Publié le 09/10/2009 à 00:16 par prevsida
Mad’Aids vient de bénéficier d’une enveloppe du Fonds mondial de lutte contre le sida. Une aide qui assure la reprise des activités suspendues.
L’espoir renaît chez les personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH). Le fonds mondial pour la lutte contre le sida arrive à leur secours, après des mois de souffrance sans prise en charge psychosociale, en allouant une enveloppe de 520 millions d’ariary au réseau Mad’Aids.
« En tant que sous-récipiendaire, le réseau recevra ce fonds qui garantira la reprise de ses activités, notamment en matière de prise en charge médicale et psychosociale des membres. Ce sont des éléments très importants pour soutenir les PVVIH », explique Firinga Johnson, président de Mad’Aids.
Il souligne que l’octroi de ce fonds est le résultat du forum des partenaires initié au mois de septembre à l’hôtel Astauria. Le forum servait de tremplin au réseau pour les mobiliser sur le cas des PVVIH quelque peu occulté.
«Le déblocage de ce fonds est attendu ce mois-ci. Il permettra de démarrer les activités d'accompagnement des malades », indique Johnson Rasoanaivo, intervenant social auprès de l’association Fifafi Analamanga.
Depuis le début de la crise, les PVVIH ont souffert en silence du manque de financement. Beaucoup d'entre elles sont restées introuvables et n'ont plus suivi les traitements auprès des médecins référents des centres. D’autres sont décédées, faute de prise en charge adéquate. « L’octroi de ce fonds nous apporte à tous un nouvel espoir », affirme l’intervenant social.
Rado, un séropositif de 23 ans, est l'un de ceux qui n'ont plus bénéficié de l’appui nutritionnel et de l’appui psychologique depuis six mois. Le centre où il se fait consulter deux fois par semaine, ne pouvait plus les lui apporter. « Je me sentais quelquefois délaissé car je n’arrivais plus à joindre les autres membres. En vivant dans l’anonymat, nous ne pourrons jamais vivre sans le soutien d’autrui même des autres malades », souligne-t-il. Aujourd'hui, il affiche un grand optimisme avec le redémarrage des activités dans les centres.
www.lexpressmada.com
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Publié le 09/10/2009 à 00:05 par prevsida
Le Rwanda, qui compte près de 200 000 personnes atteintes du VIH, soit 3 % de sa population, pourrait perdre un allié important dans sa lutte contre le sida.
En vertu du Régime d'accès aux médicaments, une loi canadienne, la compagnie Apotex de Toronto fait parvenir au Rwanda le médicament générique à triple combinaison Apo-TriAvir, dont bénéficient depuis un an plus de 20 000 Rwandais séropositifs.
Son deuxième et dernier envoi a été livré en septembre dernier. Le premier avait été livré l'année précédente.
Cette trithérapie coûte beaucoup moins cher que les médicaments d'origine équivalents. Le composé revient à 38 cents par jour au lieu des 50 $ habituels.
Le Régime d'accès aux médicaments, qui existe depuis 2005, permet de déroger aux brevets pharmaceutiques dans le cas de crises humanitaires comme l'épidémie du sida en Afrique. Jusqu'à maintenant, le Rwanda est le seul des pays en développement à s'en être prévalu.
Et cela, d'une part, parce que le Canada n'est pas un partenaire commercial traditionnel de ces pays; d'autre part, selon Richard Gold, directeur du Centre pour la politique en propriété intellectuelle, de l'Université McGill, parce que la loi canadienne créée est « très bureaucratique » et « très compliquée ».
Par exemple, pour produire un générique, il faut obtenir la permission des compagnies détentrices de brevet et aussi celle du commissaire des brevets du Canada.
Le processus de négociation peut être long et coûteux. En outre, la permission obtenue n'est bonne que pour une commande précise. Ainsi, si le Rwanda veut renouveler sa commande auprès d'Apotex l'an prochain, il faudra reprendre tout le processus à zéro. Selon M. Gold, la complexité du système canadien fait en sorte qu'il est « impossible » pour une entreprise de couvrir les coûts de production.
Apotex trouve aussi cette loi trop compliquée et affirme que remplir la commande du Rwanda lui a fait perdre 4 millions de dollars. Si le Régime canadien d'accès aux médicaments n'est pas simplifié, Apotex cessera de produire l'Apo-TriAvir, menacent les dirigeants de l'entreprise.
« Comme le processus mis en place est coûteux et complexe, aucune autre société n'a décidé de produire des médicaments génériques salvateurs et abordables pour exportation vers des pays en développement », fait valoir Apotex dans un communiqué émis le mois dernier.
