Posté le 14.06.2008 par prevsida
A l’occasion de la réunion de haut niveau sur le sida organisé par les Nations Unies à New York, le président Faure Gnassingbé a pris la parole mercredi pour faire le point dans la lutte contre la pandémie au Togo soulignant les efforts financiers engagés par le gouvernement.
Des efforts, semble-t-il, payants puisque le taux de prévalence se situe autour de 3,2%, contre 6% en 2000. « La tendance générale est à la stabilisation, mais la lutte doit continuer », a indiqué le chef de l’Etat.
« Le Togo a financé, sans aide extérieure, l’achat des médicaments antirétroviraux et contribue pour environ 20 millions de dollars au plan stratégique national de lutte contre le sida », a encore précisé M. Gnassingbé.
Et le président du Togo d’illustrer ses propos. 45 centres d’information ont été inaugurés pour sensibiliser sur le thème de la transmission de la mère à l’enfant. Le conseil et le dépistage volontaire du VIH sont proposés dans 54 sites.
« En 2007, 16% des adultes ont fait le test, ainsi que la moitié des jeunes de 15 à 24 ans et 90% des professionnels du sexe », a mentionné Faure Gnassingbé.
Mais les efforts doivent se poursuivre, malgré les difficultés pratiques. Et le point noir est celui de l’approvisionnement régulier en antirétroviraux.
Enfin, le leader togolais a souhaité un allègement des procédures pour que le Togo puisse accéder plus facilement aux ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, s’agissant d’un pays sortant d’une longue période de crise.
www.republicoftogo.com
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Posté le 14.06.2008 par prevsida
Selon le rapport ''Assurer notre avenir'' lancé lundi par la Commission sur le VIH/SIDA et la gouvernance en Afrique, la maladie réduit les capacités dans tous les secteurs sociaux et économiques, minant et retardant le développement général de la région.
Il estime que d'ici à 2020, les neuf pays subsahariens les plus gravement touchés peuvent perdre 13 à 26 pour cent de leurs travailleurs agricoles à cause du SIDA -- des personnes qui sont également des chefs de familles, des mères et pères de jeunes enfants et ont beaucoup plus de rôles de participation à leurs sociétés.
Le rapport a été publié lorsque des chefs d'Etat, des diplomates et des groupes de la société civile se sont regroupés au siège de l'ONU mardi pour une rencontre de haut niveau, de deux jours, afin de passer en revue les progrès réalisés depuis que l'Assemblée générale a fait une déclaration importante sur le VIH/SIDA en 2001, et de rechercher de nouveaux engagements de financement et la volonté politique pour s'attaquer à la maladie.
La commission sur l'Afrique a présenté un plan d'action demandant une politique plus forte et une réponse programmatique dans les domaines de la prévention, du traitement et du financement, notamment un cadre de nouveaux donateurs pour le financement.
S'exprimant lors d'une conférence de presse, Peter Piot, le directeur du Programme conjoint des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), a déclaré que le rapport ''aborde non seulement les aspects médicaux et sanitaires'', mais aussi l'impact de la maladie sur la gouvernance, répondant aux questions comme : ''Que devraient faire les pays africains? Quels sont les impacts sur la société au-delà du secteur de la santé? Affecte-elle la capacité de poursuivre la résistance, en particulier en Afrique australe en termes de services publics qui peuvent être fournis, et le secteur privé, et ce qu'elle peut faire à la main-d'œuvre, et cetera?''
Toutefois, certains représentants de la société civile ont dit que la commission n'était pas allée loin dans sa mission.
''C'est décevant que le rapport ne mette pas l'accent sur les défis majeurs actuels en Afrique, tels que l'incapacité des gouvernements à honorer leur engagement d'Abuja de consacrer 15 pour cent de leurs budgets à la santé, la menace qui pèse sur le financement et l'engagement politique vis-à-vis de l'objectif d'accès universel [au traitement] d'ici à 2010'', a indiqué à IPS, Aditi Sharma de 'Action Aid', une ONG internationale.
