Posté le 12.03.2008 par prevsida
A 23 ans, Stephen Mukasa, pêcheur sur le lac Victoria, en Afrique de l’Est, est bien plus terrifié à l’idée de se noyer dans les eaux du lac qu’à l’idée de mourir des suites d’une maladie opportuniste liée au VIH/SIDA.
« Les accidents mortels en mer sont plus pleurés que quand une personne meurt du VIH/SIDA », a-t-il expliqué à IRIN/PlusNews. « Quand quelqu’un meurt brusquement, c’est tragique, tandis que mourir du sida, c’est un processus prolongé ».
« Un corps tiré des eaux lorsqu’un bateau a chaviré, ce n’est pas beau à voir, et ça traumatise tous les pêcheurs », a renchéri Richard Kiwanuka, un autre pêcheur.
Selon James Kigozi, porte-parole de la Commission ougandaise de lutte contre le sida (UAC), qui gère les opérations nationales de lutte contre l’épidémie, des enquêtes menées en 2007 ont confirmé que les pêcheurs craignaient plus les eaux du lac que la pandémie du sida.
Près d’un million d’Ougandais sont morts du VIH/SIDA depuis que le premier cas a été décelé, en 1982, à Kasensero, une localité située au sud-ouest de Kampala, la capitale, et habitée par une communauté de pêcheurs.
« La nature de leur travail les expose à des dangers », a expliqué M. Kigozi. « Bon nombre d’entre eux nous ont dit qu’ils pouvaient mourir dans le lac chaque fois qu’ils vont pêcher et qu’ils trouvaient notre façon de parler du VIH [...] déplacée, parce qu’ils pensent que cette maladie les épargne pendant au moins cinq ans et plus ».
Selon l’UAC, le taux de prévalence du VIH au sein des communautés de pêcheurs atteindraient 38 pour cent dans certaines régions, soit plus de cinq fois la moyenne nationale (6,4 pour cent).
Dans la plupart des points de débarquement et des îles du lac, les pêcheurs, de l’argent plein les poches après avoir vendu leurs prises de la journée, font appel aux services des travailleuses du sexe ou rivalisent pour obtenir les faveurs des quelques autres femmes disponibles.
« Bon nombre d’entre eux pensent que le lac est leur banque, l’endroit où, les bons jours, ils peuvent aller pour renflouer leurs portefeuilles », a expliqué M. Kigozi. « Certains croient encore qu’en naviguant sur les eaux du lac, on est automatiquement lavé ; c’est pourquoi [ils sont persuadés que] les gens qu’on trouve sur les îles [du lac] n’ont pas la maladie ».
« Je vois toujours des travailleuses du sexe embarquer sur des bateaux en direction des îles », a raconté Stephen Kwezi, 29 ans, porteur au point de débarquement de Kasenyi, dans le district de Wakiso (centre). « La plupart des pêcheurs – jeunes et vieux – passent leur temps libre à boire avec des femmes et finissent dans une des nombreuses loges disponibles ».
Selon une enquête du service des pêches du ministère de l’Agriculture, la propagation du VIH chez les communautés de pêcheurs s’explique entre autres par le fait que ceux-ci voyagent et sont ainsi souvent séparés de leurs épouses et des normes socioculturelles qui régulent les comportements au sein des communautés stables.
Le style de vie des pêcheurs suppose aussi qu’ils travaillent dans des environnements isolés, où ils ont peu de divertissements, mais où ils peuvent aisément obtenir les services des travailleuses du sexe, ainsi que de la drogue et de l’alcool.
Malgré ce que l’on sait sur le comportement très risqué des pêcheurs, trop peu de cliniques, de pharmacies et d’organisations non-gouvernementales (ONG) distribuent des préservatifs aux points de débarquement et sur les îles, a toutefois noté M. Kigozi.
En outre, en raison de la forte mobilité des pêcheurs, il leur est difficile de suivre des programmes de traitement antirétroviral (ARV).
Inverser la vapeur
Pour renverser certaines de ces tendances, le ministère de l’Agriculture a élaboré un plan stratégique destiné à améliorer les moyens de subsistance, les services sociaux, les infrastructures, l’organisation sociale et la gouvernance des communautés de pêcheurs ougandaises.