D'après un reportage de Denis-Martin Chabot. Il s'est rendu au Rwanda grâce à une bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI). Le réalisateur Benoît Roy l'a accompagné.
www.radio-canada.ca
Publié le 08/10/2009 à 23:54 par prevsida
Les progrès réalisés dans la lutte contre le Sida en Afrique ont été mis en relief par le directeur exécutif du programme des Nations unies sur le VIH/Sida (Onusida), Michel Sidibé, qui a notamment insisté sur la poursuite des efforts pour éliminer la transmission du virus de la mère à l'enfant. Interrogé par une radio internationale reçue à Dakar, M. Sidibé a déclaré que la plus grande avancée dans la lutte contre cette pandémie a été enregistrée dans la région de l'Afrique subsaharienne grâce à l'évolution de la communication sur ce fléau au sein des sociétés et aux moyens financiers mobilisés chaque année pour lutter contre le VIH/Sida.
"Les progrès les plus nets ont pu être réalisés en Afrique subsaharienne parce qu'on a su briser la conspiration du silence, réduire la stigmatisation et la discrimination", a fait observer le responsable de l'Onusida.
Il s'est également félicité dans ce sens de l'engagement de la plupart des leaders africains pour créer de nouveaux espaces de dialogue utile pour mener à bien la lutte contre la maladie, insistant sur une exploitation entière des moyens financiers disponibles. M. Sidibé a dans, cet ordre d'idées, indiqué que pas moins de
14 milliards de dollars sont destinés chaque année au programme de lutte et de prévention contre le Sida.
Pour mener une lutte efficace contre le VIH/Sida, des efforts conjoints sont, rappelle-t-on, consentis par l'Onusida, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef). Ces agences visent notamment "un accès universel" aux interventions prioritaires liées au VIH/SIDA dans le secteur de la santé à travers le monde. Toutefois, le même responsable a mis un accent particulier sur "l'élimination de la transmission du Sida de la mère à l'enfant", regrettant le fait qu'il y ait 400 000 enfants qui naissent dans les pays en voie de développement, particulièrement en Afrique avec le Sida.
Faisant remarquer que cela n'existe pratiquement plus dans les pays développés, M. Sidibé pense qu'il s'agit là de "la plus grande injustice en santé publique". Pour mettre un terme à une telle situation, il a appelé à un combat en Afrique sous la bannière de l'Union africaine (UA) et faire en sorte que "les stratégies développées sur la transmission soient bien appliquées pour permettre 'à moins d'enfants' d'être infectés".
www.algeriesoir.com
Publié le 08/08/2009 à 22:57 par prevsida
Les militants de la lutte contre le VIH/SIDA en Mauritanie sont confrontés à une tâche difficile pour faire passer leurs messages, notamment ceux qui traitent de rapports sexuels plus protégés et de l’utilisation du préservatif. Les activistes doivent prendre des raccourcis pour éviter d’irriter les puissants chefs religieux du pays.
"Avec une population majoritairement musulmane qui recherche l’orientation du Coran, tout plaidoyer en dehors des principaux paramètres de la religion est le plus souvent désapprouvé, tourné en ridicule et rejeté", déclare John Sadeed, directeur de NADOA, une ONG de plaidoyer en Mauritanie, qui fait la promotion des changements d’attitude et d’une vie positive pour les personnes vivant avec le VIH.
Les dernières statistiques officielles du Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA) indiquent que le taux de prévalence du VIH chez les adultes est 0,8 pour cent; environ 14.000 personnes vivent avec le VIH/SIDA sur une population de 3,2 millions d’habitants.
Mais selon Sadeed, ces chiffres sont peu susceptibles de refléter toute la situation. "Les Mauritaniens vont à peine pour le dépistage volontaire. Les statistiques du VIH sur le pays sont essentiellement des chiffres fractionnaires obtenus à partir des registres des hôpitaux".
Alors que le taux réel d’infection en Mauritanie est susceptible d’être sensiblement plus élevé que ne l’indiquent les chiffres officiels, il est considéré comme relativement faible par rapport à d’autres pays en Afrique de l’ouest.
Le maintenir ainsi pourrait être un défi
Corea Mint Sidi a rencontré des difficultés dans son travail avec les femmes vivant avec le VIH. "Lorsque j’ai commencé ce plaidoyer communautaire et ce programme de sensibilisation, les hommes dans ma communauté disaient à leurs femmes de n’avoir rien affaire avec moi parce que je faisais la promotion de la promiscuité... J’étais également l’objet d’injures en communauté non seulement de la part des homme, mais même aussi de mes parents femmes", a-t-elle souligné.
"Certains chefs religieux se réfèrent toujours à nous comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’islam. Maintenant, en pays musulman comme la Mauritanie, ceci est une allégation très sérieuse pour vivre avec".
Des activistes disent que des tabous contre la discussion sur le sexe sont profondément ancrés dans le tissu social. "Une manière simpliste d’expliquer les problèmes sociaux en Mauritanie comme le VIH/SIDA a été de pointer un doigt accusateur sur les étrangers et les accuser de chaque tranche de malheur social et d’immoralité", a confié Sadeed à IPS.
