Créer un blog Présentation

Nom du blog :
prevsida
Description du blog :
Bienvenue,Amadou Thioub vous présente l'actualité sur la prévention du SIDA en Afrique.
Catégorie :
Blog Santé
Date de création :
30.12.2007
Dernière mise à jour :
02.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or prevsida
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Lutte contre le SIDA : 2008, année de challenges au CNLS-IST
· Matadi : le taux de prévalence du VIH Sida en baisse
· 15e CONFERENCE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA : Les préparatifs vont bon train
· LE SIDA EN ALGÉRIE :La menace est toujours là
· Atelier de formation sur le Sida et les MST au Maroc
· Santé: Prévention des IST-VIH/SIDA
· La lutte contre le sida au Zimbabwe
· L'épidémie mondiale du VIH/SIDA
· Prise en charge des personnes vivant avec le Vih/Sida : Une vingtaine de médiateurs psychosociaux fo
· VIH-tuberculose, une co-infection « oubliée » qui menace le monde

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

Merci pour cette info!
18.08.2008
Demande de presentation
17.08.2008
SENSIBILISATION IST/VIH/SIDA
09.08.2008
Le Sida
29.07.2008
demande de collaboration
24.07.2008
Agir
18.07.2008
Demande
17.07.2008
Solidarité
17.07.2008
asso gabonaise contre le sida
14.07.2008
information sur le sida
11.07.2008
conference de dakar
11.07.2008
le togo en action
21.06.2008
merci
13.06.2008
les traitements
12.06.2008
Pourquoi
26.05.2008
interessant
25.05.2008
sida pour la famille atteinte par le sida
20.05.2008
espace ouvert au debat
19.05.2008
CAMP INTERNATIONAL AU TOGO
12.05.2008
distribution gratuite de Preservatif
11.05.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· nltours
· melanieinfirmiere
· recettedegrandmere
· tofnews
· kba
· lebypassdadeline
· champix
· souschampix
· lawebmiss
· pomardmatuer

Sénégal : Journées de convergence contre le sida à

Posté le 01.04.2008 par prevsida
Une ONG sénégalaise, l'Alliance nationale de lutte contre le SIDA (ANCS), a organisé, mercredi à Dakar, des manifestations dites "Journées de convergence", dans le cadre d'un programme conjointement mis en oeuvre avec le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose.

S'exprimant au cours de la cérémonie d'ouverture, le Président du conseil d'administration de l'ANCS, Paul Sagna, a précisé que ces Journées "permettront de faire une large communication sur le programme du Fonds mondial et de partager les informations sur l'exécution des programmes mis en oeuvre par les bénéficiaires".
Selon lui, le programme du Fonds mondial doit permettre d'intensifier les interventions, de décentraliser les services pour une meilleure accessibilité et de renforcer les compétences techniques et programmatiques des principaux acteurs.

Des panels sur des thématiques comme la stigmatisation et la discrimination des Personnes vivant avec le VIH, la problématique des groupes vulnérables seront également animés par des experts qui aborderont les questions sous des angles communautaires, psychosociologiques, religieux et médical.

Le plan stratégique national 207-2011, qui s'inscrit dans une dynamique d'intégration des priorités définies au niveau régional et international sur l'accès universel à la prévention et aux soins et aux traitements envisage d'adresser prioritairement la question des interventions en direction des groupes vulnérables et de mettre en exergue des stratégies de lutte contre la stigmatisation pour la création d'un environnement favorable.

Le Dr Ibra Ndoye du Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) a pour sa part déclaré que la riposte au VIH/SIDA a été précoce au Sénégal où elle s'est organisée dès le diagnostic des premiers cas de SIDA.

Il a souligné que des résultats considérables ont été obtenus dans la réponse au VIH/SIDA du fait de l'engagement politique au plus haut niveau, révélant que l'épidémie du SIDA au Sénégal est de type concentré avec un taux élevé chez certains groupes considérés comme hautement vulnérables et à haut risque.

M. Ndoye a enfin expliqué que ce taux se situait entre 19,4% chez les travailleuses du sexe, selon les régions et 21,5% chez les homosexuels.

Malgré tout, les plans d'actions développés jusque-là n'ont pas suffisamment accordé une priorité aux interventions ciblées pour aborder la problématique de l'infection à VIH/SIDA chez les groupes vulnérables et à haut risque.

Panapress



--

Maroc:VIH/SIDA L'enfant, un autre témoin silencieux

Posté le 01.04.2008 par prevsida
En 2007, 420.000 nouveaux cas d'infection infantile au VIH ont été déclarés et 330.000 enfants sont morts. Au Maroc, 116 cas ont été diagnostiqués et déclarés depuis 1986 dont 96 enfants sont sous trithérapie au niveau de Rabat-Casablanca.
Les chiffres font froid au dos surtout que l'on sait que 1.800 enfants naissent contaminés chaque jour. «90% de ces enfants sont infectés par voie verticale, plus de 40% des femmes atteintes transmettent le virus à leurs nouveau-nés via la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement», explique Soumia Benchekroun, professeur en pédiatrie à la faculté de médecine de Rabat et présidente de l'association soleil pour les enfants atteints du Sida.