Elle a également cité les décès croissants dus à la tuberculose, la menace que représentent les souches du VIH résistantes aux médicaments, et ''la criminalisation grandissante de la transmission du VIH à travers la région''.
Sharma et Olayide Akanni, toutes deux membres du 'Nigerian group Journalists against AIDS', ont affirmé que bien que le rapport ait identifié bon nombre des principaux vecteurs du VIH/SIDA, il n'a pas réussi à apporter des solutions concrètes sur ce qui devrait être fait.
''Ce n'est pas que les recommandations soient mauvaises, mais elles ne sont pas assez fortes et n'abordent pas les questions des femmes'', a affirmé Akanni à IPS.
Les deux représentantes d'ONG ont été très critiques du fait que le rapport n'ait pas accordé une attention suffisante à l'égalité de genre et à la violence contre les femmes en tant qu'aspects clés de la pandémie.
La commission a été largement dominée par des hommes, avec seulement six femmes sur les 19 membres.
Compte tenu du fait que 61 pour cent des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne sont des femmes et des filles, Sharma a déclaré à IPS que ''c'est très décevant de ne pas avoir une forte concentration -- ou même un chapitre séparé -- sur les femmes, étant donné de la féminisation de la pandémie''.
''Nous condamnons le manque d'action et de ressources pour s'attaquer à la féminisation de la pandémie par les gouvernements et les appelons à mettre en place des programmes spécifiques avec des budgets consacrés à la promotion et à la protection des droits des femmes -- tels que le droit à la santé et à l'éducation, le droit d'hériter les biens, le droit à la terre et aux moyens de subsistance, le droit de vivre à l'abri de la violence et les droits à la santé sexuelle et de la reproduction'', a-t-elle souligné à IPS.
''J'aurais réellement espéré, en tant qu'activiste, une forte recommandation sur la manière d'améliorer la situation en termes de responsabilité politique des gouvernements africains'', a ajouté Sharma.
''Nous demandons également une plus grande participation et un leadership des défenseurs des droits des femmes, spécialement des femmes vivant avec le VIH, dans la conception et la mise en œuvre des réponses nationales et régionales au SIDA'', a-t-elle poursuivi.
S'exprimant lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a abordé le rôle crucial de la lutte contre la pandémie comme ''une condition préalable'' pour atteindre la quasi-totalité des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par les dirigeants du monde en 2000 pour réduire de façon significative la faim, la pauvreté, la maladie et la malnutrition et pour promouvoir l'égalité de genre, entre autres, d'ici à 2015.
Les progrès vers les OMD à leur mi-parcours seront examinés par l'Assemblée générale en septembre prochain.
http://ipsinternational.org
Posté le 14.06.2008 par prevsida
Le nombre de Mozambicains séropositifs recevant la thérapie antirétrovirale, dont la vertu est de prolonger la vie, a augmenté de plus de 1.500 pour cent au cours des trois dernières années.
Prenant la parole mardi, à l'Assemblée générale des Nations unies sur le VIH/SIDA, le président mozambicain a indiqué que plus de 100 000 personnes vivant avec le VIH/SIDA ont reçu des médicaments anti-rétroviraux, en avril de cette année contre 6 000 en 2005.
Le nombre d'unités de santé fournissant le traitement antirétroviral avait augmenté jusqu'à 213 contre seulement 21 en 2004, a dit le président Guebuza, ajoutant que cela veut dire que le traitement n'était pas disponible dans tous les 128 districts du Mozambique.
Il y a eu de progrès similaires dans la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant et le traitement est maintenant disponible dans tous les districts.
Néanmoins, M. Guebuza a insité que la meilleure façon de combattre la maladie, c'est de faire de la prévention.
Au nombre des mesures prises par le Mozambique, a-t-il rappelé, figure l'initiative présidentielle sur le VIH/SIDA, lancée en février 2006, qui consistait à la tenue par Guebuza de réunions séparées sur l'épidémie et la manière de la combattre avec les femmes, les chefs religieux, les hommes d'affaires, les responsables communautaires et les jeunes.