Au cours des récentes années, la Mauritanie a connu un afflux de migrants d’Afrique de l’ouest, essentiellement noirs, dans les grandes villes côtières, désireux d’atteindre l’Europe occidentale à travers une migration illégale utilisant de petits bateaux de pêches. Les migrants sont fréquemment accusés d’être impliqués dans le trafic de drogues et la prostitution, et leurs maisons sont souvent l’objet de descentes de la police.
Kwame Adaye, un migrant venu du Ghana, a déclaré à IPS : "Les tabous sociaux contre les relations sexuelles en dehors du mariage, en Mauritanie, signifient que les préservatifs ne peuvent pas être vendus ouvertement dans les boutiques et pharmacies. Ils sont cependant secrètement distribués par des activistes et vous devez être dans ce pays pendant au moins quelques mois pour savoir à qui parler de préservatifs.
"Cela force parfois des gens dans des comportements à risque comme des rapports sexuels non protégés. Et à cause de cela, les migrants, notamment les Africains noirs, sont vus par les gens du pays comme ceux qui propagent le VIH en Mauritanie".
Un entretien avec Sheikh Abdoullah Ould Abdoullah, un chef religieux à Nouakchott, la capitale, était une rencontre révélatrice pour jauger l’opinion des religieux sur le VIH/SIDA.
"Les chefs musulmans en Mauritanie continueront par être méfiants des motifs des militants anti-SIDA, soutenus par l’Occident, notamment lorsqu’ils font la promotion des rapports sexuels protégés et de l’utilisation du préservatif", a indiqué le Sheikh. "Notre religion interdit cela. S’ils sont préoccupés par le VIH/SIDA, qu’ils disent aux gens de cesser de faire les choses qui leur donnent le virus".
La puissance et le prestige des religieux en Mauritanie signifient que les activistes ne peuvent pas simplement ignorer leur résistance si le message doit être bien reçu par la population. "Les militants luttant contre le VIH/SIDA sont pris entre leur conviction pour redresser ces injustices et une crainte voilée de ne pas offenser les sensibilités religieuses et sociales qui pourraient aliéner les vraies personnes que nous cherchons à aider à travers les informations appropriées", a expliqué Sadeed à IPS.
Les personnes vivant avec le VIH en Mauritanie affirment que leur statut porte un stigmate social lourd qui fait qu’il est difficile de déclarer ouvertement votre statut.
Une personne, qui a requis l’anonymat, a déclaré à IPS : "A part l’assistant social de Terra Vivante et les docteurs en médecine qui me soignent, personne n’est informé de mon statut sérologique, même pas mes parents.... Parce qu’aussitôt qu’ils le savent, tout le monde me fuira et je serai accusé de la cause de ma propre maladie. Si vous avez le VIH, les gens voient que c’est une punition pour le fait d’être non-croyant".
Malayaine Mohammed, directeur de l’ONG de développement Terra Vivante, dit que les militants se limitent souvent à travailler dans les contraintes que leur société impose.
"En parlant ouvertement de l’utilisation du préservatif ou des rapports sexuels protégés, vous allez probablement générer des réactions négatives, même de la part des groupes modérés. Alors, ce que nous faisons ici, c’est de parler de ces questions comme l’abstinence et la loyauté dans les relations conjugales comme faisant partie de nos efforts de sensibilisation afin de gagner l’appui des chefs religieux".
L’avenir dira si cela est suffisant pour empêcher la propagation du SIDA en Mauritanie. Un message d’abstinence et de fidélité conjugale est une protection peu solide contre les facteurs alimentent la propagation du VIH à travers l’Afrique : des partenaires multiples concomitants, l’inégalité de genre empêchant les femmes de refuser des rapports sexuels avec des partenaires socialement puissants ou de prendre en charge leur propre protection, ainsi qu’une énorme ignorance fondamentale de la nature du virus et la façon de se protéger.
http://ipsinternational.org
Publié le 08/08/2009 à 22:52 par prevsida
Des chercheurs américains ont fait une découverte importante concernant la structure complète de l’ARN viral du virus HIV. C’est ce qu’ont annoncé plusieurs dépêches suite à la parution de ces travaux dans la prestigieuse revue Nature. Le Sida est causé par un rétrovirus bien identifié mais dont les mécanismes complets ne sont pas encore élucidé. On connaît la séquence et le rôle précis de trois gènes, gag, pol et env. En tout, l’ARN viral contient neuf gènes qui avec les précédents permettent de constituer la particule virale complète ; pol code pour la polymérase (RT), env code pour l’enveloppe et gag pour les protéines gp120 et gp41, qui permettent la fixation sur les lymphocytes hôtes. Les autres protéines ont des rôles régulateurs que les scientifiques n’ont pas pu encore élucider.