Pourtant, il existe des mesures de prévention de la transmission mère enfant (PTME) efficaces, basées sur des prophylaxies anti-rétrovirales simples à administrer, mais son taux de couverture est faible. Selon un rapport de l'OMS, moins de 10% des femmes enceintes séropositives y ont accès en Afrique subsaharienne.
Aujourd'hui, plusieurs obstacles subsistent à l'accès aux soins des enfants.
Il s'agit de la place de l'enfant dans la famille et la société, le manque de formation
«pédiatrique» des soignants et le manque d'adaptation des Antirétroviraux (ARV). En effet, la séropositivité de l'enfant est encore vécue comme menant à une mort certaine dans les pays à ressources limitées. Les enfants et leurs parents sont insuffisamment informés sur la prise en charge du VIH pédiatrique et peu soutenus sur le plan psychologique.

«Mis à part la surveillance en matière de prise du traitement, les parents doivent accompagner leurs enfants atteintes du Sida, dans son développement tant au niveau psychologique qu'éducatif. D'ailleurs, ce sont les principales recommandations de l'ONUSIDA», insiste le professeur Benchekroun.
Elle poursuit : «En fait, l'adolescent malade souffre de plusieurs difficultés, notamment en matière de suivi médicamenteux et de sexualité où le préservatif et la contraception sont vécus comme révélateurs de la séropositivité».
L'importance du diagnosticAussi, établir un diagnostic précoce est plus que nécessaire, car ce dernier est la clé de voûte de la réussite d'une prise en charge pédiatrique.

«Au Maroc, le diagnostic d'infection à VIH est souvent établi trop tardivement, et une fois que la personne est séropositive, on se rend compte que le suivi est peu maîtrisé par le personnel de santé», affirme S. Benchekroun.
En fait, les tests virologiques de détection du VIH pédiatrique sont rarement disponibles dans les pays en développement. Selon l'ONUSIDA, les programmes «PTME+» qui assurent un meilleur suivi post natal des enfants exposés au VIH sont encore des exceptions et les bébés nés de mères séropositives sont souvent perdus de vue après la naissance.

Quant aux traitements antiretroviraux (ARV), ils sont disponibles mais leurs formulations sont rarement adaptées aux petits. Leur administration par les parents est complexe car les doses doivent être ajustées régulièrement.
De ce fait, l'OMS vient de proposer une standardisation du traitement aux «ARV» chez l'enfant, mais beaucoup reste à faire pour la simplifier. «Les ARV pédiatriques sont disponibles, mais ils sont six fois plus coûteux que les formulations adultes, leurs combinaisons à doses fixes sont réduites et encore mal adaptées.
Quant au goût amer du médicament, on pense qu'il peut contrer l'adhérence», précise S. Benchekroun.

Par ailleurs, la prise en charge du VIH pédiatrique, qui est insuffisamment intégrée aux différents échelons des systèmes de santé, forme un autre problème.
En effet, les agents de santé des unités non spécialisées sont insuffisamment formées et n'osent pas s'engager dans la prise en charge du VIH pédiatrique. Ils connaissent mal les mesures qui permettent l'amélioration de la qualité de vie de l'enfant infecté par le VIH (suivi vitamine A, CMX, soutien nutritionnel etc.) «Certains pédiatres trouvent des difficultés à prescrire les ARV et manquent d'expérience pour identifier la maladie et assurer son suivi», déclare notre spécialiste.

Cependant, même si plusieurs perspectives sont encourageantes dans notre pays, notamment les décisions politiques en matière de gratuité des soins, la mobilisation des partenaires internationaux, etc., il est primordial de prendre en considération les autres modes de transmission du VIH Sida à l'enfant (violences sexuelles, rapports non protégés chez les jeunes adolescents…).
Car on a beau vouloir ne pas y penser, la réalité reste accablante : nos enfants sont aussi sujets au Sida !
----------------------------------------------------
Une mobilisation internationale
Une véritable prise de conscience du retard pris dans le traitement du VIH pédiatrique a eu lieu en 2005-2006. Les organisations multilatérales ont réagi, en particulier l'UNICEF, qui a lancé sa campagne «Unissons-nous pour les enfants, contre le sida» avec des objectifs ambitieux à l'échéance 2010.

En effet plusieurs stratégies sont possibles pour améliorer quantitativement et qualitativement l'offre de soins en direction des enfants infectés par le VIH ou exposés au VIH. Une approche est développée actuellement par certaines ONG américaines. Cette stratégie plus intégrée aux systèmes de santé consiste, d'une part, à créer des centres de traitements pédiatriques spécifiques de l'infection à VIH dûment équipés et dotés d'un personnel spécialiste placé le cas échéant sous la responsabilité de professionnels de santé expatriés.