« Il semble que le VIH ait plus de risques de se propager dans ce type d’environnements, et que les populations ne soient pas en mesure de trouver l’aide sanitaire et autre dont ils ont besoin lorsqu’elles tombent malades », a indiqué Aventino Bakunda, chargé du VIH au sein du ministère.
Selon M. Kigozi, de l’UAC, le gouvernement prévoit également de mettre en œuvre un programme de proximité agressif qui comprendrait la mise en place de cliniques mobiles et le recrutement d’agents « du changement » au sein des communautés, chargés de promouvoir l’utilisation des préservatifs et d’en distribuer.
Selon le ministère, la décimation continue des communautés de pêcheurs par la pandémie du sida pourrait avoir de lourdes conséquences sur une industrie qui représente plus de 200 millions de dollars américains en revenu d’exportation annuel, et fait vivre environ 700 000 habitants à travers le pays, selon les estimations.
« Les pêcheurs emmagasinent des connaissances et des compétences sur les questions liées au climat, à la navigation, aux littoraux et aux points de débarquement, au mouvement des bancs de poissons, aux techniques de manipulation des bateaux et de l’équipement, à l’entretien et aux marchés », peut-on lire dans le plan stratégique.
« Les pères qui meurent jeunes ne peuvent pas former leurs fils. Or, il faut du temps aux nouveaux travailleurs pour acquérir les connaissances et les compétences nécessaires ».
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Posté le 12.03.2008 par prevsida
Le projet Pour une participation accrue des Pvvih dans la lutte contre le Sida au Sénégal (Paplus) veut combattre la discrimination et la stigmatisation dont sont victimes les malades en accentuant l’implication de ces derniers dans la lutte.
Impliquer davantage les Personnes vivant avec le Vih/Sida (PvVih), tel est l’objectif du projet dénommé Pour une participation accrue des PvVih dans la lutte contre le Sida au Sénégal (Paplus). Cette organisation s’investira dans la lutte contre toutes les formes de discrimination des personnes vivant avec cette maladie. « L’idée de ce projet vient du constat qu’en dépit du succès indéniable que représente notre Programme national de lutte contre le Sida, le Sénégal marque un net retard par rapport à certains pays dans la sous-région tels que le Mali ou le Burkina Faso en ce qui concerne l’implication des PvVih dans la réponse à l’épidémie », explique le professeur Ibrahima Lamine Diop. Selon lui, l’absence des PvVih sur le front de lutte explique la persévérance de la stigmatisation qui risque de compromettre les acquis enregistrés par le Sénégal. « Une telle situation est préjudiciable aux efforts entrepris jusqu’à présent dans la lutte contre le Sida », indique Ibrahima Diop.
Neuf associations de PvVih réparties dans trois régions ont été soutenues par le projet Paplus. Le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et logistiques pour favoriser l’émergence d’une meilleure culture de la gouvernance est au cœur dans l’encadrement de ces structures. Les associations financées auront aussi pour mission d’apporter l’assistance nécessaire à toutes les malades. « Les associations sélectionnées organiseront des séances d’éducation thérapeutique, des causeries pour un accès facile au traitement et surtout des séances d’éducation thérapeutique et une assistance juridique aux malades », note le président.
Prenant la parole, le secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), le Dr Ibra Ndoye, a salué l’initiative. Et comme son prédécesseur, il a reconnu que des efforts restent à faire pour combattre la stigmatisation et la discrimination. « Il nous reste un travail à faire en matière de lutte contre la discrimination et la stigmatisation. Aujourd’hui, les personnes vivant avec la maladie ont commencé à témoigner à visage découvert. Il faut les encourager. Il ne faut pas que leur famille leur pose des problèmes », plaide le docteur Ibra Ndoye.
Le secrétaire permanent de la plate-forme a axé son intervention sur la culture de la transparence dans la gestion des fonds alloués aux associations. « Nous pensons que ce projet va contribuer à réduire les inégalités. Il faut une bonne gouvernance dans la gestion des fonds. Car, du succès de ce projet dépend le financement d’autres projets », avertit le secrétaire permanent de la plate-forme des Acteurs non étatiques (Ane), Maïmouna Dieng. D’ailleurs, le docteur Ibra Ndoye a rappelé la place centrale que les associations engagées dans la lutte contre la pandémie au Sénégal doivent accorder à la culture de la transparence dans la gestion de fonds. « Nous souhaitons que tous ces financements soient donnés aux organisations qui ont une bonne capacité de gestion financière pour justifier l’utilisation des fonds », avance-t-il.