Il existe deux types d’informations portées par un ARN, l’une est bien connue, c’est la correspondance entre une séquence génique et la protéine qui sera synthétisée. L’autre information est liée à la structure secondaire. Par exemple, une séquence d’ARN peut former une structure en épingle à cheveux, avec une zone double brin lorsque les bases permettent un appariement et la boucle qui elle, reste sous forme de simple brin. Ces structures sont courantes et même indispensables au fonctionnement des ARN ribosomaux et des ARN de transfert, impliqués tous deux dans la synthèse protéine à partir de la séquence linéaire d’information portée par l’ARN messager. Le propre d’un virus est de parasiter le système de traduction pour qu’il synthétise toutes le protéines nécessaires à la formation des particules virales. C’est le cas pour HIV, pour la grippe ou tout autre virus Or, depuis quelques années, les virologues savent que les virus à ARN peuvent jouer sur une structure secondaire pour se développer.
C’est dans ce contexte qu’intervient la découverte de ces chercheurs américains qui, en utilisant des technologies de calcul très performantes (méthode SHAPE), ont élucidé disent-ils la structure secondaire complète de l’ARN du virus HIV qui contient tout de même 10 000 bases. Ils ont confirmé la présence d’un motif agissant pour produire un saut structurel chez le ribosome. Ce phénomène est assez inattendu, bien que connu depuis des années. Ce mécanisme est en quelque sorte une manière de forcer le ribosome à synthétiser des protéines composites bien ajustées pour qu’elles puissent ensuite s’associer facilement dans le virus reconstitué. Comme si le ribosome obéissait aux « ordres viraux ». La structure complète de l’ARN viral livre quelques enseignements sur des séquences pouvant être la cible des mécanismes d’épissage, ainsi que d’autres renseignements comme la présence de régions hypervariables alors que d’autres sont bien conservées. Rien de bien étonnant si on applique le schéma darwinien aux virus.
Néanmoins, cette découverte ouvre une porte vers d’autres aspects concernant non seulement les virus mais carrément le fonctionnement des mécanismes moléculaires du vivant et la gestion de l’information génique partagée entre l’ARN et l’ADN. Les ARN messagers, que l’on croyait être de simples textes à traduire, pourraient contenir dans leur structure secondaire un second type d’information qui ne se décrypte qu’une fois l’ARN placé dans la machine ribosomale. Cela étant valable pour les ARN viraux mais aussi pour les ARN messagers de n’importe quelle cellule. Autant dire que la vie moléculaire n’a pas fini de nous surprendre. Dans un précédent billet, j’avais évoqué la décennie de la grippe. Cette découverte entre dans un nouveau round de la biologie moléculaire, un round dont les virus seront les partenaires permettant de livrer des questions et former des spéculations théoriques qu’on n’imaginait pas il y a vingt ans.
www.agoravox.fr
Publié le 08/08/2009 à 22:41 par prevsida
Des centaines de Mozambicains ont manifesté lundi à Maputo contre la politique gouvernementale qui menace, selon eux, les soins prodigués aux malades du sida dans le pays, l'un des plus touchés au monde.
Les manifestants se sont rendus jusqu'au ministère de la Santé où ils ont remis une lettre au ministre Ivo Garrido pour réclamer un meilleur traitement et davantage de confidentialité pour ces malades qui représentent 16% des adultes.
Les autorités ont annoncé en février la fermeture des centres spécialisés dans le sida, pour les inclure dans le système de santé général, affirmant que ces cliniques renforçaient le sentiment de honte autour de la maladie.
Les défenseurs des centres soulignent que ces fermetures ont provoqué une baisse dramatique du nombre de malades en demande de traitement.
Les malades du sida ont des cartes d'assurance maladie spéciales, de couleur verte, qui révèlent immédiatement leur état aux autres patients dans les cliniques, soulignent-ils.
"A cause de la décision de fermer les hôpitaux de jour, il y a de plus en plus de personnes qui abandonnent leur traitement, le nombre de décès augmente, l'adaptation au traitement baisse, la discrimination à l'encontre des personnes affectées par le sida augmente de manière dramatique", selon un communiqué des manifestants.
Selon un anthropologue spécialisé dans la question au Mozambique, Christian Reed, le nombre de malades en demande de traitement à Pemba (nord du pays) est passé d'environ 50 à 3 ou 4 par jour, après la fermeture de l'hôpital de jour.
"Ceux qui ne veulent pas que leur famille soit au courant (de leur maladie) ne viennent pas" et "l'accès aux services de soins est plus difficile à présent", ajoute ce chercheur. "On avait un hôpital avec des spécialistes du sida, à présent tout le monde est mélangé", dit-il.