D'autre part, elle a pour objectif de renforcer les structures de soins pédiatriques nationales existantes afin de consolider leurs compétences en matière de prise en charge de l'infection à VIH. Et enfin, une alternative consiste à mettre en place et à renforcer la prise en charge pédiatrique au sein d'unités «généralistes» de prise en charge de l'infection à VIH. Ces centres de traitements déjà existants sont le plus souvent gérés par des associations locales à base communautaire. Il s'agit donc de réunifier la prise en charge de l'ensemble de la famille, les parents et leurs enfants étant suivis au sein du même centre de soins, et d'améliorer leurs connaissances sur le VIH pédiatrique. Autant en prendre modèle!

www.lematin.ma

La recherche sur le vaccin anti-SIDA a-t-elle un avenir?

Posté le 01.04.2008 par prevsida
ENTEBBE, Ouganda, 26 mars (IPS) - Des chercheurs africains sont divisés sur la teneur des essais cliniques effectués à travers le continent pour la mise au point du vaccin anti-SIDA. Ils étaient réunis jusqu'au début de cette semaine à Entebbe, une ville du sud de l'Ouganda.

Le programme africain pour un vaccin contre le SIDA est une initiative lancée en 2000 par des chercheurs africains conjointement avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) pour soutenir une action visant la mise au point de vaccins contre le virus de l'immunodéficience acquise humaine (VIH) responsable de cette pandémie.

Sur l'ensemble des quelque 40 millions de personnes déclarées séropositives dans le monde entier, au moins 25 millions se trouvent en Afrique subsaharienne avec un taux progressif de 4,3 millions de personnes infectées chaque année, selon des statistiques de l'ONUSIDA.

"Les résultats de la première expérience des essais cliniques sur le vaccin anti-VIH en Afrique sont positifs, mais ne sont pas totalement convaincants", déclare le professeur Jeckoniah Ndinya Achola, chercheur à l'école de médecine de l'Université de Nairobi, au Kenya.

"La difficulté dans cette recherche réside notamment dans le fait que le vaccin anti-SIDA en cours d'élaboration n'assume pas un rôle préventif pour empêcher réellement l'infection de survenir", explique Achola à IPS.

Les premiers essais cliniques sur le vaccin contre le VIH, administrés déjà en 2007 auprès d'un échantillon de 57 volontaires au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud, ont permis aux chercheurs de noter que contrairement à ce qui se passe dans d'autres infections virales classiques, le VIH n'est jamais éliminé par les anticorps résultants d'un vaccin.

Le rôle principal d'un vaccin est de stimuler le système immunitaire d'un être vivant contre une éventuelle contamination par la maladie.

D'autres essais cliniques, effectués précédemment en 2005 par une équipe de chercheurs français à l'Institut Pasteur chez des souris et des primates, avaient abouti à des résultats similaires.

"La découverte d'un vaccin anti-SIDA reste un véritable casse-tête étant donné que les anticorps résultant d'un vaccin ne pourraient totalement éliminer le virus de cette pandémie ", affirme Achola.

"Le salut dans la campagne anti-SIDA en Afrique viendra peut être de l'introduction d'autres alternatives thérapeutiques comme la circoncision", estime-t-il.

Des études menées par des institutions occidentales de recherche au Kenya et en Ouganda en 2007 ont montré une baisse des risques de 53 pour cent et 51 pour cent, respectivement, grâce à la circoncision. Ces résultats ont poussé l'OMS et l'ONUSIDA à recommander la circoncision comme une méthode supplémentaire dans la lutte contre l'infection à VIH, en particulier en Afrique subsaharienne.

Mais Kaleebu Pontiano, chercheur au Programme africain pour un vaccin contre le SIDA (AAVP, sigle en anglais), est plutôt optimiste. "L'espoir de la mise au point d'un vaccin anti-SIDA en Afrique reste sans équivoque", affirme-t-il à IPS. "La seule entrave intrinsèque dans cette initiative réside au niveau de la collaboration entre toutes les institutions nationales, régionales et internationale ainsi que d'autres partenaires impliqués dans cette recherche".

Selon lui, le principe de la mise au point d'un vaccin ne doit pas rester le monopole des chercheurs, mais cette démarche nécessite également l'implication des autres acteurs, notamment les organes officiels de régulation ou de normalisation et d'autres institutions gouvernementales qui doivent donner l'aval avant l'application d'un vaccin.

"Il faut qu'il y ait d'abord un renforcement de capacités de toutes ces structures de régulation et de légalisation, une tâche qui incombe à nos institutions fragiles", affirme Dr Pontiano à IPS.

Cette opinion est partagée par le professeur Walter Jaoko, chercheur en biomédical au AAVP. "L'élaboration du vaccin anti-SIDA en Afrique est notamment influencée par d'autres facteurs d'ordre socio-économique", explique-t-il à IPS.

Même si la recherche sur les anticorps neutralisant le VIH en est à ses balbutiements, le manque de laboratoires ainsi que l'environnement non adapté à la recherche dans la plupart des pays africains risquent de compromettre cette initiative, observe Jaoko. "Ce manque d'équipements adaptés pour la recherche compromet énormément les travaux menés pour le développement des autres types de vaccins plus efficaces", ajoute-t-il.