L'initiative a été démultipliée au niveau des provinces et des districts, ainsi que des institutions publiques et privées.
Bien que de manière catégorique un lien de causalité entre l'initiative et le changement de comportement chez les Mozambicains n'a pas été établi, M; Guebuza a pensé que des progrès ont été réalisés dans la perception que les gens ont de la pandémie.
Il a relevé qu'un nombre croissant de personnes s'expriment maintenant ouvertement sur le VIH/SIDA et le perçoivent plus comme une maladie chronique que comme une condamnation à mort.
L'incidence de l'infection par le VIH au Mozambique semble s'être stabilisée à environ 16 pour cent des adultes âgés entre 15 et 49 ans, avec un plus grand nombre de personnes fréquentant volontairement les centres de test et d'orientation phsychologique et sont moins enclins à avoir honte d'utiliser les services de traitement dans les unités de santé, soutient le président.
Le président Guebuza a annoncé que le gouvernement a mis en place une équipe spéciale, dirigée par le ministre de la Santé Ivo Garrido, pour étudier et recommander, d'ici la fin du mois, les meilleurs moyens de rendre les stratégies de prévention encore plus efficaces.
"Nous nous attendons à ce que ce groupe nous éclaire davantage sur ce que nous pouvons faire pour revenir au scénario actuel", a dit M. Guebuza.
S'adressant aux journalistes mozambicains couvrant la rencontre, M. Guebuza a souligné que le pays avait besoin de former davantage de travailleurs de la santé et d'accroître le nombre d'unités de santé en vue de surmonter deux des principales contraintes qui pèsent sur l'extension des soins de santé à davantage de personnes vivant avec le VIH/SIDA, particulièrement dans les zones rurales.
Un autre facteur qui empêche que davantage de progrès soient réalisés dans la lutte contre le SIDA, c'est que la pandémie est plus que jamais associée à la tuberculose, une situation rendue plus difficile par l'apparition d'un type de tuberculose qui appelle une intégration à l'échelle mondiale de la lutte contre les deux maladies.
M. Guebuza a pris part, lundi, à une réunion des chefs d'état du monde sur le VIH/SIDA et la tuberculose, où il a prononcé un discours sur l'expérience du Mozambique dans la lutte contre cette double menace.
www.afriquenligne.fr
Posté le 14.06.2008 par prevsida
Un atelier de formation des modérateurs associatifs auprès des groupes vulnérables en matière de santé sexuelle et prévention des IST/VIH sida se tiendra la semaine prochaine à Alger, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Cet atelier qui aura lieu du 15 au 18 juin 2008 au Centre familial de Zéralda s'inscrit dans le cadre du projet AIDS-Algérie/Fonds mondial (GFATM), en partenariat avec l'ONUSIDA et l'ambassade des Pays-Bas à Alger, précise-t-on à l'Association pour l'information sur les drogues (AIDS-Algérie).
Assuré par des experts et consultants dans le domaine du VIH/Sida, cet atelier vise à "renforcer" les capacités des associations de la société civile en matière de VIH/Sida, lesquelles interviendront, une fois formées, auprès des groupes ciblés, notamment les jeunes, les usagers de drogues afin de "promouvoir" auprès d'eux des comportements à "moindre risque" et l'accès aux services de prévention et aux soins, ajoute-t-on.
Cet atelier a aussi pour but de "renforcer" les connaissances des participants en matière de VIH/sida et de la santé sexuelle, la communication avec les groupes vulnérables et la réalisation des activités de prévention des IST/VIH/sida.
www.elmoudjahid.com
Posté le 14.06.2008 par prevsida
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a demandé mardi l'arrêt des restrictions imposées par certains pays à l'entrée sur leur territoire des porteurs du virus du sida.
"J'appelle au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida", a-t-il déclaré à l'Assemblée générale de l'Onu.
Il s'exprimait lors d'une conférence de trois jours sur les progrès faits en matière de lutte contre le virus VIH responsable du sida, en présence de représentants des sociétés civiles.