Les ONG soulignent que cette politique vise également à parvenir au ratio d'un médecin pour 23.000 Mozambicains.
www.romandie.com
Publié le 18/07/2009 à 23:39 par prevsida
Quel rôle peut jouer le traitement antirétroviral (TARV) dans la prévention de l’infection à VIH ? C’est la question reposée aujourd’hui par l’OMS qui rappelle que de récentes études ont conclu à l’intérêt d’un traitement antirétroviral précoce. L’OMS s’engage donc à une révision des données de traitement dès 2009 et à l’organisation d’une consultation sur les préoccupations éthiques liées au respect des droits de l’homme soulevées par la recherche sur l’utilisation du traitement antirétroviral dans la prévention de l’infection à VIH.
Depuis que le VIH/sida a été décrit pour la première fois en 1981, on estime à 60 millions le nombre de personnes qui ont été infectées par le VIH, dont 20 millions sont décédées. L'ONUSIDA indique que moins d'une personne sur cinq exposée au risque d'infection par le virus a accès à des services de prévention de base. Par ailleurs, seules 24% des personnes ayant besoin d'un traitement contre le VIH y avaient accès au milieu de 2006. À la fin 2007, près de 3 millions de personnes avaient accès au TARV dans les régions disposant de peu de ressources mais au même moment ce sont 33 de personnes qui vivent avec le VIH dont 67% des d’infections recensées sont situées en Afrique subsaharienne.
En Afrique subsaharienne, le VIH touche la population générale, sa diffusion continue à progresser mais, ailleurs, il est largement concentré sur des groupes à risque précis. Huit pays d’Afrique australe montrent une prévalence du VIH d’au moins 15% chez l’adulte. L’objectif doit donc être de réduire rapidement et dans des proportions importantes la transmission du VIH. Il y a un risque considérablement accru de décès lorsque la durée de vie avec des numérations des CD4+ inférieures à 200/μl se prolonge et une incidence croissante de la tuberculose lorsque la durée de vie avec des numérations de CD4+ inférieures à 500/μl se prolonge.
La recherche récente conclut qu’un démarrage plus précoce du traitement pourrait être intéressant aussi bien sur le plan individuel que sur celui de la santé publique. Si pour les personnes VIH-négatives, il existe déjà des lignes directrices relatives à l’utilisation du traitement antirétroviral à titre prophylactique après exposition, c’est le traitement des personnes déjà infectées qui devrait avoir les effets les plus importants.
Ainsi, une étude de mi-avril, publiée dans The Lancet, réalisée sur 45 000 patients d'Europe et d'Amérique du Nord séropositifs, conclut qu’un traitement antirétroviral plus précoce offre un bénéfice supérieur en termes de prévention du sida avéré et de décès. En France, l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) finance deux études, ANRS 142 START et ANRS 12136 TEMPRANO afin de déterminer s’il faut commencer encore plus tôt le traitement et surtout à quel stade. Enfin, le Conseil national du sida a publié début mai des recommandations importantes sur l’intérêt du traitement comme outil de lutte contre l’épidémie d’infections à VIH.
Lignes directrices et réalité de l’infection au VIH : des pays industrialisés préconisent la plupart du temps de démarrer le TARV chez les sujets asymptomatiques lorsque la numération des CD4+ tombe au-dessous de 350/μl. L’OMS précise dans son communiqué que ses lignes directrices « sont assez libres à cet égard, mais sont souvent interprétées au pied de la lettre et comprises comme conseillant le début du traitement lorsque les numérations des CD4+ sont inférieures à 200/μl ». L’étude parue dans le Lancet montre que le fait d’initier un traitement suivant les recommandations actuelles (lorsque le taux de CD4 est inférieur ou égal à 350 / μL) augmente de 28 % le risque de SIDA et de décès par rapport à une instauration plus précoce, à un taux compris entre 351 à 450/μL. Les études en cours de l’ANRS étudient l’hypothèse de commencer le traitement au-delà de 500/ μL donc de manière encore plus précoce.
La difficulté posée par les recherches nécessaires : La faisabilité opérationnelle et financière reste un obstacle car les recherches impliquent à la fois de tester des traitements précoces avec la méconnaissance de leur acceptabilité et de leurs effets indésirables et, a contrario de différer le traitement sur d’autres patients avec le risque de lésions graves du système immunitaire.
L’OMS, reconnaît officiellement dans son communiqué que le TARV a des effets préventifs car l’abaissement de la charge virale réduit le facteur de risque le plus important pour tous les modes de transmission. « Insinuant » déjà que ses recommandations « sont souvent interprétées au pied de la lettre » confirme qu’elle révisera ces données dans le courant de l’année et fournira de nouvelles recommandations sur l’utilisation du traitement antirétroviral. L’OMS prévoit donc d’organiser une consultation fin 2009 afin d’examiner les priorités en matière de recherche et les préoccupations éthiques et liées au respect des droits de l’homme soulevées par l’utilisation du traitement antirétroviral dans la prévention de l’infection à VIH.
www.santelog.com
Publié le 18/07/2009 à 23:27 par prevsida
Neuf animateurs de formation pluridisciplinaire en assurent le déroulement avec l’ambition de toucher, en fin de campagne, quelque 50.000 personnes.