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Posté le 12.03.2008 par prevsida
La transmission du Sida de la mère à l’enfant du Vih est en voie de disparition dans les pays du Nord grâce à la mise en place d’un nouveau traitement de l’infection à Vih. Au Sénégal, on ne parle pas encore de ce traitement parce qu’une étude est en cours. Pour le moment, ce sont 84 sites qui sont ouverts pour prévenir la transmission du Sida de la mère à l’enfant.
La Prévention de la transmission du Sida de la mère à l’enfant (Ptme) permet de réduire le fardeau de la morbidité et de la mortalité infantile, mais surtout de contribuer à l’amélioration de la santé maternelle et infantile. Seulement, cela passe par une bonne prise en charge des femmes enceintes. Pour renforcer cette prise en charge, un nouveau traitement de l’infection à Vih de la mère à l’enfant est en train de faire ses résultats au niveau des pays du Nord ou la transmission mère-enfant est en voie de disparition.
Cependant, ce traitement n’existe, pour le moment, que dans les pays du Nord. Au Sénégal, une étude est en cours, selon le Dr Abdoulaye Sidibé Wade, chef de la Division Ist/Sida du ministère de la Santé et de la Prévention. C’était mercredi 5 mars lors de l’atelier de révision ou réadaptation des directives nationales de prévention de la transmission mère-enfant Vih (Ptme). A la suite du chef de la Division Ist/sida, le Dr Marième Sylla Diène, point focal, s’est félicitée, dans son exposé, de l’ouverture de 84 sites destinés à la prévention de la transmission mère-enfant sur l’étendue du territoire national. Ces sites sont actuellement fonctionnels.
L’atelier dont les objectifs sont de partager avec les acteurs les protocoles de Ptme les plus actuels va également permettre aux participants de redéfinir, entre autres, les stratégies qui permettent d’identifier les revues du programme mise en place par la Division Sida. En présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de la Santé et de la Prévention, le Dr Abdoulaye Sidibé Wade a rappelé aux participants que dans le domaine du Vih, les choses avancent rapidement, c’est pourquoi il exhorte qu’au sortir de cet atelier les éléments concrets sur la prévention de la transmission mère-enfant soient pris.
Les questions du dépistage des femmes enceintes et des consultations prénatales sont aussi abordées. D’ailleurs, les responsables de la Division Sida rappellent que dans le troisième trimestre de l’année dernière, 30.924 femmes enceintes ont été dépistées. En faisant l’état des lieux du Programme de prévention de la transmission mère-enfant du Vih au Sénégal, le Dr Marième Sylla Diène a indiqué que cinq millions d’enfants dans le monde vivent avec le Vih dont 90% en Afrique. 75 à 90% de ces enfants, a-t-elle poursuivi, ont contracté le virus par une transmission verticale mère-enfant. 30 à 40% sont de leur part infectés faute d’intervention chez la femme enceinte séropositive. Mais, le Dr Marième Sylla Diène se dit optimiste surtout à cause du démarrage du diagnostic précoce du Vih chez les enfants nés de mères séropositives.
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Posté le 12.03.2008 par prevsida
Le Comité national de lutte contre le Sida (Cnls) a rendu publique hier vendredi son plan stratégique 2007/2011. Il entend ainsi engager sa nouvelle dans le cadre de la lutte contre le Sida avec toutes les parties impliquées dans la croisade contre le fléau au Sénégal. Le conseil prévoit pour l’année 2008 de maintenir le taux prévalence en dessous de un pour cent.
Le plan d’action consolidé 2008 de lutte contre le Sida a été validé hier vendredi à l’Institut d’hygiène social (poly clinique) de Dakar, à la salle Paul Corréa, lors d’un atelier organisé par le Comité national de lutte contre le sida . Une rencontre présidée par le ministre de la santé et de la prévention(MSP), le Docteur Safiatou Thiam en présence du Docteur Ibra Ndoye, Secrétaire exécutif du Conseil National de la Lutte contre le Sida (CNLS), des partenaire techniques tels que l’Usaid, les Nations-Unies … et d’autres acteurs du secteur de la santé.