"Je fais partie de ceux qui vivent avec le VIH et en révélant ma séropositivité, je prends le risque de me faire bannir de ce pays et de 70 autres dans le monde", a déploré Ratri Suryadarma, activiste indonésienne.
Une lettre signée par 345 ONG a été envoyée aux chefs d'Etat et aux ambassades des pays concernés pour les exhorter à lever ces restrictions.
"Plus de 70 gouvernements, dont les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Sud, Singapour et une majorité des pays du Proche-Orient, ont été exhortés à lever les restrictions aux déplacements des personnes vivant avec le VIH", indique un communiqué du groupe d'ONG.
D'après le programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida), 74 pays appliquent des mesures spéciales aux porteurs du VIH, notamment l'indication de la maladie sur le passeport, 12 empêchent l'entrée sur le territoire, souvent en invoquant des raisons de santé publique et de coût des traitements.
Ces 12 pays, selon Onusida, sont l'Arabie saoudite, l'Arménie, la Colombie, la Corée du sud, les Etats-Unis, l'Irak, Oman, le Qatar, la Russie, les îles Salomon, le Soudan et le Yémen.
Innocent Laison, membre de l'ONG sénégalaise Africaso, dénonce de telles démarches. Il note que les pays qui restreignent l'entrée des porteurs du VIH ne limitent pas la sortie de leurs propres ressortissants vivant avec le sida.
"Si l'on applique la réciprocité, alors on se rend compte de cette absurdité", dit-il.
Le Président salvadorien Elias Antonio Saca, qui a levé ce type de restriction depuis quatre ans, a appuyé la demande des ONG.
"Je fais un appel à la communauté internationale et à tous les gouvernements du monde pour que nous éliminions les murs et les barrières qui restreignent le libre transit des personnes vivant avec le VIH", a-t-il déclaré.
"Nous ne permettrons pas que se poursuivent la stigmatisation et la discrimination contre les malades du sida", a-t-il insisté.
Anthony S. Fauci, directeur de l'institut national des maladies infectieuses du département de la santé des Etats-Unis et spécialiste du sida, a insisté sur le besoin capital de la prévention et de la poursuite de la recherche. Il a rappelé que le sida a été découvert il y a 27 ans et que des fonds considérables sont encore nécessaires pour lutter contre l'épidémie.
www.lematin.ma
Posté le 14.06.2008 par prevsida
L'extrême pauvreté générée par le VIH/Sida est un des principaux facteurs poussant les enfants à travailler et à quitter l'école en Ouganda, a souligné mardi une ministre.
Syda Bbumba, ministre de la Condition féminine, du Travail et des Affaires sociales, a dit à la presse que le fléau avait fait plus de 1,8 million de morts, ce qui a rendu de nombreuses familles dépendantes des enfants qui doivent travailler pour subvenir aux besoins des leurs.
Bbumba, à l'approche de la Journée internationale contre le travail des enfants, le 21 juin, a souligné que de nombreux travailleurs mineurs étaient également sexuellement exploités, ce qui les exposait au risque de contracter le VIH/Sida.
Selon les statistiques du ministère, le pays compte plus de 2 millions d'orphelins dont 950 000 le sont devenus à cause du VIH/ Sida et 300 000 travaillent.
Akky de Kort, conseiller technique en chef à l'Organisation internationale du travail, a souligné que malgré le recul du travail des enfants dans le monde, le VIH/Sida continue de contribuer largement à ce phénomène en Afrique subsaharienne.
www.french.xinhuanet.com/
Posté le 14.06.2008 par prevsida
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de lutte contre le sida, des journées de sensibilisation sur le Sida au profit des mères et des filles des localité d'Attar et de Bahaour, dans la région d'Arta, ont été organisées les 3 et 4 juin.
L'objectif de ces deux jours de sensibilisation portait plus sur le rôle des parents dans la lutte contre la pandémie et la Réduction de la transmission du VIH parmi les jeunes de leur localité en situation de vulnérabilité. " Parlons de la problématique du VIH /Sida en famille " afin de casser le tabou qui est autour de cette problématique, tel était le principal mis en exergue au cours de ces journées de sensibilisation.