Une campagne de sensibilisation contre les IST/VIH (infections sexuellement transmissibles-Sida) a été lancée mercredi à Béjaïa avec comme mots d’ordre la prévention et le dépistage. Organisée par l’association pour l’information contre les drogues et sida (Aids) avec l’appui de ONU-sida et en partenariat avec la Commission européenne, engagée dans le financement du projet, cette campagne vise essentiellement les jeunes et les groupes en situation de vulnérabilité, selon son directeur, M.Moncef Faoussi, qui motive le choix de Béjaïa par «l’importance des flux de touristes qui y arrivent particulièrement en cette période propice aux rencontres et aux relâchements de toutes sortes».
Bien que l’épidémie reste peu active (prévalence estimée à 0,1%), selon le classement de l’ONU-sida, l’Algérie n’en est pas pour autant épargnée. «C’est erroné que de croire que la pandémie ne sévit et ne peut provenir que de l’étranger. C’est une idée préconçue à laquelle il faut impérativement tordre le cou», s’insurge M.Faoussi, pour qui «la vigilance doit être de mise», d’autant que les données épidémiologiques tendent à démontrer ces dernières années une concentration au sein de groupes exposés. 897 cas de sujets atteints et 3495 séropositifs ont été répertoriés et confirmés par le Laboratoire national de référence (LNR) au 31 décembre 2008, a-t-il noté.
Aussi, cette campagne, prévue jusqu’au 16 juillet, entend mettre le paquet sur l’information afin que les personnes approchées puissent développer les gestes de prévention requis, notamment le port du préservatif, et surtout inciter au dépistage volontaire, qui reste non seulement anonyme mais gratuit aussi. «La méthode d’approche consiste à informer, sensibiliser sur les modes de transmission, les moyens de prévention, de prise en charge et d’appui aux groupes cibles», a-t-il souligné. Entamée à hauteur de la plage de l’Hôtel des Hammadites, à Tichy, cette campagne, par-delà le contact direct avec les baigneurs, est soutenue par une série de supports d’information, tous dédiés à la même cause. Mise en place d’un stand sur la plage, déploiement d’affiches sur panneaux visibles, distribution de dépliants et brochures sont autant d’actions entreprises dans ce cadre.
Neuf animateurs de formation pluridisciplinaire en assurent le déroulement avec l’ambition de toucher, en fin de campagne, quelque 50.000 personnes. La direction de la Protection civile, associée à cette sortie, prévoit d’en faire l’extension au chef-lieu de wilaya afin de lui assurer un plus grand impact, selon un de ses médecins.
www.lexpressiondz.com
Publié le 18/07/2009 à 23:14 par prevsida
Les membres de la Commission Mixte de Défense et Sécurité Angola/Namíbie, réunis à Luanda, du 7 au 10 juillet, ont constaté que le VIH/Sida continue d'être une menace au développement socio-économique de la région australe d'Afrique.
Les participants à cette rencontre ont, dans un communiqué rendu public vendredi dernier au terme de la réunion, félicité les gouvernements de la région pour leurs mesures effectives arrêtées dans la lutte contre ce fléau.
Ils ont, dans ce contexte, appelé la communauté internationale de poursuivre l'appui aux gouvernements du continent africain, en particulier les pays membres de la SADC, dans la lutte contre cette pandémie.
La commission s'est également dite préoccupée de la menace de la grippe A, causée par le virus H1N1, exhortant les deux gouvernements (angolais et namibien) à arrêter des mesures adéqutes afin de prévenir l'expansion de la maladie en Angola et en
Namíbie.
La 16ème session de la Commission Mixte de Défense et Sécurité Angola/Namíbiae, a été tenue dans un climat cordial et fraternel, réfletant les liens traditionnels d'amitié et solidarité existant entre les deux pays.
La délégation angolaise a accepté l'invitation pour participer à la 17ème réunion de la Commission Mixte de Défense et Sécurité Namíbie/Angola, qui aura lieu dans ce pays, en 2010, à une date et lieu à déterminer.
Ont participé à cette assise, pour la partie angolaise, les vice-ministres de la Défense, Gaspar Santos Rufino (chef de la délégation), de l' Intérieur, Eduardo Ferreira Martins, en représentation du titulaire du portefeuille, le commandant général de la Police
Nationale, le commissaire général Ambrósio de Lemos, ainsi que des officiers des organes de défense et sécurité de l'Angola.
La délégation namibienne a été conduite par le ministre de la défense, Charles Namoloh et intégrait également la ministre de l'Intérieur, Rosália Nghidinwa, le ministre de la sécurité, Nicky Iyambo, le chef des Forces de Défense, le général Martin Shalli.