Dans son adresse aux participants, le docteur Safiatou Thiam, ministre de la santé et de la Prévention a indiqué que plusieurs partenaires au développement qui appuient le Sénégal dans son action de lutte contre le Sida, ont toujours magnifié les acquis enregistrés en vue de maintenir à un très bas niveau le taux de prévalence du VIH et ses performances notées dans la prise en charge des personnes vivant avec le Vih ainsi que les personnes affectées dont des orphelins et des enfants vulnérables. Les partenaires ont exprimé de vives voix ces appréciations à l’endroit du Sénégal lors de la dernière réunion du Conseil national de la Lutte contre le Sida. Le ministre de la santé et de la Prévention a, en revanche interpellé le Comité et les acteurs de la lutte contre le Sida sur les défis à relever et la capitalisation des acquis ainsi que sur l’ obligation d’honorer les indicateurs du plan stratégique 2007 / 2011 et l’indicateur sur le Vih de l’OMS. Pour le ministre, « le plan consolidé 2008 de lutte contre le Sida constitue l’étape ultime de planification s autour des districts de santé , des régions et du niveau national. »
Le plan de cette année financé à hauteur de 10 450 000 000 (dix milliard quatre cent cinquante millions) , permettra de prendre en compte les besoins des différentes composantes impliquées dans la croisade contre le Sida en s’investissant dans la prévention, la prise en charge , le suivi/évaluation, pour main tenir le taux de prévalence au niveau le plus bas et enregistrer des résultats probants, a dit le docteur Ibra Ndoye, Secrétaire Exécutif du Conseil National de Lutte contre le Sida. L’ensemble des intervenants ont mis l’accent sur l’importance du nouveau plan d’action et sur l’intervention des groupes cibles tel que les travailleurs du sexe et des hommes ayant des relations avec d’autres hommes. Le choix de ces groupes cibles , est dû essentiellement à leurs taux d’infections très élevés. Le Docteur Ndoye compte également développer, au cours de l’exécution du plan, le programme de prévention de la transmission -mère enfant . Dans le nouveau plan l’action de dépistage volontaire est bien prise en compte avec l’élargissement du programme dans les régions et dans tous les districts sanitaires du Sénégal . Le CNLS compte également et surtout mettre en sécurité les donneurs de sang avec le renforcement du système de sécurité transfusionnel au centre de transfusion sanguine dans les régions et dans les districts.
Pour la prise en charge , le CNLS compte traité en moyenne 6900 malades avec l’appui de l’Etat qui déboursé un montant de 1500 000 000 de francs (un milliard cinq cent millions) et l’appui de la Banque mondiale et du fond mondial contre le Sida. Un important appui est également prévu pour la prise en charge communautaire des personnes vivant avec le Vih/Sida, des orphelins et enfants vulnérables.
Sur le plan suivi/évaluation, il s’agira de voir d’ici la fin 2008 si les objectifs sont atteints : faire dépister 100.000 (cent mille) sénégalais , dépister environ 95.000 femmes enceintes et veiller à ce que leurs enfants ne soient pas infectés. Ainsi, un appel est lancé aux populations pour aller vers le s services compétents . L’utilisation de 12000 préservatifs est également prévue cette année .
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Posté le 12.03.2008 par prevsida
De petits charters permettent aux touristes des quatre coins de la planète de se rendre dans les campements hôtels des réserves du Delta de l’Okavango, au Botswana, où ils viennent observer la faune le jour et payent jusque 1 000 dollars par nuit pour se loger dans des pavillons de luxe ou séjourner ‘à la dure’ dans des tentes cinq étoiles.
Si ces campements hôtels appartiennent pour la plupart à des expatriés (ou sont gérés par des expatriés), les clients sont servis, nourris et guidés à travers la brousse par des autochtones originaires de Maun, plus grande ville du district et porte d’entrée vers l’Okavango. Après le gouvernement, les opérateurs de safaris sont les plus gros employeurs de la région.