Plusieurs points ont été abordés, notamment les moyens de prévention, la vulnérabilité de la femme à l'infection ainsi que les déterminants de ladite vulnérabilité. Durant les différentes discussions, il s'est avéré que les modes et voies de transmission du VIH/ Sida étaient parfaitement maîtrisés par les femmes et filles de ces localités, ce qui fait ressortir l'efficacité d'une prévention permanente et d'une sensibilisation de proximité.
Cet état de fait témoigne de la régression de la pandémie du sida où le taux de prévalence au sein de la population adulte est passé en cinq ans d'efforts et de mobilisation de 3 % à 2,1 %. Ce bilan est tiré alors que s'achève le plan d'action quinquennal 2003/2007.
Les actions de prévention et de conscientisation de masse, les dépistages gratuits, les innombrables ateliers de travail ou les campagnes d'information et de sensibilisation ont donc donné des résultats encourageants qu'il convient de poursuivre.
Rappelons enfin qu'au cours de leurs consultations prénatales, 75% des femmes enceintes effectuent aujourd'hui des dépistages volontaires et reviennent pour en connaître les résultats contre 30% en 2002.
www.lanation.dj
Posté le 14.06.2008 par prevsida
La suspension par le régime zimbabwéen des activités des organisations humanitaires avant les élections présidentielles le 27 juin affecte surtout les malades du sida dans un pays particulièrement touché par la maladie, ont dénoncé dimanche un groupe de plus de mille ONG.
"Cette suspension aura pour conséquences directes des plus cruelles d'augmenter le nombre des morts des malades du sida ou atteints par le virus VIH par manque d'assistance des ONG qui ne peuvent leur apporter les soins et les médicaments antirétroviraux," a déclaré l'Association nationale des Organisations non-gouvernementale (NANGO), qui représente 1.009 ONG nationales et internationales.
Les Zimbabwe est parmi les pays d'Afrique les plus touchés par le sida, avec 3.000 décès par semaine liés à la maladie, selon le Conseil national du sida.
Les ONG s'inquiètent également du manque de nourriture et mettent en garde contre la menace d'une crise humanitaire.
La plupart des Zimbabwéens dépendent de l'aide humanitaire, en particulier dans les zones rurales où les denrées de bases comme l'huile et le maïs font défaut.
"La crise s'accroît de jour en jour en raison de l'augmentation vertigineuse des prix," déplore NANGO.
Le bureau des Nations unies pour l'aide humanitaire (OCHA) a indiqué qu'au moment où la sécurité alimentaire fait défaut au Zimbabwe les suspensions de l'aide des ONG allaient interrompre la livraison de l'aide humanitaire, et en priver quelque 4 millions de Zimbabwéens.
L'Unicef a estimé que plus de 185.000 enfants allaient manquer des aides élémentaires, y compris en matière de santé et de nutrition, et juge que l'attitude d'Harare constitue une "violation" des droits des enfants.
Le gouvernement a suspendu la semaine dernière l'accréditation des ONG opérant dans le pays, après avoir accuser l'une d'entre elles de soutenir le chef de l'opposition du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
www.romandie.com
Posté le 07.06.2008 par prevsida
Plusieurs rencontres tenues sur le VIH/SIDA à Dakar par des organisations non gouvernementales (ONG), la semaine dernière, ont fait état de près de 10.000 nouveaux cas d'infection, tant chez les adultes que chez les enfants en 2007 au Sénégal. Cette progression inquiète les uns et les autres.
En 2007, quelque 4.750 nouvelles infections chez les adultes et 5.150 chez les enfants ont été enregistrés, selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS). Ensuite, le Sénégal compte plus de 17.810 orphelins de SIDA; et neuf personnes sur 10 ignorent leur statut sérologique dans ce pays d'Afrique de l'ouest.
Les nouveaux chiffres ont été rendus publics par les ONG en présence des centrales syndicales des entreprises, du CNLS, de la ministre de la Santé, Safiatou Thiam, et des partenaires étrangères du Sénégal.