La sécurité étatique et pablique sur les crimes transfrontaliers, notamment le trafic de marchandises, le vol des voitures et des bovins ont été au centre des débats.
La falsification des documents, ainsi que des questions relatives aux mouvements de personnes et biens le long de la frontière, figuraient aussi à l'ordre du jour des travaux .
Publié le 18/07/2009 à 23:05 par prevsida
L’association Dima-Maroc vient d’organiser la 2ème édition de Maroc hit parade. Événement musical mis sous le signe de la lutte contre le SIDA.
Saisissant l’occasion de la fête de la musique qui ouvre la saison estivale, l’ONG Dima-Maroc vient d’organiser « Maroc hit parade » à l’Espace Bouregreg. Durant deux jours, 12 groupes musicaux parmi les meilleurs de la scène marocaine et 3 grands Djs ont régalé plus de 90.000 spectateurs (selon les organisateurs). Il s’agissait, selon les coordinateurs de cet événement, Adil Chaoui et Houcine Nourani, de faire la promotion de jeunes artistes et inciter d’autres à l’excellence dans un méga-concert de 12h de musique non-stop qui a marqué une avancée inédite dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles.
Genèse de l’idée
« Maroc hit Parade est une idée qui a été développée avec mon associé Houssaine Nourani, un matin au bureau, en parlant de la Fête de la musique qui est célébrée partout dans le monde et des possibilités de faire la promotion de nouveaux artistes sur la scène marocaine. C’est là que nous avons pensé à organiser nous aussi un grand événement original pour le public marocain, qui a aussi droit à cette Journée mondiale de la musique », précise A. Chaoui. Et d’ajouter : « l’idée de réserver cet événement aux talents marocains a ainsi émergé pour marquer du sceau de l’originalité ce rendez-vous musical annuel ». « Au début, nous avons pensé à faire monter sur la même scène et en une seule journée 24 jeunes groupes de la nouvelle scène, mais pour une première, nous avons opté pour 12 et ce, de midi à minuit », poursuit-il en renvoyant à la célébration des 12 siècles de l’histoire de Royaume. Evénement qui avait aussi tiré profit de cette mise à contribution musicale de la nouvelle génération.
L’idée originale était : 12 siècles, 12 groupes en 12 heures. C’est ainsi qu’est née Hit Parade Maroc. Une idée qui célèbre la marocanité dans la joie, à l’occasion de la plus belle fête internationale de l’année qui coïncide avec le début de la saison estivale : la fête de la musique.
12 groupes en une journée
Tous les nouveaux concepts dans tout domaine ont cette originalité. Seuls leurs initiateurs y croyaient. « Présenter 12 groupes en une journée, c’est pratiquement impossible. C’est un défi difficile à relever et sur le plan organisationnel et sur le plan logistique… C’est tout simplement ingérable, nous rétorquaient des managers de groupes qui connaissent mieux que quiconque toutes les mille et une difficultés de l’organisation des concerts musicaux », nous confie H. Nourani. En fait, l’organisation de ces 12 heures de musique non-stop a été l’affaire des équipes professionnelles et de la logistique du Groupe TLS qui dispose de 23 grands techniciens et de GBE (conseil en communication et événementiel), organisatrice principale de Maroc Hit Parade pour Dima-Maroc.
« La logistique, c’est plus de 50% du budget »
« La logistique coûte trop cher. Elle absorbe la moitié du budget. Notre chance c’est que nous sommes notre propre fournisseur de matériel pour ce genre de spectacles et qui est énormément coûteux. Ce qui fait que non seulement nous disposons comme nous voulons du matériel le plus sophistiqué qu’il soit mais aussi, et c’est le plus important, nous n’avons pas à nous soumettre aux exigences financières qui parfois, sont ruineuses, des fournisseurs », indiquent les promoteurs de Maroc Hit Parade.
« Nous avons aussi un directeur artistique qui est un professionnel dans le domaine. Il s’agit de Nabil Jay dont le rôle consiste à faire le suivi des groupes qui cartonnent le plus sur scène et dans des chaînes comme Hit Radio qui est notre partenaire officiel », précise H. Nourani.
« En fait, notre événement est 100% marocain même sur le plan technique puisque le staff technique chargé de l’organisation, de la logistique, de la sonorisation n’était composé que de Marocains.
Méga concert
La direction artistique de Maroc Hit Parade a suivi durant toute l’année des groupes diffusés sur les chaînes des radios. Et c’est en prenant en considération les passages sur antennes et les préférences des auditeurs que les 12 groupes ont été sélectionnés. D’où le nom de Maroc Hit parade. C’est le « top ten » des meilleurs groupes de l’année avec en plus deux groupes choisis parmi ceux qui ont une récente distinction notamment dans le cadre des grands festivals durant lesquels des concours sont organisés comme c’est le cas dans le cadre de Mawazine, L’boulvard ou autres.