La plupart des campements hôtels n’étant accessibles que par voie aérienne, les employés passent trois mois consécutifs dans la brousse, où ils travaillent et vivent ensemble. Un grand nombre d’entre eux sont jeunes et célibataires, et les personnes mariées sont rarement embauchées avec leur conjoint, qui reste généralement à Maun.
Dans d’autres régions du monde, l’ennui qui s’installe après le travail ne serait pas considéré comme un risque professionnel, mais ici, nous sommes au Botswana, et un adulte sur quatre a le VIH/SIDA.
« Mettons qu’il y ait 12 employés dans un campement et que vous soyez là pour trois mois. Vous finissez le travail, et vous vous ennuyez, tout est calme », a noté Bonti Botunile, gérant remplaçant qui a travaillé dans un certain nombre de campements hôtels. « Les hommes sont des animaux sociaux ; ils vont s’unir et se séparer, puis passer à autre chose, et certains ne dévoileront pas leur statut [sérologique] de crainte d’être rejetés ».
Or, ce sont les entreprises qui paient la note lorsque leurs employés doivent s’absenter pour des raisons liées au VIH/SIDA ; elles doivent faire évacuer les employés malades et faire venir des remplaçants par avion. Il y a quelques années, les opérateurs de safaris ont donc commencé à prendre conscience du fait que le VIH/SIDA nuisait à leurs affaires.
« Beaucoup de gens mouraient, beaucoup devaient être évacués par avion vers les hôpitaux ; il fallait constamment en former de nouveaux », a expliqué M. Botunile. « Alors, ils [les opérateurs] se sont rendu compte que s’ils ne faisaient rien, leurs affaires allaient en pâtir ».
Un certain nombre d’entreprises ont rencontré les autorités sanitaires locales en vue de former un comité, qui se réunit aujourd’hui tous les deux mois pour coordonner les programmes de lutte contre le VIH/SIDA mis en place à l’attention des employés des campements.
« Les entreprises font de leur mieux »
Ces entreprises prennent en charge les coûts engendrés par la visite régulière des médecins, des infirmières et des conseillers psychosociaux de l’équipe sanitaire du district de Maun, qui se rendent aux campements par avion pour pourvoir aux besoins sanitaires des membres du personnel et offrir des conseils et des dépistages volontaires du VIH.
De nombreuses entreprises emploient également des assistants sociaux à plein temps, ainsi qu’une infirmière, disponible à tout moment, pour émettre des avis médicaux.
Avant d’occuper le poste d’assistante sociale chez A&K Safaris, Mary Hastag a travaillé pour 10 opérateurs de safaris différents entre 2004 et 2006 ; son rôle était de sensibiliser le personnel au VIH/SIDA.
« A l’époque, il ne se passait pas grand-chose, mais aujourd’hui, la plupart des sociétés ont adopté des politiques de travail, et engagé des assistants sociaux et des conseillers. C’est une amélioration considérable », a-t-elle déclaré à IRIN/PlusNews.
Lecco Masoko est assistant social et conseiller spécialiste du sida au sein d’une entreprise qui dirige trois campements hôtels dans l’Okavango ; il apprend aux employés comment rester en bonne santé et les encourage à se soumettre au dépistage. « Au mois d’octobre dernier, presque tous nos employés connaissaient leur statut », s’est-il félicité.
Bien qu’il sache qu’environ 36 pour cent des employés sont séropositifs, M. Masoko ne connaît pas le statut de chacun, à moins que les employés eux-mêmes ne décident de le lui révéler. Il a néanmoins affirmé que bon nombre d’employés parlaient ouvertement de leur séropositivité.
« Les gens ont tendance à parler plus ouvertement de leur statut sérologique dans les réserves qu’en ville », a commenté Allison Brown, une infirmière engagée par 25 opérateurs de safaris pour donner des avis médicaux et réaliser des évaluations.
La bonne volonté confrontée à des obstacles
Dans le cadre d’un accord spécialement conclu avec l’hôpital de Maun, les employés des réserves qui suivent un traitement antirétroviral (ARV) et dont l’état a été déclaré stable par un médecin peuvent se voir délivrer assez de médicaments ARV pour trois mois lorsqu’ils prennent congé et rentrent chez eux.