Pour l'opinion publique, la pandémie prend de l'ampleur à cause de la dégradation des mœurs et d'une mauvaise politique sanitaire du gouvernement.
Selon le professeur Ndeye Coumba Touré Kane, chercheuse sur le SIDA à l'hôpital Le Dantec de Dakar, la capitale sénégalaise, les personnes vivant avec le SIDA, qui sont suivies depuis 2003, commencent à développer une résistance aux anti-rétroviraux (ARV) dont l'utilisation remonte à 1998. Les ARV sont les médicaments qui prolongent la vie des malades du SIDA.
Une étude menée entre 2003 et 2008 sur deux groupes de 56 et 48 malades mis sous ARV depuis cinq ans, a montré que 12 pour cent des malades ont développé une résistance aux traitements, explique-t-elle.
La ministre sénégalaise de la Santé et de la Prévention reconnaît que le VIH continue de défier la réponse internationale, et interpelle les gouvernements des pays les plus riches (le G8), pour le financement des programmes liés à la lutte contre le SIDA.
Thiam a rencontré les syndicats des entreprises qui ont pris à bras le corps le problème de la propagation du SIDA au Sénégal. Les entreprises ont signé, en présence du ministre, une déclaration d'engagement du secteur privé pour la lutte contre la maladie. Elle vise à mettre en œuvre un plan d'action dans les entreprises, en informant les employés sur la maladie, en particulier les personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Plusieurs organisations d'entreprises comme la Confédération nationale des entreprises de Sénégal, le Conseil national de patronat, et le Mouvement des entreprises du Sénégal ont signé également un contrat, avec l'appui de la Coopération technique allemande et du Bureau international du travail.
Selon Dr Cheikhou Sakho, chargé de programme de la Banque mondiale au CNLS, à Dakar, le contrat permettra aux entreprises publiques et privées de mener des actions efficaces dans la lutte contre le SIDA en milieu professionnel. Au total "150 millions de francs CFA (environ 361.445 dollars) sont disponibles pour les entreprises qui voudront mener des actions contre le SIDA en milieu de travail durant l'année 2008", annonce-t-il.
L'opinion nationale est partagée sur la question du SIDA au Sénégal. Maodo Ndiaye étudiant à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, estime que le mal vient notamment de la prostitution clandestine. Il se dit pessimiste par rapport à la réduction du taux de contamination au Sénégal. "La prostitution clandestine demeure le vecteur de transmission du SIDA au Sénégal. Même à l'université, il y a ça, je ne pense pas qu'on puisse faire quelque chose pour réduire le taux du SIDA, sauf peut-être Dieu", dit-il à IPS.
Le bulletin épidémiologique publié par ministère de la Santé indique que la prévalence globale du VIH/SIDA est de 0,9 pour cent au Sénégal, de 2 pour cent chez les femmes enceintes, mais elle varie de 11 à 30 pour cent chez les travailleuses de sexe, et elle est de 21,5 pour cent chez les homosexuels.
Fatou Niang, enseignante à l'école de Point E, un quartier de Dakar, fustige également la prostitution clandestine et pense que les gens ne sont pas mieux informés sur la maladie parce que le sexe est tabou dans la société sénégalaise. "Les valeurs sociales n'existent plus au Sénégal, donc il faut une prise en charge très tôt des jeunes dans ce sens-là et faire passer l'information du côté des parents. Il faut que les parents parlent de ça avec leurs enfants, c'est salutaire", souligne-t-elle à IPS.
"La polygamie est ce qui facilite la propension du SIDA, mais aussi les étrangers qui viennent ici au Sénégal sont presque tous porteurs du virus du VIH, surtout les touristes blancs", affirme Ange Traoré, une habitante de Grand Dakar, une banlieue de la capitale.
Elle trouve également que les organisations de lutte contre le SIDA au Sénégal ne font pas leur travail. "Ces organisations... ne font rien. Le personnel est dans les bureaux, ils reçoivent les financements des partenaires et dilapident l'argent, c'est tout", déplore-t-elle à IPS.