Jaoko se dit néanmoins confiant, mais reste dubitatif sur les chances de voir un jour les travaux entrepris par diverses équipes de chercheurs conduire à la découverte d'un vaccin préventif désigné comme étant le plus sûr et efficace.

Tandis que certains chercheurs dans le domaine du VIH expriment des réticences sur la découverte d'un vaccin anti-SIDA, bien d'autres sont en train de réfléchir à l'élaboration des vaccins thérapeutiques qui ont un certain taux de protection limité.

Le vaccin thérapeutique, qui est administré aux personnes séropositives, a la seule capacité de retarder ou d'arrêter la progression du virus, tandis qu'un vaccin préventif, toujours en cours de recherche, protégerait contre le VIH, selon les chercheurs.

"Dans toutes les recherches déjà effectuées sur la lutte anti-SIDA, aucune n'est jusqu'ici parvenue encore à provoquer, par vaccination, une réponse d'anticorps qui reconnaîtraient et neutraliseraient complètement le VIH", souligne Jaoko. Il espère toutefois que des tests cliniques en cours effectuées sur des rats, des lapins et des singes, aboutiront à la mise au point d'un vaccin plus efficace.

"Il y a grand espoir qu'avec cet engouement dans la recherche, on parviendra à mettre la main sur le vaccin", estime Jaoko.

Cet optimisme est toutefois tempéré par Julius Ecuru, membre du Conseil national pour la science et la technologie en Ouganda, chargé de régulation.

"Même si la recherche sur le vaccin contre le VIH est avantageuse, il faudra d'abord évaluer les progrès par rapport aux résultats des travaux effectués", dit-il à IPS. "Il y a un besoin pressant de tester l'efficacité des vaccins en développement aujourd'hui pour savoir à quel degré nous sommes dans la lutte anti-SIDA".


/ipsinternational.org

Madagascar:72,744 milliards ariary contre le SIDA

Posté le 16.03.2008 par prevsida
Le système des Nations unies soutient l’effort de Madagascar dans la lutte contre le SIDA. Le représentant résident des Nations unies, le docteur Xavier Leus, vient de remettre un fonds de 72 milliards 744 millions Ariary au secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le sida (CNLS), hier.
Ce fonds sera utilisé pendant quatre ans, de 2008 à 2011, selon le plan cadre des Nations unies pour l’assistance au développement. Depuis quelques années, le taux de prévalence du SIDA à Madagascar est de moins de 1%.
Et le pays a pris toutes les mesures pour maintenir, voire réduire, ce taux. Grâce aux efforts entrepris, le programme des Nations unies a octroyé le label mondial aux méthodes utilisées par Madagascar depuis que la maladie a été répertoriée sur le territoire.
Cette cérémonie de signature entre les deux parties est la deuxième en son genre. En 2004, le CNLS et le Système des nations unies ont déjà travaillé ensemble pour lutter contre ce fléau mondial.
Les services essentiels de prévention et de prise en charge du VIH/SIDA et des maladies sexuellement transmissibles, sont devenus accessibles aux groupes les plus vulnérables. Les jeunes sont les plus exposés à cette maladie.
Une équipe de parte-naires sera aussi mise en place pour mener à bien ce projet. Des ministères, le comité national de lutte contre le travail des enfants, la société civile incluant les associations regroupant les personnes vivant avec le VIH, ainsi que le secteur privé, vont se concerter pour lutter contre le SIDA.

www.lexpressmada.com

MALAWI: La foi réconforte, mais ne soigne pas le sid

Posté le 16.03.2008 par prevsida
BLANTYRE, 14 mars 2008 (PlusNews) - Sur un panneau d’affichage, des chefs traditionnels et religieux se tiennent la main dans la lutte contre le sida, une image qu’on voit fréquemment à Blantyre, capitale commerciale du Malawi. Aujourd’hui, pourtant, certains ecclésiastiques font du zèle : en affirmant pouvoir soigner le VIH par la prière, ils font plus de mal que de bien.

Dans le sud du Malawi, un pasteur a récemment fait les gros titres de la presse après avoir assuré à cinq de ses fidèles séropositifs qu’ils avaient été soignés par la prière et pouvaient par conséquent interrompre leur traitement antirétroviral (ARV). Et les guérisseurs traditionnels louches, qui tentent de vendre leurs « remèdes » contre le sida, pullulent également. Si bien que le gouvernement a élaboré une législation, actuellement soumise à l’approbation du Parlement, en vue de museler quiconque affirmerait pouvoir guérir le sida.

« En tant que représentants du gouvernement, nous ne pouvons tolérer que des individus diffusent délibérément des informations mensongères sur un remède contre le sida, qui n’existe pas. Tout ce que nous voulons, c’est contrôler les informations qui parviennent au public, qui sont trompeuses pour l’instant et risquent de poser des problèmes à des personnes innocentes », s’est indignée le docteur Mary Shawa, secrétaire en charge des programmes de nutrition et du VIH/SIDA à la présidence.