Selon Mme Brown, pourtant, le centre de traitement du VIH/SIDA de l’hôpital n’a pas toujours assez de médicaments en réserve pour pouvoir les approvisionner pour trois mois d’un coup.
Pour Mme Hastag, les bonnes intentions des opérateurs de safaris se heurtent souvent aux limites du service de santé publique local.
« Il y a une pénurie de personnel médical et de médicaments ; même si les entreprises font de leur mieux, parfois l’équipe sanitaire du district ne se rend pas aux campements tous les mois, en raison de cette pénurie de personnel », a-t-elle dit.
Il en a été ainsi au mois de février, ce qui a obligé A&K à envoyer à Maun, par avion, les employés qui avaient besoin de recevoir des soins médicaux.
En outre, selon Mme Brown, les gérants expatriés qui viennent d’arriver manquent parfois de soutien et d’information pour pouvoir faire face à la question du VIH/SIDA.
« La direction subit d’énormes pressions », a-t-elle expliqué. « Ils doivent gérer des pavillons pleins de monde, s’occuper à la fois de clients qui paient beaucoup d’argent, et d’employés qui tombent parfois malades ».
Faire évoluer les comportements, un défi
S’assurer que les employés séropositifs reçoivent les soins médicaux nécessaires et se nourrissent sainement, c’est une chose ; mais veiller à ce que les employés séronégatifs le restent, c’est déjà plus difficile.
Des préservatifs masculins et féminins sont à disposition dans tous les campements, et certaines entreprises ont construit des terrains de sport et installé la télévision par satellite pour lutter contre le facteur ennui, mais convaincre les employés de changer de comportement n’est pas une tâche facile.
Les employés reçoivent des informations sur les différentes façons de réduire leurs risques de contracter le VIH, mais « la plupart sont célibataires, et les gens ont l’habitude d’avoir un partenaire au campement et un partenaire à Maun », a indiqué Mme Hastag.
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Posté le 12.03.2008 par prevsida
A l'occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, les 7 et 8 mars prochains, le ministre gabonais de la Santé publique, Angélique Ngoma, a appelé les femmes à une grande mobilisation contre la propagation du VIH/Sida.
A la veille de la célébration de la Journée mondiale de la Femme, dont les manifestations se dérouleront au Gabon les 7 et 8 mars prochains sur le thème «Femmes et VIH/Sida», la ministre gabonaise de la Santé publique a appelé à la mobilisation des femmes autours des problèmes de société induits par la pandémie du VIH/Sida.
«Il nous faut saisir l'opportunité du thème de l'édition 2008 de la journée internationale de la femme pour affiner la réflexion sur la mise en place d'un cadre juridique pour la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA» a déclaré le 6 mars dernier la ministre gabonaise de la Santé.
Madame Ngoma a expliqué que l'implication des femmes infectées et du gouvernement sont indispensables à la lutter contre la pandémie du Sida qui endeuille les familles, accroît le nombre d'orphelins, nourrit la stigmatisation, la discrimination et porte atteinte aux efforts du gouvernement en matière de développement.
«Il est d'une urgente nécessité de mettre à la disposition de la femme de meilleurs outils pour lutter contre cette pandémie», a expliqué la ministre, en rappelant avec insistance que les taux de prévalence des femmes sont plus élevés que ceux des hommes.
Au Gabon, sur 54 000 personnes atteintes par le virus, 32 000 sont des femmes, soit 60% de la population infectée. La ministre a rappelé que cette forte exposition des femmes entraînait l’émergence de cas familiaux difficiles, à l’image de la prise en charge des orphelins du Sida par les grands-parents. Elle a poursuivi en expliquant que les femmes doivent comprendre les facteurs biologiques et psychologiques qui les rendent vulnérables aux risques de contamination par le VIH/Sida, y compris les relations sexuelles forcées.
Dans le souci de privilégier la communication de proximité pour la sensibilisation des populations, le ministère de la Santé a décidé de délocaliser une partie des manifestations de la journée internationale de Femme aux regroupements des villages Oyane, situés à une centaine de kilomètres de Libreville, dans le département du Komo, le long de la route nationale n°1.
