique) est un facteur de risque supplémentaire pour l’infection à VIH, souligne Pr Chakroun qui précise que les femmes sont au moins quatre fois plus vulnérables aux infections sexuellement transmissibles et surtout au VIH que les hommes. «La femme est plus réceptive que l’homme au VIH vu la présence du virus en quantités importantes dans le sperme que dans les sécrétions vaginales. La réceptivité devient d’autant plus importante dans le cas de rapports sexuels pendant les règles ou pendant la période suivant l’accouchement».
Honte, douleur et solitude
La séropositivité féminine est très mal vécue. Les femmes la vivent dans la plus grande solitude, dans le secret et la honte, surtout lorsque la contamination a été sexuelle, précise le conférencier.
Le film documentaire a, à juste titre, présenté les témoignages poignants de femmes séropositives. Cette femme malade raconte son hystérie quand elle a appris la contamination de sa fille de cinq ans. «J’ai eu beaucoup de mal à l’admettre. Si j’avais su que j’étais malade, je ne lui aurais jamais donné naissance », regrette-t-elle.
Des femmes évoquent aussi comment elles ont été contaminées, à leur corps défendant, par des maris qui les trompaient et qui les prenaient de force, sachant pertinemment les dangers qu’ils les leur faisaient courir. D’autres poussées par les affres de la pauvreté et de la précarité sur le chemin de la prostitution, relatent résignées, comment leurs bourreaux de clients les empêchaient de se protéger en allant jusqu’à les brutaliser en échange de quelques faveurs matérielles. Pas moins que ces femmes touchées de plein fouet par le syndrome d’immuno-déficience acquise, les enfants innocents vivent aussi durement une maladie stigmatisante, dont ils n’ont été pour rien responsables. Cette fille de 11ans, avec sa petite voix pleine d’amertume, affiche beaucoup de dignité devant sa maladie : « Quand je suis à l’école et que je me blesse, je m’enfuis me cacher et j’essaie de me soigner toute seule pour ne pas contaminer mes camarades. Et elle poursuit : je refuse d’aller à l’hôpital, car, là-bas je ne rencontre que des malades. Je n’ai pas envie de contracter de nouvelles maladies, je ne veux pas, non plus, contaminer les autres. J’ai doublement peur, pour moi et pour les autres », confie-t-elle avec une sincérité angélique.
Même si le sida ne se pose pas en des termes inquiétants en Tunisie, les médecins, sans vouloir être alarmistes, tirent la sonnette d’alarme. La lutte contre le sida est une affaire de tous. La prévention reste la seule voie de salut pour s’en prémunir. Pr Chakroun en préconise une facile et efficace : l’abstinence et la fidélité, sinon le préservatif.
La Tunisie a désormais engagé une riposte à la menace d’extension du VIH/Sida, grâce à un financement de Global Fund : 17803000 $ sur cinq ans. Cette action vise à réduire les risques de transmission des IST/VIH/Sida parmi les groupes à comportement à haut risque ( professionnels du sexe, usagers de drogues injectables, homosexuels), à renforcer la prévention parmi les jeunes et les militaires et mettre en place un système national de suivi et d’évaluation relatif aux IST/VIH/Sida.
Qu'en est-il des causes de contamination en Tunisie ? Chez les hommes, les principaux modes de transmission du VIH sont l’usage de drogue intraveineuse, UDI ( 38,3%), la transmission hétérosexuelle ( 29,6%), et enfin la transmission homosexuelle (9%). Chez les femmes, 63,6 % ont été contaminées par voie sexuelle, et 7,1 % par injection de drogue.
www.gnet.tn