Garder espoir

Pour Joyce Chimenya, fidèle paroissienne de l’Eglise des Assemblées de Dieu, dans le township de Kanjedza, une banlieue de classe moyenne de Blantyre, la prière peut guérir toutes les maladies.

« Si vous croyez en Dieu, vous pouvez guérir de n’importe quelle maladie, y compris du VIH et du sida. J’ai participé à de nombreuses séances de guérison dans mon église et je crois que notre Seigneur Jésus ne faillit jamais », a déclaré Mme Chimenya à IRIN/PlusNews.
Le télévangélisme est aussi de plus en plus populaire dans ce pays conservateur. Différentes Eglises, telles que Living Waters (les Eaux vives) ou Calvary Family (la Famille du calvaire), diffusent des émissions régulières sur Television Malawi (TVM), et leurs pasteurs passent le plus clair de leur temps à prêcher l’espoir, en s’attachant tout particulièrement à faire le récit de guérisons miracles et à raconter comment des millions de personnes ont été sauvées de l’extrême pauvreté.

Prudents, la plupart de ces pasteurs n’affirment pas pouvoir soigner le sida, mais demandent ouvertement aux téléspectateurs : « Que tous ceux qui sont malades touchent leur écran de télévision et, de l’autre main, la partie de leur corps qui leur fait mal ».

« Dans notre église, nous croyons à l’intervention divine lorsque nous sommes confrontés à un problème, quel qu’il soit, qu’il s’agisse du sida ou de la pauvreté. Oui, les médicaments antirétroviraux sont importants pour les patients atteints du sida, mais ce dont les gens ont besoin, c’est avant tout de Jésus », a commenté Fatsani, fidèle de l’Eglise Living Waters (qui n’a pas souhaité communiquer son nom de famille).

« Nous avons vu des gens d’ici guérir et être ensuite déclarés séronégatifs, grâce au pouvoir de la prière ; les gens qui n’obtiennent pas la délivrance, même après avoir fait l’objet de prières, n’ont pas la foi ».

Unis contre la stigmatisation

L’évêque Joseph Bvumbwe, président du Conseil des églises du Malawi, a condamné les allégations récentes de dignitaires religieux qui avaient affirmé pouvoir guérir les personnes séropositives, et a indiqué que le point de vue de l’Eglise concernant les personnes vivant avec le VIH n’avait pas changé.

« Les patients atteints du sida ont besoin de notre soutien. Il est contraire à la bible de tromper les populations au sujet du VIH et du sida, alors que de nombreuses personnes ont déjà succombé à la maladie. En tant que représentants de l’Eglise, nous recommandons de soutenir et de traiter toutes les personnes qui ont été touchées [par l’épidémie] », a-t-il déclaré.

« Le sida n’est pas un problème nouveau pour l’Eglise. Nous demandons aux gens de ne pas jeter la pierre à ceux qui vivent avec le virus, nous leur disons que nous sommes tous indignes de la gloire de Dieu et que les patients atteints du sida et les personnes séropositives ne sont pas des pécheurs ».
Pour Justin Malewezi, ancien vice-président du Malawi, aujourd’hui président du comité parlementaire sur la santé et du Malawi HIV and AIDS Partnership Forum, qui collabore avec l’ONUSIDA, il serait bon de traiter la question des souffrances et de la douleur, « et la culture du blâme, évidente dans les communautés de croyants ».

« J’entends tellement d’ecclésiastiques parler du VIH et du sida comme d’un châtiment divin. C’est mal, et contraire aux enseignements de toutes les religions. Bien que le sida soit relativement nouveau dans l’expérience de l’humanité, ce n’est pas une malédiction jetée par Dieu ni un châtiment infligé au monde pour sanctionner le mal et la promiscuité ».

Selon M. Malewezi, l’Eglise devrait reconnaître la faiblesse de son clergé et des profanes. « Elle devrait admettre que des membres de la communauté des croyants puissent être infectés par le VIH, mais qu’il faut les aider et faire preuve de compassion à leur égard, sans jamais les condamner ».

Pour le docteur Lazarus Chakwera, de l’Association évangélique du Malawi, aborder ouvertement le sida est le seul moyen d’assurer que les populations entendent la vérité à ce sujet, et à propos des questions liées à la prévention et au traitement.

Le pays affiche un taux de prévalence du VIH d’environ 14 pour cent, et selon les estimations officielles, plus de 100 000 Malawites suivent aujourd’hui un traitement ARV.

www.irinnews.org

Maroc:Un pas vers une meilleure prévention

Posté le 16.03.2008 par prevsida
La révision de la stratégie nationale de lutte contre les Infections sexuellement transmissibles (IST) constitue un pas important vers une meilleure prévention contre le sida, ont affirmé, jeudi à Rabat, les participants à un atelier national organisé par le ministère de la Santé, avec l'appui du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Lors de cette rencontre, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale de prise en charge des IST faisant partie intégrante du plan stratégique national de lutte contre les IST/Sida pour la période 2008-2012, les intervenants ont souligné l'importance de cette mesure en vue de l'amélioration de cette prise en charge tout en y intégrant la prévention contre le VIH-Sida dans les prestations de la santé reproductive.