Les populations locales bénéficieront d’une opération de dépistages du VIH/Sida, du cancer du col de l'utérus et de la trypanosomiase. Une campagne locale de vaccination des enfants sera également effectuée et des consultations gratuites spécialisées de gynécologie et d'ophtalmologie, ainsi que des examens de médecine générale seront proposés.
Pour lutter contre la méconnaissance des symptômes et origines de ces maladies, des conférences et des débats sur la femme et le VIH/Sida, le paludisme et l'assainissement du milieu de vie seront organisés. La journée du 8 mars sera par ailleurs marquée par des consultations gratuites de dépistage des cancers féminins au Centre Hospitalier de Libreville (CHL) avec le concours de la Fondation Albertine Amissa Bongo.
www.gaboneco.com
Posté le 06.03.2008 par prevsida
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec une Organisation non-gouvernementale, Nova Scotia-Gambia Association (NSGA), a entamé une "enquête de référence sur la connaissance et la sensibilisation au VIH/SIDA" ciblant les "groupes vulnérables" identifiés en Gambie.
Selon Lamin Fatty, un membre de NSGA, cette enquête devrait durer six mois. Il s'agit d'évaluer le niveau de connaissances/informations sur le VIH/SIDA des groupes tels que les chauffeurs de camion, les commerçants et les travailleurs du sexe dans les principales gares routières.
D'après NSGA, cette étude qui est la première du genre, impliquera des gens considérés comme des groupes "à haut risque" du fait de la nature de leur travail, faisant toujours l'aller-retour entre la Gambie et les pays voisins comme le Sénégal, la Guinée-Bissau et d'autres.
Outre cette enquête, l'équipe de NSGA va réaliser des interviews avec des particuliers en vue de mesurer leur niveau de sensibilisation au VIH/SIDA, aux IST (Infections sexuellement transmissibles), à la Santé de la reproduction, au paludisme et à l'égalité entre les sexes.
Posté le 06.03.2008 par prevsida
Une campagne de sensibilisation au Sida dans la région du Grand Casablanca a été lancée mardi par l'Association marocaine des Jeunes Contre le Sida (AMJCS).
Cette campagne, qui s'étend jusqu'au mois de mars 2009, est menée par une équipe de jeunes qui assurent la distribution de brochures de sensibilisation et qui discutent avec le grand public des dangers du Sida et des moyens de prévention de cette maladie, a souligné, à cette occasion, le président de l'association, M. Abdessamad Oussayh.
Il a, par ailleurs, indiqué que le nombre de porteurs du virus atteint 40 millions dans le monde et que le seul moyen de lutter contre la pandémie, jusqu'à présent, reste la prévention.
Il a, à ce propos, souligné l'effort des bénévoles de l'association et l'importance des actions de communication, d'information et de prévention que l'association compte entreprendre, lors de cette campagne de sensibilisation autour de la thématique du Sida, et qui ambitionnent de toucher toutes les tranches d'âges.
L'AMJCS, créée en 1993, est constituée notamment de jeunes de différents horizons (1300 membres), a-t-il rappelé, ajoutant qu'elle a organisé différentes activités et manifestations et élaboré des programmes de lutte contre cette maladie, au profit des jeunes.
L'association a prévu, par la même occasion, une caravane qui va se déplacer dans les différents quartiers de Casablanca et de Mohammedia.
www.menara.ma
Posté le 06.03.2008 par prevsida
Contribuer à la lutte contre le Vih/Sida, telle est la volonté de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) qui a organisé hier à Dakar, un atelier de lancement d’un programme de lutte contre le Vih/Sida en milieu du travail.
‘Lutter contre cette terrible maladie doit être pour chacun d’entre nous un combat permanent auquel nous avons tous le devoir d’associer nos efforts’, a soutenu hier, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Kama, lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de lancement du programme de lutte contre le Vih/Sida en milieu du travail de ladite Confédération. Réalisé en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit) et la Coopération allemande, à travers la Ctz, la cérémonie d’ouverture de cet atelier a enregistré la signature d’une charte d’entreprise en matière de lutte contre le Vih/Sida par Mansour Kama. Une manière, pour le secteur privé, ‘de participer à l’élan de solidarité en faveur des personnes atteintes, mais aussi une contribution à l’effort national de lutte contre ce mal capable d’hypothéquer l’avenir de toute une nation en anéantissant tous ses efforts de développement’, note-t-il.