Alioune Diarra, un maître coranique basé à Grand Dakar, estime que c'est la pauvreté qui amène beaucoup de filles à se prostituer sans se protéger. Il insiste sur la sensibilisation et les débats avec les jeunes sur la maladie, notamment dans les banlieues afin de les conscientiser davantage.
Un étudiant en fin de cycle à la Faculté de médecine à Dakar, qui a requis l'anonymat, se dit étonné qu'au Sénégal les gens aient peur de venir se procurer les anti-rétroviraux. "Je ne sais pas si c'est une honte pour eux", dit-il à IPS.
Agée de 32 ans environ, une malade du SIDA habitant dans un quartier huppé de Dakar et qui se fait nommer Awa, a indiqué à IPS qu'elle a su sa séropositivité depuis 2000. "C'était difficile pour moi; tu sais dans notre société ici, quand on sait que tu as le SIDA, c'est fini pour toi, tout le monde te fuit, j'ai supporté ça pendant trois ans avant de dire cela à ma mère, mais elle m'a soutenue", témoigne-t-elle, un peu dépitée.
Toutefois, Awa affirme aujourd'hui n'avoir plus peur de rien, sauf qu'elle a parfois des difficultés pour se procurer les ARV, soit parce que le stock national est épuisé ou qu'elle n'a pas d'argent, dit-elle. Elle ajoute que si elle a pu surmonter jusqu'ici le mal qui la ronge, c'est grâce aussi à une communauté religieuse appelée Témoins de Jéhovah qui la soutient chaque jour. (FIN/2008)
http://ipsinternational.org
Posté le 07.06.2008 par prevsida
"Pour une prise en charge globale des personnes vivant avec le sida"(VIH) est le thème d'une journée organisée mercredi par l'Association tunisienne de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (ATLMST/SIDA), en partenariat avec le programme «Action entre le Maghreb et l'Europe pour le dépistage, l'information et le soutien des personnes vivant avec le VIH.
Cette journée thématique, la première du genre en Tunisie, organisée par cette association, offre l'opportunité à un échange d'expériences en matière d'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes par la maladie, qui sera introduite dans la catégorie des maladies chroniques sous traitement.
Les principaux thèmes retenus sont l'examen des résultats de l'étude d'analyse des besoins des PVVIH en Tunisie, le rôle des ONG dans la prise en charge globale des PVVIH.
Mme Najoua Miladi, secrétaire d'Etat chargée des Etablissements hospitaliers a évoqué le programme national de lutte contre le SIDA, basé sur une approche multi-séctorielle, faisant participer les secteurs public et de libre pratique, la société civile ainsi que les partenaires onusiens concernés, tout en veillant continuellement à dispenser des soins gratuits et une éducation sanitaire adéquate, loin de toute forme de marginalisation et de discrimination.
Elle a par ailleurs, mis en exergue l'extension rapide de la contagion par le virus du SIDA, de par le monde, d'autant plus que le sida représente aujourd'hui la première cause de mortalité dans plusieurs pays.
A cela, s'ajoute, a -t-elle fait remarquer, le fait que dans ces pays, et malgré l'élargissement du traitement par les antirétroviraux, seules 24 % des personnes ayant besoin d'un traitement y avaient accès en 2006.
La secrétaire d'état a appelé à accroître les efforts en vue d'améliorer le niveaux d'accès aux services de prévention, de traitement, de soutien et de prise en charge et à renforcer la collaboration entre tous les acteurs de lutte contre le SIDA dans le cadre d'un partenariat nord-sud, au service d'une meilleure qualité de vie des PVVIH. L'objectif étant de stopper et d'inverser le cours de l'épidémie d'ici 2015.
M. Bruno Spire, président de l'association française de lutte contre le sida, (AIDES), a pour sa part précisé que la prise en charge des PVVIH, est une approche globale qui inclut le volet thérapeutique, mais aussi le volet aide à l'observance, la gestion des effets indésirables des traitements.
www.infotunisie.com