Au Maroc, le nombre de cas d'IST notifiés par les services de santé a suivi une tendance à la hausse, dépassant 350.000 nouveaux cas annuellement depuis 2002, ont-ils précisé, notant que la plupart des cas ont été observés chez les femmes, ce qui explique la proportion de plus en plus élevée de femmes séropositives. Ils ont, par ailleurs, souligné que le Royaume a été, en 1995, parmi les premiers pays de la région de la Méditerranée Orientale (EMRO) à avoir adopté l'approche syndromique en matière de prise en charge des IST, préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), estimant qu'à ce niveau, le Maroc constitue un modèle pour la région, vu les efforts déployés et le nombre d'études épidémiologiques et comportementales réalisées en matière de lutte contre les IST.

Intervenant à cette occasion, la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) au Maroc, Mme Geneviève Ah-Sue, a indiqué que cette rencontre intervient à un moment opportun eu égard à la constante progression des IST qui touchent une proportion de plus en plus grande de femmes, ajoutant que des études récentes ont révélé une "faible connaissance de ce sujet par les jeunes, en particulier concernant le VIH-Sida, ses modes de transmission et les moyens de prévention".

Elle a, également, relevé l'accès limité aux soins de qualité, indiquant dans ce cadre que le Fnuap axe son action sur la prévention, qui consiste en premier lieu en "la dissémination de l'information dans les milieux scolaires et professionnels, ainsi que la promotion d'une approche intégrée des services de la santé reproductive, qui prenne en compte aussi bien la prévention des IST que la planification familiale et la santé prénatale".

La prestation de soins de qualité passe par le renforcement des compétences du personnel de la santé et une plus grande implication du secteur médical privé, a-t-elle souligné, saluant à cet égard le caractère décentralisé de la Stratégie nationale de lutte contre les IST, en ce sens qu'elle vise le renforcement des unités de santé au niveau régional afin qu'elles puissent dispenser des prestations de proximité.

Prennent part à cet atelier plusieurs intervenants dans le domaine de la santé représentant notamment les services centraux du ministère, les délégations régionales, l'Institut national d'Hygiène, l'Institut national de l'administration sanitaire, le secteur privé, les départements ministériels concernés, des ONG, des agences onusiennes et des organismes de coopération bilatérale.

www.lematin.ma

Maroc:Identification d'une protéine qui protège contre le VIH/Sida

Posté le 16.03.2008 par prevsida
Des chercheurs canadiens et américains, pilotés par le Dr Rafick Pierre Sékaly, de l'Université de Montréal, ont identifié une protéine présente dans l'ADN de certaines personnes, qui les protège contre le VIH/sida.
Il s'agit de la protéine FOX03a qui protège le système immunitaire contre les attaques virales. Cette découverte, qui constitue une importante étape dans notre compréhension des maladies immunodéficientes, comme le VIH/sida, contribuerait à la création d'un vaccin contre le VIH/sida, selon le Pr Sékaly.

"L'infection au VIH est caractérisée par une dégénérescence graduelle des lymphocytes T, particulièrement les cellules de la mémoire centrale, lesquelles peuvent intervenir dans la protection permanente contre les virus", a dit le Dr Sékaly.

Ainsi, l'équipe du Dr Sékaly a découvert l'importance vitale de cette protéine pour la survie des cellules de la mémoire centrale, qui sont endommagées chez les personnes séropositives, et ce, même lorsqu'elles suivent un traitement.

Trois groupes de sujets masculins ont participé à ces travaux. Il s'agit d'un groupe d'individus séronégatifs au VIH, d'un groupe d'hommes séropositifs dont l'infection était contrôlée avec succès grâce à une trithérapie et d'un groupe séropositif n'affichant aucun symptôme.

Les personnes du dernier groupe, appelé contrôleur élite, résistaient à l'infection sans traitement parce que leur système immunitaire, qui aurait normalement dû être attaqué par le VIH, conservait sa mémoire immunitaire par la régulation de la FOX03a.

Selon les chercheurs, ce groupe-contrôle est un outil idéal pour illustrer de quelle façon les protéines sont responsables du maintien d'un système immunitaire doté d'une bonne mémoire antivirale. Le Dr Sékaly soutient que cette découverte est aussi prometteuse pour d'autres maladies immunodéficientes.

Ainsi, les scientifiques pourront se servir de cette percée pour mettre au point des thérapies adaptées à d'autres affections virales qui affaiblissent le système immunitaire comme le cancer, l'arthrite rhumatoïde, l'hépatite C et les rejets observés lors d'une transplantation d'organe ou de la greffe de la moelle osseuse. Les résultats complets sont publiés dans la revue Nature Medicine.

www.menara.ma

Madagascar:Lutter contre le Sida, la tuberculose, le paludisme

Posté le 12.03.2008 par prevsida
Soutien du Fonds mondial, Lutter contre le Sida, la tuberculose, le paludisme 10,1 milliards de dollars Us (17 000 milliards d’Ariary). C’est le fonds engagé par le Fonds mondial jusqu’ici, en faveur des 136 pays. Une somme pour soutenir les interventions offensives contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

En effet, le Fonds mondial, a lancé son huitième appel à proposition de financement au début de ce mois de Mars. A Madagascar, le pays soumet la proposition du financement à travers le Ccm (Country Coordinating Mechanism). La réunion d’information pour l’élaboration de la soumission des projets s’est donc tenue hier au Hjra.