Le Sénégal est parvenu jusqu’à présent à maintenir son taux de prévalence nationale du Vih/Sida à un niveau relativement faible grâce aux efforts conjugués de l’Etat, des partenaires au développement et de la société civile. Toutefois, les statistiques montrent que le nombre de personnes infectées ne cesse d’augmenter chaque jour et particulièrement en Afrique subsaharienne. Dès lors, de l’avis du président de la Cnes, ‘les résultats encourageants que nous a valus une gestion responsable de la maladie, ne doivent pas nous faire baisser la garde. Il s’agit bien au contraire de redoubler de vigilance par une plus grande mobilisation des chefs d’entreprises et des travailleurs pour vaincre le Sida’. Car, ajoute-t-il, ‘à côté des drames humains personnels et familiaux qu’engendre cette maladie, il y a les conséquences économiques’.
Dans ce dessein, la Cnes compte s’appuyer, en son sein, sur les syndicats nationaux des médecins privés et des pharmaciens, sur la Fédération de l’enseignement et de la formation et les grandes écoles de formation privées pour en faire de véritables acteurs de la lutte contre le Vih/Sida. Et dans ce combat, elle cible, entre autres, des catégories socio-professionnelles appelées ‘groupes à risque’. Il s’agit, selon Mansour Kama, des employés travaillant dans la promiscuité ou sujets à de fréquents déplacements : employés des sociétés de transport routier inter-Etats, des garages, des exploitations agro-pastorales, du milieu scolaire etc. ‘La cellule que nous installons aujourd’hui et dans laquelle ces différentes corporations seront largement représentées, va mettre l’information, l’éducation et la communication au centre de son plan d’action en vue d’atteindre toutes les cibles et particulièrement les petites et moyennes entreprises qui, contrairement aux grandes structures, sont plus difficiles d’accès dans ce domaine comme dans d’autres’, explique le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal.
‘J’encourage l’ensemble des entrepreneurs membres de la Cnes et au-delà, à signer cette charte’, lancera le ministre de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, Mme Innocence Ntab Ndiaye, qui a émis l’idée de la mise en place d’un comité tripartite de partenaires allant dans le sens du combat contre le Sida.
www.walf.sn
Posté le 06.03.2008 par prevsida
Le Malawi va mettre au point une législation destinée à protéger les malades du SIDA contre les faux guérisseurs, a annoncé une collaboratrice du président, Mme Mary Shaba.
Mme Shaba, qui est secrétaire chargée de la nutrition et de la lutte contre le VIH/SIDA au Cabinet du président de la République et dans le gouvernement, a déclaré, mardi, que le Malawi était envahi de guérisseurs traditionnels prétendant guérir le SIDA, avec des "remèdes" aussi farfelus que le fait d'avoir des rapports sexuels avec des albinos ou des vierges.
Ce projet de loi, qui sera présenté au Parlement dans le courant de l'année, entend aussi s'occuper de ceux qui encouragent les séropositifs à cesser leur traitement antirétroviral (ARV) car pouvant être guéris par des prières, souligne-t-elle.
"Cette loi va guider et protéger ces personnes des guérisseurs qui prescrivent des relations sexuelles avec des albinos, des handicapés ou des vierges comme traitement pour le VIH/SIDA", a soutenu Mme Shaba, qui a rappelé que de nombreuses jeunes filles, albinos et personnes souffrant d'un handicap, sont victimes de pervers en quête d'un remède contre le VIH/SIDA.
"Quand ce projet de loi sera promulgué, des mesures seront prises contre tous ces chefs traditionnelles prétendant guérir le VIH/SIDA et tous ces chefs religieux qui font interrompre aux malades leur traitement ARV", se réjouit cette dernière.
Avec un taux de séroprévalence de 14%, le Malawi fait partie des pays d'Afrique subsaharienne grandement affectés par la pandémie.
D'après le dernier Rapport des Nations unies sur le développement humain, le SIDA a réduit l'espérance de vie au Malawi à 36 ans.
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