Nouveautés
« Le nouveau dans notre concept est que le concert commence à midi. Or le public marocain n’a pas l’habitude d’assister à des concerts à cette heure-ci. Mais, à l’instar de ce qui se passe sous d’autres cieux où la célébration de la fête de la musique est ancrée dans les habitudes, cet événement annuel s’étale sur toute la journée et même au-delà », indique A. Chaoui. « Nous nous réjouissons énormément du soutien que nous avons eu de la part des autorités de Rabat et de tous ceux qui nous ont accompagnés », tient-il à souligner.
Dima-Maroc voit grand
« Dima-Maroc est une association qui s’occupe des événements culturels, artistiques et sportifs. Son rôle est d’offrir au public marocain le maximum de manifestations gratuites et aussi de contribuer à faire de la ville de Rabat une cité rayonnante, moderne et dynamique », indiquent les fondateurs de l’ONG. Et d’ajouter : « l’originalité de l’association c’est qu’elle est née au sein de l’idée de l’événement Maroc Hit Parade même. C’est qu’en pensant au développement de ce nouveau concept artistique et de sa portée patriotique, nous nous sommes demandés pourquoi ne pas créer une association qui porte l’esprit de cet événement musical et œuvrer pour le développer et le faire rayonner par delà le champ musical pour qu’il fasse des émules dans d’autres domaines comme la culture, le sport, etc. ».
Dans cette perspective, les promoteurs de Maroc Hit parade nous annoncent à moyen terme un autre grand événement, sportif celui-là. « Ce sera aussi un événement dans l’esprit de Dima-Maroc, c'est-à-dire jeunesse 100% marocain », nous confie-t-on, ajoutant qu’il sera de portée nationale.
Nadia Bezad, Présidente de l’OPALS :
« Pour une stratégie de lutte contre le SIDA 100% marocaine »
La grande originalité de Hit parade Maroc réside dans la collaboration menée avec OPALS (Organisation panafricaine de la lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles). Une collaboration qui a permis de mettre à profit ce grand rendez- vous musical pour sensibiliser les jeunes contre le SIDA. « Un chapiteau a été dressé, en partenariat avec Meditel à cet effet et juste à côté de la scène. L’objectif était de pouvoir joindre l’utile à l’agréable pour faire passer des messages à la jeunesse marocaine sur les dangers des rapports sexuels non protégés », indiquent les organisateurs. Les militants et militantes de l’OPALS ont également procédé au cours de l’événement à des dépistages gratuits sur place. « Vu le nombre élevés des jeunes qui ont pu ainsi vaincre leur réticences et ont accepté de faire le test, plus de quatre cent dépistages ont été ainsi effectués. Le nombre des dépistages accomplis au cours de toute l’année a été atteint en une journée à tel point que le staff de l’OPALS chargé des dépistages a été extenué bien avant la clôture du concert », précise A.chaoui. « C’est formidable ! Non ? », se demande-t-il, avant d’ajouter : « nous avons pu ainsi démontrer que la lutte contre le SIDA auprès des jeunes gagnera énormément en recourant à des actions de proximité et à des campagnes de sensibilisation plus dynamiques et plus imaginatives ».
« Il faut aller là où les jeunes sont plus réceptifs », note Nadia Bezad. « C'est-à-dire des actions qui permettent d’aller là où les jeunes sont dans un état émotif positif et donc plus réceptifs aux messages qui comporte un certain degré de gravité », explique-t-elle. « Quand le jeune parle avec le jeune, le message passe cinq sur cinq », se réjouit la présidente de l’OPALS. « Nous avons relevé, à notre grand bonheur, que des jeunes parviennent à convaincre leurs copains et copines de faire le dépistage. Des maris qui viennent en compagnie de leurs épouses… Nous avons besoin de cela pour vaincre le monstre », insiste-t-elle toute enthousiaste pour des démarches encore plus dynamiques pour pallier les lacunes des « stratégies communicationnelles figées et statiques et qui n’ont pas donné de résultats tangibles ».
Des filles qui craignent la grossesse plus que le SIDA
Dans le milieu scolaire, le constat est on ne peut plus alarmant. « Les jeunes filles qui ont des rapports sexuels se soucient plus des risques de grossesse que des risques d’attraper des maladies sexuellement transmissibles. C’est ahurissant ! », constate avec stupeur Lamiae Bensouda. Cette formatrice en paramédical sait de quoi elle parle parce qu’elle est, de par son métier, en rapport direct et à longueur de journée avec les jeunes de toutes catégories socioculturelles. Elle mesure l’importance pour les jeunes d’être informés et « matraqués » par des informations justes et pertinentes sur le danger qui les guettent lors d’un petit moment de liberté relationnelle qui serait imprudente…
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