Rappelons que le fonds s’appuie sur les programmes nationaux de lutte contre des maladies spécifiques et les stratégies nationales de santé. Le Ccm a été crée en 19 septembre 2002. Il est composé de 34 membres pour le mandat 2007-2009. Il coordonne l’introduction d’une proposition nationale de financement, participe à tous les processus et activités de réflexions relatifs à l’élaboration de la proposition, assure le lien et la cohérence, choisit les organisations qui jouent le rôle de bénéficiaire principal et suit la mise en œuvre des activités des programmes financés par le fonds mondial.

Et en passant, les objectifs du Fonds mondial sont la diminution du taux de mortalité, le recul des maladies, la réduction des infections grâce à la contribution durable et significative. Le fonds qui consiste à récolter, à gérer et à distribuer des ressources financières additionnelles à travers un nouveau partenariat public –privé. Ils sont ainsi utilisés pour alléger les conséquences de ces trois maladies dans les pays les plus affectés. Des objectifs qui contribuent à la réduction de la pauvreté dans le cadre des Objectifs de Développement pour le Millénaire (Odm).

www.madagascar-tribune.com

Les femmes burkinabé disent non à la féminisation du VIH/Sida

Posté le 12.03.2008 par prevsida
La première dame burkinabé, l' épouse du président Blaise Compaoré, Chantal Compaoré, a présidé samedi à Tenkodgo (220 km à l'est de Ouagadougou) une cérémonie commémorative de la Journée internationale de la femme ayant pour thème "Femmes et VIH/Sida, la féminisation de la pandémie et stratégie de riposte".

Devant plus de 2.000 femmes venues des 45 provinces du pays, Mme Compaoré, a appelé ls femmes du Burkina Faso à rester à la pointe du combat contre le VIH/Sida.

"La lutte contre la féminisation du VIH/Sida doit être un combat collectif, celui de la communauté internationale", a-t-elle souligné, précisant que les femmes et les hommes doivent être sensibilisés pour l'instauration de discussions franches entre les deux sexes.

Mme Compaoré a salué les efforts du gouvernement qui se sont traduits par la prise de mesures déterminantes telles l'adoption d' un programme à court et moyen terme pour lutter contre le sida, ainsi que la réduction du coût des antirétroviraux.

Pour les associations féminines, les mutilations génitales féminines, les IST et le VIH/Sida, la pauvreté, le lévirat sont entre autres, les maux qui freinent l'épanouissement de la femme burkinabé.

La commémoration de la Journée internationale de la femme a aussi été l'occasion de remise de matériel agricole à des associations féminines oeuvrant dans le domaine du VIH/Sida.

TCHAD: Des jeunes en quête désespérée d'informations sur la sexualité

Posté le 12.03.2008 par prevsida
Le Centre d'information et d'orientation des jeunes (CIOJ) sur la santé de la reproduction à N'Djamena le constate tous les jours : l'absence de dialogue entre parents et enfants sur la sexualité est telle que les jeunes arrivent au centre, porteurs d'infections sexuellement transmissibles (IST) ou de grossesses non désirées, parfois sans comprendre comment ils en sont arrivés là.

Mis en place par l'Association tchadienne pour le bien-être familial (ASTBEF), une organisation non-gouvernementale locale, avec le soutien de partenaires comme la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), dont elle est membre, et des agences des Nations Unies, le CIOJ a pour objectif d'offrir aux jeunes des services conviviaux en matière de planification familiale, d'IST et de VIH.

Bien qu'il soit en principe destiné aux jeunes âgés entre 15 et 24 ans, le centre accueille aussi des garçons et filles âgés d'à peine une dizaine d'années qui viennent frapper à sa porte, en quête d'informations mais aussi de soins pour les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH, ou les consultations prénatales.

« A neuf ou 10 ans, certains de ces jeunes ont déjà eu des relations sexuelles, surtout des filles. Les cas de grossesses parmi elles sont rares mais chez les filles de 14-15 ans, il y a de jeunes mamans », a constaté Hassane Haoua, chargée de projet jeunes, genre et VIH/SIDA à l'ASTBEF.

Au cours du premier semestre 2007, le CIOJ de N'Djamena, situé dans un quartier populaire de la capitale tchadienne, a reçu plus de 3 000 jeunes -en très grande majorité des filles- venus chercher des conseils et des soins en matière de planning familial.

Sur l'ensemble de l'année 2007, le centre a aussi reçu 88 jeunes -dont 65 filles- âgés entre 10 et 14 ans pour des conseils en matière de planification familiale et d'IST, ou des problèmes de maladies liées à la santé de la reproduction.

Et le constat est presque toujours le même : les connaissances de ces jeunes en matière de sexualité et de risques liés à sa pratique sont très faibles.

« Ils savent souvent comment se protéger du VIH et quels sont les comportements à risque, mais certains n'ont jamais entendu parler de la contraception », a noté Dada Nandeh, l'assistante sociale du centre. « Ils ne savent pas identifier les signes d'une IST et les filles ne savent pas comment maîtriser leur cycle menstruel ».

Des tabous lourds de conséquences

Une ignorance qui tourne au drame lorsque la grossesse précoce et non désirée survient. L'avortement est illégal au Tchad, celles qui le pratiquent sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et d'une forte amende. Désespérées, certaines filles sont prêtes à tout pour cacher leur état à leurs parents.

« Des filles vont se faire libérer [avorter] dans la clandestinité, la conséquence c'est qu'elles meurent d'hémorragies », a regretté Célestine Dagaïe, la sage-femme du centre.

Le sujet de la sexualité est tellement tabou au Tchad que souvent, les questions les plus élémentaires ne sont même pas évoquées au sein de la famille. Ndari Gebbe, qui a commencé à fréquenter le centre en 2003 et y est aujourd'hui pair-éducatrice, a elle-même connu cette absence de dialogue avec ses parents.

« Ca a même été difficile de dire à ma mère que j'avais eu mes premières règles », a raconté cette jeune fille, aujourd'hui âgée de 22 ans et présidente du Mouvement d'action des jeunes (MAJ), le volet jeune de l'IPPF. « Quand je les ai eues, je savais ce que c'était, parce que j'avais déjà lu des informations dans les magazines féminins, mais ce n'est qu'au bout de deux ans que j'ai réussi à le dire à ma mère ».

Au CIOJ, les jeunes se sentent bien et en confiance pour parler, a dit Ndari, se souvenant de sa propre expérience. « Je suis venue parce que j'étais isolée, je n'avais pas d'informations sur les IST et le VIH, je n'en parlais pas, même à l'école. Ici, même les plus petits parlent, ils n'ont pas peur ».

Et ce que les autres lui racontent est parfois difficile. « J'ai entendu des filles traumatisées, qui avaient eu des rapports sexuels à neuf ans, parfois des cas de viol », a-t-elle raconté. « Les filles nous font des confidences, mais quand ça nous dépasse, on les emmène chez l'assistance sociale ».

Des situations que Ndari met sur le compte de l'absence de dialogues parents-enfants. « Si les parents ne disent pas à leurs enfants ce qui les guette, ils sont [en danger] », a-t-elle estimé. « Les jeunes ont des problèmes, il faut qu'ils puissent dire ce qu'ils ont sur le coeur, il faut un cadre pour ça ».

De nombreux parents sont « démissionnaires », a regretté Mme Nandeh. « Puisque les centres existent, il faut au moins qu'ils y orientent leurs enfants s'ils ne veulent pas parler [de sexualité] avec eux ».

Pourtant, « certains parents interdisent même à leurs enfants de venir », a dit Mme Haoua.

Un service attendu depuis longtemps

Avant l'ouverture de la clinique des jeunes au CIOJ, en 2006, les jeunes en attente de soins étaient référés à la clinique-mère de l'ASTBEF, située dans un autre quartier de N'Djamena, non loin du grand marché. Mais ils n'y allaient pas.

« Les jeunes avaient peur de se retrouver nez-à-nez avec leurs parents, surtout quand les temps d'attente à la clinique étaient longs », a raconté Mme Nandeh. « Ils avaient peur aussi de rencontrer de l'hostilité, surtout les filles, parce que les garçons peuvent s'exprimer facilement. Ici, ils peuvent venir aux heures creuses, entre les cours, ils viennent souvent avec des amis ».

Les jeunes qui viennent consulter pour des IST se voient proposer le test de dépistage du VIH. En cas d'infection, ils sont pris en charge au niveau de l'ASTBEF pour le soutien psychologique et le traitement des infections opportunistes liées au VIH/SIDA, et sont référés à un centre de traitement pour les antirétroviraux (ARV).

Au cours du premier semestre 2007, 136 jeunes sont venus demander le test de dépistage du VIH, et 39 d'entre eux ont été dépistés positifs.

L'une des grandes inquiétudes du personnel du centre, outre la sexualité très précoce et la multiplicité des partenaires sexuels, est la résurgence de certaines maladies. « On se retrouve avec des IST qui avaient disparu [à N'Djamena] et qui réapparaissent chez les jeunes », a dit Mme Nandeh.

Malgré tout cela, pour le personnel du centre, l'espoir est permis pour l'avenir. La fréquentation du centre est en constante augmentation, preuve que les jeunes s'informent de plus en plus sur les questions liées à la santé de la reproduction.

« Beaucoup de jeunes se sont constitués en associations contre le sida, ils sensibilisent les autres », a noté Mme Nandeh. « Certains n'appliquent pas ce qu'ils conseillent [aux autres], mais s'ils font ce qu'ils disent, on aura gagné le combat ».

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus